Des petites aux grandes villes, nous avons tous besoin de nature: Toronto

20 aout 2020

Park People

Cette réflexion écrite par Carolyn Scotchmer fait partie de notre série en ligne ‘Un jour au parc’, qui explore comment les parcs nous façonnent. N’hésitez pas à découvrir tous les épisodes de notre série estivale


Voilà maintenant 20 ans que j’habite à Toronto, et j’ai vu l’effet transformateur que les parcs et les espaces verts peuvent avoir sur une ville et ses habitants. Avec le rythme effréné auquel nous vivons, il peut arriver que nous oublions à quel point nous apprécions ces endroits et que, de manière volontaire ou involontaire, nous ne prenions pas le temps dans notre vie quotidienne de nous y rendre. Que ce soit une allée d’arbres sur le chemin de la maison, un square dans son quartier qui nous permet de prendre un instant pour nous reconnecter à la nature, ou un jardin communautaire qui rassemble les gens, tous ces espaces recèlent quelque chose de bénéfique pour chacun d’entre nous et illustrent la manière dont ils peuvent complètement transformer une ville.

 

La route de la Vallée Rosedale. 

 

J’ai grandi dans une petite ville, et à l’époque, je ne ressentais pas le même besoin de me rendre régulièrement dans des parcs, tout simplement parce que nous avions suffisamment d’espace autour de nous. Dans les villes de plus petite taille et à la campagne, les possibilités de se connecter à la nature ne manquent généralement pas. Quand j’étais enfant, je passais des heures à observer les arbres, les plantes et les insectes qui se trouvaient dans notre jardin et dans ceux de nos voisins. Mais lorsque l’on est en ville, ces possibilités se font plus rares, et la nature ne fait pas autant partie de notre vie. Lorsque je me suis installée à Toronto, j’ai eu du mal à gérer cet aspect. Je me sentais déconnectée du monde de la nature et j’avais l’impression, à tort, que je devais quitter la ville pour être à nouveau en contact avec celui-ci. Le jour où j’ai trouvé un emploi me permettant de passer du temps dans les espaces naturels de la ville, j’ai réalisé que je pourrais peut-être finalement m’habituer à cette ville. Hormis, les parcs les plus célèbres de la ville, comme High Park et les îles de Toronto, la ville compte de nombreux autres espaces naturels moins connus. La prochaine fois que vous vous promènerez en ville, prenez le temps de remarquer les espaces verts autour de vous auxquels vous n’aviez peut-être pas fait attention jusque-là, quelle que soit leur taille. Qu’il s’agisse des ravins ou des jardins privés, nombreux sont les espaces en ville auxquels on ne pense pas nécessairement mais qui offrent des possibilités de se sentir plus proche de la nature.

 

Le parc Grange.

Pour ceux qui habitent dans les zones urbaines du Canada, avoir accès à des espaces dans lesquels renouer avec la nature et avec les autres permet de se ressourcer d’une vie souvent stressante. Alors que ces jours-ci, les possibilités de se regrouper à l’intérieur sont grandement limitées, la situation actuelle nous rappelle d’autant plus la nécessité de préserver, réhabiliter et défendre les espaces verts à Toronto. Le manque d’espaces naturels n’est pas seulement un problème affectant les écosystèmes locaux et l’urbanisme, il touche aussi les citoyens. Nous avons besoin d’espaces dans lesquels recharger nos batteries. Et pour ceux qui ne peuvent pas se rendre dans des endroits moins fréquentés ou des espaces à ciel ouvert plus larges, il est essentiel que nous ayons accès à des espaces sécuritaires à proximité. Pour garantir cela, nous devons veiller à ce que les municipalités intègrent des espaces verts dans leurs plans d’urbanisme et améliorent les endroits existants.

 

Le jardin Greenest Citys Hope du parc Masaryk en 2011.

Les parcs et jardins contribuent à rendre des villes comme Toronto plus durables et inclusives. Ces espaces agissent aussi sur le bien-être individuel et collectif des gens. La prochaine fois que vous passerez du temps dans la nature, pensez aux effets qu’elle vous procure à vous et à votre communauté. Les parcs font toute la différence dans les villes et permettent à leurs habitants de s’épanouir.

 

 

À propos de Carolyn Scotchmer

Carolyn Scotchmer est la directrice exécutive de la Fondation TD des amis de l’environnement  (TD FEF), où elle gére les opérations de la Fondation et manége une équipe de responsables régionaux en chage d’aider des initiatives locales à travers le Canada. Elle est aussi responsable du portefeuille canadien de dons en faveur de la protection de l’environnement du groupe bancaire TD dans le cadre de La promesse TD Prêts à agir, la plateforme d’entreprise citoyenne de la Banque.

Carolyn a rejoint TD en 2012 pour gérer la Fondation en Ontario et dans les provinces atlantiques et pour aider à mieux faire connaître les programmes en faveur de l’environnement du groupe bancaire TD. Avant cela, elle a passé plus de 10 ans dans le secteur charitatif à Toronto et à Calgary, développant et gérant des programmes se concentrant sur le développement communautaire à travers l’urbanisme vert et les jardins communautaires.

 


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Cette réflexion écrite par Carolyn Scotchmer fait partie de notre série en ligne ‘Un jour au parc’, qui explore comment les parcs nous façonnent. N’hésitez pas à découvrir tous les épisodes de notre série estivale. 

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