Il faut tout un parc: Parcs Sainte Marie et Amberlea, Toronto

28 aout 2020

Park People

Cette réflexion écrite par Janelle Richards fait partie de notre série en ligne ‘Un jour au parc’, qui explore comment les parcs nous façonnent. N’hésitez pas à découvrir tous les épisodes de notre série estivale


On dit qu’il faut tout un village pour élever un enfant, et que l’apprentissage et l’amour qu’un enfant reçoit de son entourage sont formateurs. Mais ce qu’on entend rarement dire, c’est que pour élever un enfant, les parcs sont aussi importants pour les nouveaux parents. Respirer l’air frais nous apaise, entendre le vent dans les feuilles procure un sentiment de calme, tandis que le soleil apporte bonne humeur au bébé et aux parents et invite à la découverte. C’est ce que j’ai moi-même découvert depuis quelques mois.

Lorsque je suis devenue maman à l’automne dernier, cela n’a pas été une mince affaire pour moi. Pendant l’hiver, saison où les gens restent généralement plus chez eux, j’ai eu du mal à me faire à mon nouveau rôle de mère, à rencontrer de nouveaux parents et à me déplacer aussi facilement que j’en avais l’habitude auparavant. Si l’on ajoute à cela une pandémie, les choses ne se sont pas passées comme elles le devaient. Je n’avais pas de village sur lequel compter et j’en ressentais grandement les effets. Puis, je me suis rendue compte que les seuls moments où je pouvais reprendre mon souffle était lorsque je passais du temps dehors et c’était aussi le seul moment où mon bébé dormait paisiblement! J’ai donc pris l’habitude d’aller marcher.

La poussette creusait des sillons dans les sentiers enneigés, faisant rebondir mon bébé emmitouflé pendant qu’elle s’endormait. Puis, j’ai appris à la mettre dans un porte-bébé ce qui m’a permis d’aller marcher dans le corridor hydroélectrique et de suivre les traces des chevreuils en testant mes connaissances de pisteuse d’animaux. Au printemps, nous sommes allées au parc St Mary sur le terrain de sport inutilisé où ma fille et moi marchions à quatre pattes dans l’herbe fraîche à la recherche de pissenlits pour en faire de la gelée. Ou bien, à mesure que la glace fondait, nous observions l’étang près de la forêt d’Altona se transformer et se remplir de têtards. Les terrains de jeu et les bancs étant fermés au public, nous étendions une couverture dans le parc Amberlea et regardions les gens passer. Cela lui avait beaucoup manqué de voir des gens. Lorsque nous avons enfin pu revoir notre entourage, c’est dans les parcs que nous nous sommes retrouvés en toute sécurité avec les bébés de mes amies!

La période qui suit l’accouchement est le moment le plus difficile et le plus exigeant dans la vie d’une nouvelle maman. Pour beaucoup, les mesures de distanciation physique liées à la COVID-19 ont encore plus compliqué les choses. Malgré les moments magiques que j’ai passés avec ma fille, j’étais aussi consciente de la chance que j’avais. J’avais la chance d’avoir trouvé une manière de profiter du plein air avec mon bébé et de surmonter les obstacles physiques en travers de mon chemin. J’avais la chance d’avoir accès à des espaces verts près de chez moi où je pouvais me rendre seule en toute sécurité. J’avais la chance de connaître les propriétés salutaires des parcs et me suis efforcée d’en tirer profit. Sans les parcs pour m’aider à prendre soin de ma fille, je sais que cette période de ma vie aurait été bien différente pour moi. Je suis convaincue que le fait d’avoir accès à des espaces à l’air libre et sûrs contribue au bien-être des parents et des enfants et leur permet d’être en pleine santé.

 

 

Bien que ma première année en tant que parent ait été très différente de ce à quoi je m’attendais, les parcs m’ont apporté bien plus que ce que j’imaginais : un lieu de rencontre, de réconfort et de développement pour moi et mon bébé pendant cette période sans précédent.

 

 

À propos de Janelle Richards

Janelle est éducatrice environnementale et maman à Pickering, en Ontario. Sa passion : créer des liens entre les gens et la nature. Son expérience professionnelle comprend : conscientiser des groupes scolaires et des groupes communautaires, et plaider en faveur des enjeux environnementaux. Formée grâce à des études sur la faune sauvage, elle adore les insectes et fait part de son intérêt pour les pollinisateurs et les espèces végétales à tous ceux qui veulent bien l’écouter. De plus, elle s’intéresse désormais à la manière dont nos chers bambins interagissent avec la nature et en tirent des leçons.

 


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Cette réflexion écrite par Janelle Richards fait partie de notre série en ligne ‘Un jour au parc’, qui explore comment les parcs nous façonnent. N’hésitez pas à découvrir tous les épisodes de notre série estivale. 

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