C’est en mars 2017, à Calgary, en plein hiver, que j’ai découvert le travail et le réseau de Park People. Ça a été pour moi comme si je rencontrais mes cousins éloignés, ma famille lointaine canadienne. Ce genre de coup de foudre professionnel qu’on ne vit pas souvent et qui arrive au bon moment dans une vie.

Je participais au premier congrès national de l’organisme, qui était aussi d’ailleurs mon premier congrès canadien. J’avais participé à plusieurs congrès locaux, provinciaux et internationaux, mais jamais je n’avais encore rencontré mes voisins fédéraux. Il faut dire qu’au Québec le contact avec le reste du Canada n’est pas nécessairement naturel, et pourtant !

Je me souviens, vers la fin de 2016, avoir rempli en ligne une candidature inspirante en me disant que jamais je ne serais retenue, car ce qu’ils offraient me semblait beaucoup trop « cool » !  En effet, on offrait aux candidats sélectionnés, qui devaient faire partie d’un organisme à but non lucratif comme c’était mon cas avec Les Amis du Champ des Possibles, de pouvoir présenter leur travail au réseau des parcs canadiens, rien de moins, et de payer le déplacement et l’hébergement pour l’ensemble du séjour. Quelle belle chance ! Une tribune très alléchante et inespérée pour une petite architecte paysagiste communautaire…

À ma grande et joyeuse surprise j’ai été sélectionnée. J’ai adoré tous les aspects de cet événement. Je m’y suis sentie à ma place. J’y ai fait des rencontres à la fois rassurantes et stimulantes qui m’ont confirmé que j’étais à la bonne place et que j’avais encore beaucoup à faire.

L’année suivante, Park People m’invitait à nouveau, mais cette fois pour le congrès local à Toronto. C’est lors de cet événement que j’ai su et sentis qu’il y avait un intérêt de développer les services de l’organisme dans certaines autres grandes villes canadiennes. J’ai spontanément été prise d’une envie d’offrir mon aide pour tout ce qui pourrait concerner le déploiement de la mission de Park People à Montréal. Deux semaines plus tard, on m’offrait de me joindre à l’équipe en tant qu’agente de développement pour Montréal. Une opportunité que j’ai acceptée avec profonde conviction.

Depuis mai dernier, je fais donc partie officiellement de l’équipe de Park People. Basée à Montréal, mon rôle est de dresser un portrait de la dynamique des parcs et des organismes montréalais qui s’y intéressent afin d’identifier comment les ressources et la mission de Park People peuvent servir le contexte montréalais et inversement. Ce n’est pas une simple tâche, mais notre philosophie est de prendre le temps de bien faire les choses, ne pas s’imposer et surtout surtout écouter.

Native et passionnée de Montréal, je suis convaincue que notre ville a encore beaucoup à faire pour ses parcs et ses espaces publics. Elle en fait d’ailleurs déjà beaucoup et mon travail est aussi de bien comprendre ses acquis afin de mieux cibler ses opportunités d’amélioration. Le dernier schéma d’aménagement de la ville de Montréal est un bon point de départ pour comprendre les intentions de la ville.

À travers ce nouveau mandat, j’espère influencer l’importance politique accordée à l’égard de la préservation et la valorisation de la richesse de nos parcs urbains, leur connectivité et leur appropriation citoyenne, mais aussi afin de favoriser l’augmentation considérable de l’accès à des espaces verts dynamiques, inclusifs et de proximité sur l’ensemble du territoire de l’ile.

Pour m’aider dans cette complexe intention, j’ai commencé à cerner quelques enjeux et initiatives existantes significatives associées à explorer qui sont propres à Montréal. Les lectures suivantes peuvent aider à stimuler cette réflexion:

L’acquisition de terrain et la création de nouveaux espaces verts novateurs :

La gouvernance des espaces publics :

 

Les impacts de l’émergence de l’urbanisme tactique :

À suivre…

Caroline Magar

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