D’une voie ferrée à une voie verte : Vancouver transforme un chemin de fer en un parc prisé

Cette contribution de Jillian Glover s’inscrit dans le cadre du projet « 10 ans ensemble dans les parcs urbains ». Ne manquez pas de suivre toutes les contributions publiées tout au long de l’année.

 

 


 

Quand j’étais enfant, j’ai grandi dans l’ouest de Vancouver, et la voie ferrée de l’Arbutus Corridor passait derrière les hautes haies de notre jardin. Ma sœur et moi jouions au bord des voies ferrées avec les enfants du quartier, laissant souvent sur les rails des pièces de monnaie que nous retrouvions, le lendemain, aplaties par les trains qui passaient.

 

 

Les enfants ont la faculté de transformer n’importe quel espace, même une voie ferrée, en un espace de rencontre et de jeu. Près de 40 ans plus tard, de nombreuses villes dans le monde adoptent des idées originales pour convertir des terrains industriels sous-exploités en espaces publics. À cet égard, le chemin ferroviaire de l’Arbutus Corridor, que la ville de Vancouver a acheté en 2016, illustre bien l’approche innovante adoptée actuellement pour la conception des parcs. En effet, la municipalité s’efforce de transformer cette voie ferrée, qu’elle rebaptisera « Arbutus Greenway », en un réseau de sentiers et de parcs traversant l’ouest de Vancouver.

 

« L’Arbutus Corridor a une longue histoire derrière lui et traverse des zones de la ville qui, dans l’esprit de la population, sont déjà aménagées », explique Antonio Gómez-Palacio, associé chez DIALOG, le cabinet d’urbanisme dirigeant les phases de conception et de mobilisation citoyenne du projet. « Le convertir en voie verte a été un acte de ténacité et de créativité. Nous avons dû collaborer avec les résidents pour changer leur perception, et imaginer un parc qui n’attendait que d’être révélé. »

 

L’histoire de la voie verte remonte à plus de 100 ans : depuis ses débuts en tant que chemin de fer pour les voyageurs et l’industrie locale, jusqu’aux négociations litigieuses entre la Ville de Vancouver et le Chemin de fer Canadien Pacifique (CFCP) pour son acquisition. Aujourd’hui, il est devenu une voie de transport actif qui s’étend de la destination touristique de Granville Island jusqu’à la limite sud de Vancouver, surplombant le fleuve Fraser. À l’avenir, elle deviendra un chemin multimodal reliant une série de parcs et d’espaces publics. En attendant, les résidents ont trouvé des manières innovantes de rassembler les gens sur son parcours.

 

D’une voie ferrée à une voie verte

 

 

L’Arbutus Corridor, auparavant appelé le « Vancouver & Lulu Island Railway », a été construit en 1902 par le CFCP afin de relier Vancouver au village de Steveston à Richmond, réputé pour son industrie de la pêche et de la conserverie.

En 1905, la société BC Electric a signé un bail auprès du CFCP, a électrifié la voie ferrée et a commencé à fournir un service ferroviaire pour voyageurs appelé « Interurban ». Le train partait de l’extrémité nord du pont Granville, traversait les quartiers ouest de Vancouver et terminait son parcours à Richmond. Les trains interurbains ont cessé de circuler en 1952, mais les trains de marchandises courts ont continué à emprunter l’Arbutus Corridor jusqu’en 2001 (l’un de ses derniers clients était la brasserie Molson). Après cela, les voies sont restées à l’abandon pendant 15 ans.

 

 

Pendant tout ce temps, la municipalité a toujours eu le souhait de transformer la voie ferrée en une voie verte. En 2000, le Conseil a adopté un plan de développement officiel pour l’Arbutus Corridor, en proposant d’en faire une voie verte de transport à usage multiple. En 2014, la Ville de Vancouver a finalement entamé des négociations avec CFCP pour acheter le terrain qui traverse certaines propriétés comptant parmi les plus prisées d’Amérique du Nord. Toutefois, ils ne sont pas parvenus à s’entendre sur le prix. En conséquence, CFCP a menacé de faire circuler des trains sur la ligne et, pour préparer le terrain, la société a commencé à détruire les jardins communautaires installés le long des voies.

Ces mesures ont accéléré les négociations et un accord a été trouvé en mars 2016, concluant la vente de l’Arbutus Corridor pour 55 millions de dollars. Le maire de l’époque, Gregor Robertson, avait déclaré que les quelque 17 hectares seraient utilisés comme voie verte, avec la possibilité d’ajouter ultérieurement un système léger sur rail pour voyageurs.

Embarquement immédiat

 

 

La Ville n’a pas attendu que le projet soit finalisé pour rendre la voie verte accessible au public. En l’espace d’un an, Vancouver a construit une piste asphaltée temporaire de 9,5 km le long de la voie ferrée, reliant six quartiers dans l’ouest de la ville. 

 La voie verte dans sa version provisoire est en place depuis plus de quatre ans et a été largement plébiscitée par les résidents qui l’empruntent régulièrement. Chaque jour, elle attire des milliers de personnes qui peuvent la parcourir en marchant, ou en faisant du vélo ou du patin entre False Creek et le fleuve Fraser. Selon une étude sur la santé menée par INTERACT entre 2016 et 2019 sur la voie verte, sa fréquentation augmente de façon exponentielle chaque année. À cet égard, les résidents la considèrent comme une oasis de verdure au cœur de la ville, où ils peuvent se promener d’un bout à l’autre en toute sécurité et en toute tranquillité et créer des liens sociaux.

 

« Cela a pavé la voie pour faire de nouvelles rencontres et faire connaissance avec ses voisins », déclare un participant à l’étude dans le quartier de Marpole.

 

« On a une impression d’espace et d’ouverture. J’ai l’impression d’être soudain en pleine nature au beau milieu d’une ville très animée, et tout est tellement paisible », dit un autre participant à l’étude, originaire de Kerrisdale.

 

En 2018, le conseil municipal de Vancouver a approuvé un projet d’amélioration du sentier afin que les résidents puissent bénéficier de plus d’endroits où se rassembler, se reposer et profiter du paysage environnant. C’est cette décision qui a donné le coup d’envoi pour amorcer la planification de l’Arbutus Greenway. Même si les plans ambitieux pour cette voie verte ne devraient pas se concrétiser avant 2034, de nombreuses organisations locales s’efforcent d’exploiter l’espace existant à travers divers projets pour révéler tout son potentiel.

 

 

L’Arbutus Greenway Neighbour Hub, surnommé la « bibliothèque d’objets » (“lending library of things”) a été créé par Neighbour Lab, une coopérative spécialisée dans la conception et l’urbanisme, en collaboration avec Thingery. Un coin salon et un tableau d’affichage ont été mis à la disposition des visiteurs pour diffuser des informations. L’installation phare était une manivelle que les passants pouvaient activer pour produire de l’énergie cinétique afin de recharger leur téléphone cellulaire.

 

« Nous avons lancé le Neighbour Hub afin de créer un centre communautaire et un lieu de rassemblement près de l’Arbutus Greenway », explique Stephanie Koenig, développeuse de contenu pour Neighbour Lab. « Nous avons conçu et mis en œuvre le projet en collaboration avec une équipe d’intendance du quartier. Un jour, un voisin qui passait par là pendant l’installation nous a même proposés de construire gratuitement une bibliothèque sur le côté! »

 

Trouver des espaces publics dans une ville densément peuplée

La prochaine étape dans l’évolution de la voie verte consistera à la transformer de manière permanente, afin qu’il ne s’agisse pas seulement d’un sentier, mais aussi d’une destination multifonctions, tant pour les nombreux quartiers situés à ses abords, mais aussi pour tous les résidents de Vancouver.

 

Selon la municipalité, « l’Arbutus Greenway fait désormais partie intégrante du paysage de la ville de Vancouver. La municipalité prévoit d’en faire une destination axée sur la nature et sur l’histoire des lieux qu’elle relie entre eux. »

 

Les voies vertes sont en général des parcs linéaires destinés aux piétons et aux cyclistes et relient des réserves naturelles, des lieux culturels, des sites historiques, des quartiers et des zones commerciales. Les voies vertes les plus populaires de Vancouver ont généralement été construites à cet effet et au bord de la mer, comme les digues de Stanley Park et de False Creek. L’Arbutus Greenway est la première voie verte reliant le nord et le sud de Vancouver qui traverse une zone déjà bâtie, en utilisant des terrains industriels réaffectés.

Le projet de conversion de l’Arbutus Corridor s’inscrit dans une tendance croissante en matière d’urbanisme visant à transformer des infrastructures obsolètes en espace public. L’un des exemples les plus célèbres est la High Line de New York, un parc linéaire surélevé de 2,33 km de long créé sur un ancien embranchement du New York Central Railroad. Depuis son ouverture en juin 2009, la High Line est devenue une attraction touristique. En 2019, on a estimé qu’elle accueillait huit millions de visiteurs par an.

Des projets tels que la High Line et l’Arbutus Greenway de Vancouver montrent qu’il est possible de créer de nouveaux espaces verts dans une ville densément peuplée. Lorsque les municipalités ne sont pas en mesure de convertir des stationnements en parcs, elles doivent alors faire preuve de créativité pour trouver d’autres parcelles de terrain sous-exploitées. Au Canada, le projet Meadoway à Scarborough, près de Toronto, entend transformer un corridor hydroélectrique en un sentier de 16 kilomètres composé d’espaces verts urbains et de prairies. La Ville de Toronto a également lancé le projet Bentway afin de transformer en parc linéaire un espace inutilisé sous l’autoroute Gardiner, près du lac Ontario.

En 2020, la nécessité d’accroître le nombre de parcs dans les villes a atteint un point culminant. En raison de la pandémie de COVID-19 et des mesures de confinement qui ont forcé les résidents à rester chez eux, les villes ont dû répondre à une demande accrue en matière d’accès à la nature. Ceci a démontré clairement que les parcs ne sont pas seulement « souhaitables », mais qu’ils sont essentiels pour notre bien-être.

 

Dans une enquête de juin 2020 menée par les Amis des parcs au Canada, 80 % des citoyens ont déclaré que les parcs étaient devenus plus importants pour leur santé mentale pendant la pandémie. Comme l’a écrit un participant :
« Comme je vis seul, mes promenades et mes sorties à l’extérieur ont été les seuls moments où j’ai pu avoir un contact social pendant quatre mois. Sans accès aux parcs, aux ravins, aux sentiers et au bord de l’eau, j’aurais bien moins vécu les choses. »

 

Un chemin et une destination

 

 

La voie verte d’Arbutus sera un chemin, mais aussi une destination. Ville de Vancouver

 

En 2017, la ville de Vancouver a collaboré avec DIALOG, un cabinet d’urbanisme et de conception canadien, afin de lancer une vaste campagne de mobilisation citoyenne pour la future transformation de l’Arbutus Greenway

Avant que la ville ne lance le processus officiel de mobilisation citoyenne, les résidents étaient déjà emballés et enthousiastes à propos de cette idée. Le personnel municipal a commencé par placer des panneaux le long de l’Arbutus Corridor pour encourager les résidents à participer à sa transformation, des résidents qui y ont répondu en grand nombre.

Cette consultation a montré un désir fort de voir cette voie verte devenir une voie de transport sûre et accessible, permettant de créer des liens et d’être en contact avec la nature :

« Ce sentier devrait interdire la circulation aux voitures, permettre aux gens de le parcourir à leur rythme, de s’arrêter pour profiter de la nature et de faire une pause dans un des restaurants à proximité. Des parcs et des espaces ouverts pour se détendre. »

 

« J’aimerais que l’on réintroduise la faune locale avec, si possible, plus d’oiseaux, plus de pollinisateurs. Je veux avoir l’impression d’être dans la nature tout en étant au beau milieu de la ville. »

 

« C’est pourquoi nous avons décidé de faire de la voie verte un lieu de vie et non un simple chemin multimodal », explique Antonio Gómez-Palacio. « Les résidents étaient déjà tellement investis dans le projet. Nous avons donc décidé de garder l’idée d’un parc et de lieux historiques durant la phase de conception. »

 

Pendant la phase de planification et de conception, l’équipe du projet Arbutus Greenway a eu 7 000 interactions avec le public lors de plus de 50 événements, dont un atelier de conception sur plusieurs jours, de nombreux ateliers avec les parties prenantes, des journées portes ouvertes et des sondages en ligne.

Des organisations locales telles que le Vancouver Public Space Network ont aussi participé au processus de mobilisation citoyenne dès le début, afin de veiller à ce que la voie verte offre des espaces publics dynamiques et réponde aux besoins des piétons et des cyclistes.

 

 

« Nous avons défendu l’idée que le sentier soit d’abord destiné aux piétons, qu’il offre des pistes cyclables séparées pour tous les âges et tous les niveaux, qu’il établisse un tracé clair pour le futur tramway et, bien sûr, qu’il offre beaucoup de verdure », explique Naomi Wittes Reichstein, responsable du projet Arbutus Greenway pour le Vancouver Public Space Network.

 

Le tramway auquel Naomi Wittes Reichstein fait référence représente un élément important dans la conception de l’Arbutus Greenway : la future construction d’un Système léger sur rail (SLR). Bien que cela fasse toujours partie des plans généraux pour la voie verte, l’humain continuera de rester au cœur de ce projet.

 

« Nous avons participé à de nombreux projets de ce type et c’est toujours le véhicule le plus gros qui gagne. Pour le projet de l’Arbutus Greenway, la logique a été inversée en créant un lieu de vie pour les résidents, et non un espace pour le tramway. Je n’ai jamais vu ça, ni avant ni depuis », déclare Antonio Gómez-Palacio. « Nous avons fait en sorte qu’aucun programme communautaire ne disparaisse lorsque le tramway sera construit. » 

 

Voici le résumé de la Ville de Vancouver sur le processus de consultation :

 

« Le projet de l’Arbutus Greenway est né d’une mobilisation citoyenne importante. Il repose sur les aspirations des résidents pour la voie verte et sur le genre d’utilisations, d’activités et d’expériences qu’ils apprécient. De même, le processus de planification a fait émerger un certain nombre de thèmes prépondérants. Les participants ont notamment exprimé le souhait que cet espace soit un lieu sûr, agréable et accessible, qu’il soit propice aux interactions sociales, au jeu et à la détente, et qu’il offre des possibilités en matière d’écologie et d’agriculture urbaines. »

L’idée

 

L’Arbutus Greenway relie plusieurs quartiers de Vancouver, dont Kitsilano, Arbutus Ridge, Shaughnessy, Kerrisdale et Marpole. Afin de refléter cette diversité, l’idée à long terme est que la voie verte soit divisée en huit zones avec des caractéristiques distinctes pour favoriser la détente et illustrer l’aspect et l’ambiance des quartiers environnants. Elle proposera des espaces revitalisés favorisant le mouvement et la détente.

 

Par exemple, une zone dans le secteur commercial du quartier Arbutus Ridge deviendra une « allée électrisée », en référence à la présence de poteaux électriques et à sa proximité avec Broadway, une avenue commerciale et voie de circulation très fréquentée. Cette zone offrira un panorama urbain avec deux esplanades reliées à l’extension souterraine du SkyTrain sur Broadway, ainsi que de grandes structures suspendues pour accrocher des installations artistiques publiques, des lumières et protéger contre les intempéries.

 

« Nous voulions nous appuyer sur le caractère existant de ces quartiers », explique Lindsey Fryett-Jerke, urbaniste chez DIALOG. « Dans la future « allée électrisée », nous avons remarqué que des enfants y vendaient de la limonade et que des gens y vendaient des vêtements. Nous nous sommes donc inspirés du thème du commerce informel qui est ressorti de nos observations et avons conçu des bancs longs et larges où les gens pourront exposer des objets. »

 

« Dans la partie la plus au sud de la voie verte, les gens aiment regarder les avions atterrir à l’aéroport. C’est pourquoi, nous avons créé une tour d’observation », explique Lindsey Fryett-Jerke. Cette zone, baptisée “The Lookout », sera dotée d’une plateforme panoramique à plusieurs étages offrant une vue sur le delta du fleuve Fraser, l’aéroport international de Vancouver et les îles San Juan.

 

 

Les six autres zones comprendront des espaces de rencontre et pour profiter de la nature. La zone “Harvest Table, dont le thème est la gastronomie, comprendra des aménagements paysagers comestibles, de longues tables communales pour manger en plein air avec les voisins, ainsi qu’un espace dédié aux activités éphémères. Les zones “The Ridge” et “Woodland Bend” constitueront des sanctuaires naturels, tandis que le “Garden Path” constituera une zone humide, avec une passerelle en bois et un kiosque public. Des lieux de rencontre et d’activités seront créés sur de grandes places au “Kerrydale Pass”, le plus grand pôle d’activités commerciales et civiques de la voie verte, et au “Marpole Meander”. Un grand jardin communautaire, des tables de ping-pong et de jeux de société, un échiquier géant, des hamacs, une piste pour apprendre à faire du vélo, un cabanon communautaire partagé et des structures suspendues pour accrocher des installations artistiques publiques et des lumières font aussi partie des plans.

L’aménagement de la voie verte sera réparti selon quatre plans d’investissement successifs (avec la création de deux zones caractéristiques pour chaque plan).

 

« L’Arbutus Corridor a toujours été perçu comme l’arrière-cour des quartiers qu’il traversait », explique Antonio Gómez-Palacio. « Grâce à ce nouveau projet, il en sera désormais la devanture, et cette conversion à 180 degrés en fera un espace sûr, accueillant et ouvert à tous. »

 

Plus de trente ans après, le terrain de jeu secret de mon enfance va devenir une destination traversant toute la ville et dont pourront profiter des personnes de tous âges et de toutes capacités.

 

À propos de Jillian Glover

Jillian est une professionnelle accréditée des communications spécialisée dans les enjeux de transports publics et d’urbanisme. Anciennement commissaire pour les aménagements urbains de la ville de Vancouver, elle détient une maitrise d’études urbaines de l’Université Simon Fraser. Originaire de Vancouver, elle écrite sur les enjeux urbains pour The City Life, reconnu comme l’un des meilleurs blogues urbains par The Guardian.

 


 

Cette contribution de Jillian Glover s’inscrit dans le cadre du projet « 10 ans ensemble dans les parcs urbains ». Ne manquez pas de suivre toutes les contributions publiées tout au long de l’année.

Des boîtes pour curieux : un projet financé par une Bourse TD Amis des parcs

Bien que la pandémie ait mis à rude épreuve nos communautés, elle nous a aussi poussés à être inventifs et créatifs au moment où nous en avons le plus besoin. Pendant l’été, la Vancouver Learnary Society a créé des boîtes appelées Boxes of Curious Noticing [boîtes pour les curieux], rassemblant une collection choisie de jeux, de livres, de questions et d’aventures. Surya Govender, co-responsable de la Learnary, nous explique que ces boîtes ont été conçues pour « éveiller la curiosité des gens d’une manière innovante tout en créant des liens sociaux en toute sécurité. » Ces boîtes ont été financées grâce au programme de Bourses TD Amis des parcs.

L’objectif est de permettre aux gens d’en savoir plus sur le monde qui les entoure de manière innovante. En 2019, grâce au programme de Bourses TD Amis des parcs, cette organisation sociale créative a organisé des événements artistiques, comme Fixery en collaboration avec Frameworq, Singalong Sunday et Makedo in the park, dans le parc Clinton à Vancouver. Cette année, avec les règles de distanciation physique liées à la pandémie, Surya s’est demandée comment éveiller la curiosité des gens lorsqu’ils sont chez eux, lorsqu’ils sont dehors et lorsqu’ils interagissent les uns avec les autres, tout en respectant les règles sanitaires et les distances de sécurité. En déambulant dans la boutique de l’organisation, Surya a soudain trouvé de nombreuses sources d’inspiration et a eu du mal à s’arrêter devant ce déluge d’idées!

La première boîte qu’elle a conçue était sur le thème des animaux. À partir de là, d’autres boîtes à thème ont vu le jour, comme les boîtes sur la Terre et le sol, le Ciel et l’Océan. Chaque boîte contient une foule d’activités intéressantes et ludiques pour tous les âges, que ce soit la réalisation d’un avion en origami ou des livres captivants. Chaque boîte permet aussi de se faire de nouveaux amis : il suffit d’écrire un message sur la carte vierge incluse à l’intérieur et de la laisser dans la boîte lorsqu’on la retourne. La prochaine personne qui la trouvera dans sa boîte aura ainsi la possibilité de vous répondre. Dans la boîte, on peut aussi trouver une autre carte postale timbrée et libellée à l’adresse d’un nouvel ami à qui l’on peut envoyer un message. Cette idée innovante et sécuritaire est une excellente manière de nouer des liens avec des gens de votre voisinage.

En outre, ces boîtes démontrent également toute la force du partenariat. Alors qu’elle cherchait des boîtes en bois pour son programme, Surya a eu de la difficulté à en trouver qui étaient fabriquées localement. Elle a donc décidé de faire appel à son réseau sur Facebook en demandant si quelqu’un pouvait réaliser des boîtes sur mesure. Le jour même, Mariska McLean a répondu à l’appel. En tant qu’apprentie-menuisière, Mariska a réalisé chaque boîte sur mesure, mettant ainsi la touche finale au projet.

Ces boîtes ont reçu un accueil très positif de la part des résidents. Des gens de tous âges, que ce soient des jeunes enfants ou des personnes âgées, ont apprécié la multitude d’activités proposées ainsi que la possibilité de se reconnecter à la nature ainsi qu’avec les autres.

 

Favoriser les liens sociaux et la mobilisation n’a jamais été plus essentiel qu’à l’heure actuelle. Comme le dit Surya : « Ces liens sont l’essence même de la vie et nous permettent de rester vivants. » Pour elle, mobiliser les gens en cette période difficile représente un véritable remède à la solitude, une solitude qui peut avoir des conséquences néfastes sur notre bien-être. Son but est de créer des liens entre les gens et de leur rappeler que nous sommes tous interconnectés. « C’est ma petite contribution au monde, et chaque contribution compte », dit-elle.

 

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Le Jardin d’Eden prend de nombreuses formes dans nos esprits et dans nos cœurs: Parc Assiniboine, Winnipeg

Cette réflexion écrite par Mary Wiens fait partie de notre série en ligne ‘Un jour au parc’, qui explore comment les parcs nous façonnent. N’hésitez pas à découvrir tous les épisodes de notre série estivale.


Pour moi, le parc Assiniboine à Winnipeg représente l’un de ces jardins éternels. Ayant grandi dans une ferme au Manitoba, voir des espaces à perte de vue était tout aussi naturel pour moi que de respirer. Toutefois, ces paysages façonnés par la main de l’homme et constitués de champs labourés et cultivés s’apparentaient au monde du travail. Mais, à une heure de route en voiture de chez nous, le parc Assiniboine à Winnipeg, appartenait à un autre monde.

Avec ses vastes étendues de gazon bien tondu traversées par des sentiers légèrement sinueux, il s’apparentait davantage aux loisirs. Les sorties en famille dans le parc avec mon grand-père et une flopée de cousins, d’oncles et de tantes prenaient des airs de dignité et d’élégance. Mes tantes apportaient des couvertures et des paniers à pique-nique remplis de sandwiches garnis de salade aux œufs, ainsi que de carrés à la rhubarbe, de thermos de café et de limonade dans des pots Mason enroulés dans des chiffons pour les garder au frais. À une heure de route de chez nous, nos mères respectives devaient avoir planifié soigneusement cette sortie en ville après la messe du dimanche.

La mère de Mary Wiens dans le parc Assiniboine de Winnipeg

Mais je ne me souviens pas de ces préparatifs. Ce dont je me souviens, c’est la grande pelouse bien tondue qui s’étendait devant nous lorsque nous arrivions au parc et la vue sur le Pavillon au loin.Le Pavillon. Même ce mot était magique pour moi. Tous les autres pavillons n’étaient que de pâles copies du pavillon grandiose que j’admirais au parc Assiniboine.

Construit en 1930, le Pavillon sera le dernier édifice public de ce genre, la Grande Dépression mettant un terme à ce mouvement de générosité. Entre cottage de style Tudor et pavillon, cette demeure caractérisée par son toit à pignon fortement incliné, ses colombages et ses pergolas illustre le summum du raffinement du parc Assiniboine.

Le zoo situé dans le parc n’est pas non plus dépourvu d’attraits. Construit en 1904, il avait pour vocation de montrer certaines espèces animales endémiques. Au fil des années, il a bénéficié de plusieurs extensions. L’ayant visité enfant dans les années 1960, il comptait désormais un abri pour les singes, une maison tropicale et des dizaines d’enclos répartis sur plus de 32 hectares. Cependant les animaux qu’ils renfermaient, comme les canards, les porcs-épics, les gazelles, les buffles et les singes, ne constituaient que la première partie du spectacle qui nous attendait et mettait en vedette les véritables stars du parc : les ours polaires.L’enclos des ours polaires, endroit le plus prisé du parc, a été érigé en 1967.

Wyman Laliberte, Parc Assiniboine (1967)

Dévoilé à l’occasion du Centenaire du Canada, cet espace exhibait d’énormes ours polaires s’ébattant et plongeant dans des piscines stylées peintes d’un blanc immaculé. Mon imagination aurait-elle ajouté des nuances imaginaires de turquoise à ce tableau? Le pelage mouillé des ours scintillant sous le ciel bleu des prairies ainsi que les piscines turquoises nous donnaient l’impression que ces animaux, tout comme nous, arrivaient de contrées lointaines pour passer des vacances en banlieue. S’intégrant parfaitement dans le style Mid-century modern de leur environnement, le corps épuré de ces animaux se prolongeait subtilement par une petite tête et un museau effilé.

Pendant ces dimanches d’été ensoleillés, nous terminions la journée en nous rassemblant une dernière fois autour des paniers à pique-nique – les glaçons des pots Mason ayant fondu depuis longtemps – avant de nous regrouper dans les voitures de nos pères respectifs. Pour les fermiers que nous étions, la traite des vaches et les tâches agricoles nous obligeaient à nous lever à 6 h du matin. Nous reprenions donc la route en fin d’après-midi, le regard transperçant le pare-brise arrière de la voiture, en laissant s’éloigner le parc resplendissant encore sous les rayons du soleil.

À 17 ans, j’ai quitté la ferme pour commencer mon premier emploi à Winnipeg. J’ai vécu à Wolseley, un quartier où l’on pouvait trouver des appartements bon marché à louer au deuxième étage de petits immeubles à la peinture extérieure défraîchie. Après avoir passé les demeures imposantes et les arbres majestueux de Wellington Crescent, il ne me fallait que 20 minutes en vélo pour rejoindre le parc Assiniboine.

À Winnipeg, où rien n’est jamais trop beau ou trop ostentatoire, j’ai commencé à m’éveiller à la culture. Un soir d’été, je me souviens d’avoir assisté à mon premier ballet dans le parc Assiniboine. Le Pavillon servait de toile de fond aux spectacles donnés gratuitement par la compagnie de ballet de Winnipeg et auxquels assistaient des milliers de personnes chaque année.

Quarante ans plus tard, je continue d’aller voir le spectacle de ballet appelé Rodéo : une œuvre contemporaine et légère, créée par la chorégraphe Agnès de Mille, orchestrée par Aaron Copeland et avec des danseurs portant des bottes de cowboy et des vestes à franges. Dans le cadre d’une rétrospective célébrant la 80ème saison de la compagnie, Rodéo devait faire partie des spectacles programmés pour la saison 2020, mais il a malheureusement dû être annulé à cause de la pandémie.

Aujourd’hui, je vis à Toronto, à seulement quelques minutes à pied de High Park, dans l’ouest de la ville. Nous devons ce parc à John Howard, un architecte philanthrope de Toronto, qui en a fait jadis cadeau à la ville. Pendant ma vie, j’ai eu la chance de profiter de la verdure non pas d’un, mais de deux grands parcs. Toutefois, c’est le parc Assiniboine à Winnipeg qui m’a appris en premier – à moi et à bien d’autres générations d’enfants – à apprécier la magnificence, la générosité et la dignité qu’offrent les espaces publics financés par les municipalités, et à voir les pavillons d’été comme des miracles d’architecture.

 

À propos de Mary Wiens 

Mary Wiens est journaliste et productrice récompensée qui peut être écoutée tous les matins dans la matinale la plus écoutée de CBC Radio, Métro Morning, sur 99.1 FM à Toronto. 

Les travaux journalistiques de Mary vont d’une série avant-gardiste sur les transports comme ‘Joyless Commute’ (La Navette Joyeuse) sur la fatigue émotionnelle de la navette quotidienne, vers une une série explorant l’absence des pères intitulée “Fathering Change: Strengthening the role of Black fathers” (La paternité changeante: le renforcement du rôle des pères Noirs). 

Ses articles ont reçu de nombreuses récompenses régionales et nationales de la RTDNA Canada, l’Association des Journalistes Numériques, ou la récompense internationale Gabriel pour sa série de Métro Morning, “Stolen Children” (Les enfants volés), sur l’infâmes système des pensionnats. 

L’affection profonde que Mary porte à Toronto s’exprime dans son travail de volontaire communautaire. En tant que membre fondateur de Roncesvalles Renewed et RoncyWorks, elle a reçu la médaille Queen’s Diamond Jubilee qui récompense les projets locaux qui aident à construire le sens et l’engagement citoyen. 


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Cette réflexion écrite par Mary Wiens fait partie de notre série en ligne ‘Un jour au parc’, qui explore comment les parcs nous façonnent. N’hésitez pas à découvrir tous les épisodes de notre série estivale.

Les parcs peuvent l’être à nouveau: Parc Old Orchard, Vancouver

Cette réflexion écrite par Adrian Crook fait partie de notre série en ligne ‘Un jour au parc’, qui explore comment les parcs nous façonnent. N’hésitez pas à découvrir tous les épisodes de notre série estivale


En 1980, mes parents nous ont déménagé ma soeur et moi d’Est Vancouver au Port Moody, une des ‘trois villes’ du Grand Vancouver (avec Coquitlam et Port Coquitlam), une banlieue de 15 000 habitants à l’époque. J’avais 5 ans et j’allais passer une vingtaine d’années à grandir dans une maison surplombant le parc Old Orchard et l’océan, séparé par la ligne de chemin de fer.

Le parc Old Orchard est situé à 2.5 km de l’estran du port Moody. Traçant un chemin depuis les quais le long des rives Burrard Inlet, le chemin était mon autoroute quand j’étais jeune, là où je pouvais marcher, ou faire du vélo seul en partant du parc Old Orchard vers toutes les autres destinations un enfant pourrait vouloir se rendre: la piscine de Rocky Point, le centre de loisirs ou la patinoire.

Mais le parc Old Orchard m’a offert presque tout ce dont j’ai jamais eu besoin. 

 

 

Le parc Old Orchard m’a appris à prendre des risques, avec son terrain de jeu fait de cordes, de béton et de bois, amusant tout en étant impitoyable, avec un sol dur pour unique revêtement. Si j’ai jamais été supervisé, c’était bien avant que je sois suffisamment âgé pour m’en souvenir. Autant que je puisse aimer ce parc, mes parents l’aimaient encore plus, pour la simple et bonne raison qu’il me gardait occupé en dehors de la maison toute la journée.

La plage du parc m’a fournie un point de départ pour mes trecks mal avisés à travers des chemins boueux issus de la marée. À la fin de l’été, mes pieds étaient transformés en zones hachurées de cicatrices reçues à chaque fois que je m’enfonçais dans des tas boueux jusqu’à m’entailler sur la roche.

Adolescent de 13 ou 14 ans, je trainais un kayak ou un bateau à moteur en aluminium vers cette même plage, explorant aussi loin que Deep Cove avec personne d’autre que mon ami Daniel. Ses parents étaient les gardiens du parc Old Orchard, et vivaient dans une petite maison des années 50 au milieu du parc.

Je ne me souviens pas avoir jamais fait ce que la plupart des gens font sur une plage: rester allongé à prendre le soleil. À la place, je pêchais de petits poissons et des craves que je pouvais attraper à la main, les pêchant avec l’eau arrivant à ma taille, les cherchant à travers l’éblouissante surface de l’eau.

Aujourd’hui le parc a été amélioré. Il y a un chemin dédié pour les vélos et les poussettes autour de la jetée, et les portions du chemin le long de l’estran qui n’étaient que de la boue ont maintenant une passerelle. Les anciennes structures de jeu ont été détruites il y a bien longtemps, et ont été remplacées par des équipements qui ont très clairement reçu l’aval de tous les niveaux de gouvernement avant leurs installations.
Mais le parc Old Orchard reste le même. La petite “île” juste à côté de la place vers où je pataugeais si souvent. La zone couverte pour les barbecues où je jouais au football avec mon ami Grant de l’époque du lycée quand il pleuvait. Les tables de pique-nique, surfaces idéales où écrire ou sauter.

Aujourd’hui, je vis avec mes 5 enfants dans un appartement du centre ville de Vancouver. Les parcs du quartier sont essentiels dans la vie de ma famille.

Mais, alors que les parcs n’ont jamais été aussi géniaux, le monde change autour d’eux. Aujourd’hui, nous ne faisons plus assez confiance aux enfants pour les laisser jouer seuls dans les parcs, et c’est une perte incroyable pour les enfants comme pour les parents. Pour moi, et pour beaucoup d’autres adultes de ma génération et des générations précédentes, les parcs sont les lieux où nous développions notre indépendance. Il devrait y avoir un parc Old Orchard pour tous les enfants. Les parcs peuvent redevenir ces lieux, à nouveau.

 

 

About Adrian Cook – Fondateur de 5kids1condo 

Adrian Crook est le père de 5 enfants avec qui il vit dans le magnifique centre-ville de Vancouver en Columbie Britannique.

Il a commencé 5Kids1Condo pour partager avec ses lecteurs les uniques bienfaits liés à l’éducation de ces enfants dans un environnement urbain. Passionné à l’idée de créer des liens familiaux forts, il tient à avoir une hygiène de vie durable tout en maintenant un équilibre sain entre vie professionnelle et privée. Avec ses 5 enfants, il vit dans un appartement de 90 m2 dans le quartier de Yaletown à Vancouver. Chaque jour, il prend des décisions comncrétes pour s’assurer que s’il vit en grand, son empreinte carbone reste réduite. Il est un ardent défenseur des politiques  locatives et des transports en commun. 

 


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Cette réflexion écrite par Adrian Crook fait partie de notre série en ligne ‘Un jour au parc’, qui explore comment les parcs nous façonnent. N’hésitez pas à découvrir tous les épisodes de notre série estivale. 

Les barres noires: Dartmouth

Cette réflexion écrite par Lezlie Lowe fait partie de notre série en ligne ‘Un jour au parc’, qui explore comment les parcs nous façonnent. N’hésitez pas à découvrir tous les épisodes de notre série estivale


C’était notre seconde maison, des tubes métalliques morcelés à la peinture écaillée marquants la fin de l’asphalte craquelée du parking à côté de l’immeuble. Ces barres noires n’auraient pas pu empêcher une voiture de rouler le long de cette petite colline pleine de poussières, de mauvaises herbes et de mégots de cigarettes.

 

Et elles ne nous ont jamais arrêtés non plus.

Nous, les enfants du quartier, pouvions faire peser tout notre poids sur ces barres, et nous balancer la tête la première pour en faire complètement le tour et atterrir directement sur nos pieds.

Avec nos dents du bonheur, bourrés de Freezies. Mais à nos yeux, nous étions la grâce incarnée sur ces barres. Et dans cette urbanité parfois misérable du nord de Dartmouth en Nouvelle-Écosse, c’était là que nous choisissions de faire du sport et de nous dépenser. C’était notre parc élu.

Bien sur, il y avait bien des lieux pouvant faire office de parcs: un terrain à côté de la barre d’immeuble, ou bout de gazon devenu sauvage par manque d’entretien entre l’école et la patinoire où nous recherchions de vieux numéros de Playboy abandonnés. Il y avait un terrain de jeu, aussi, aux balançoires toujours cassées, un terrain de tennis, et une structure en forme de chenille au sourire peint que nous pouvions escalader.

La chenille était terrifiante, trop grande, trop rouillée. Les terrains de tennis? Dans un quartier défavorisé de la Nouvelle Écosse des années 80. La seule utilité pour un terrain de tennis était d’offrir un lieu aux plus jeunes pour maîtriser la transition entre les tricycles et le vélo.

Alors que les barres noires?

Nous nous y balancions. Nous y naviguions. Nous étions Katarina Witt, sans patins à glaces. Nous étions Mary Lou Retton fat rolls escaping our terry cloth tube tops.

Pas de parc. Pas de problème. Nécessité fait loi.

Récemment, au plus haut de la pandémie de COVID-19, je me suis rappelée ce mantra alors tous les parcs municipaux et provinciaux étaient hors d’accès pour encourager la distanciation sociale.

Mon escapade matinale quotidienne à travers le parc haligonien en face de ma maison étant impossible, je marchais à travers les immeubles, de trop nombreux immeubles, avec mon chien.

Il n’y avait plus de parcs à chiens, plus de courses, plus de poursuites. Plus d’inspection de la cime des arbres pour voir si la famille de cardinaux était revenue. Plus de traverser des chemins de randonnées dans le parc marchant ensemble en silence sur un tapis sinueux d’épines, reniflant tous les deux.

À la place, pendant la pandémie de COVID-19, nous parcourions les trottoirs.

Nécessité fait loi.

 

 

About Lezlie Lowe – Journaliste et écrivaine basée à Halifax, Nouvelle-Écosse

Lezlie Lowe est une journaliste indépendante et professeure de journalisme basée à Halifax en Nouvelle-Écosse. Elle a reçu plusieurs récompenses pour son travail de journaliste de la part de l’Association Canadienne des Journalistes et a notamment reçu l’Atlantic Journalism Awards. Elle dispose d’un MFA en Creative Nonfiction de l’Université King’s College, où elle enseigne dans le Département de Journalisme.

No Place To Go: How Public Toilets Fail our Private Needs est son premier essai. 

 


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Transformer les routes en rues piétonnes pour donner de l’espace et faciliter la distanciation sociale: un regard sur ce qui se passe au Canada et ailleurs

Même pendant les mesures de distances sociales, les experts sanitaires recommandent aux gens de sortir faire de l’exercice. Mais sortir pour marcher, courir ou faire du vélo tout en respectant les mesures de distances sociales peut représenter un défi monumental dans les villes à haute densité urbaine.

C’est pourquoi un mouvement est né pour désigner certaines rues comme piétonnes dans plusieurs quartiers à haute densité urbaine du globe.

Des programmes promouvant des zones sans-voiture ne sont bien entendu pas une nouveauté. À Toronto, par exemple, le marché de Kensington est sans-voiture tous les dimanches depuis 16 and (lien en anglais). L’été dernier, Montréal a ouvert 4 nouvelles rues piétonnes (lien en anglais). 

Bogota est la première ville du monde à avoir agi après l’arrivée sur son territoire de la COVID-19 en désignant plusieurs rues comme piétonnes permettant à ses habitants de sortir dehors en respectant les mesures de distance sociale. Cela n’est pas une surprise puisque Bogota est une ville pionnière pour la piétonnisation de ses rues. La ville a un programme de dimanche sans-voiture appelé Ciclovia (Voie Vélo) depuis 1974 qui ouvre 70 miles de rues aux piétons et aux vélos. À ce jour, ce programme fonctionne sans discontinuer tous les jours de la semaine.

 

Photograph by Juan Cristobal Cobo, National Geographic

Plusieurs villes américains ont suivi l’exemple de Bogota. Dans le District de Washington, des groupes d’opinion appellent à la piétonisation de certaines rues proches des pistes qui existent déjà pour avoir un réseau de transport actif cohérent. La ville de New York a désigné des rues piétonnes dans plusieurs de ces arrondissements, mais peu de temps après le programme a été abandonné.

Un porte-parole pour les services municipaux (lien en anglais) a indiqué qu’il n’y a pas eu “ suffisamment de new yorkais profitant de ce programme pour pouvoir justifier sa prolongation en ce moment”.

Une autre explication possible réside dans le fait que de trop nombreux membres des forces de l’ordre sont tombés malades pour pouvoir assurer un respect efficace des mesures de distance sociale dans la ville.

Au Canada, Calgary a ouvert la voie en lançant un projet pilote pour désigner des rues comme piétonnes et ouvertes aux cyclistes (lien en anglais) pour promouvoir les règles de distance sociale. Le département de la voirie de Calgary, en coordination avec l’Agence en charge de la gestion des services d’urgence, a identifié des routes dont les voies peuvent être réduites et ouvertes aux piétons et aux cyclistes pour leur donner plus d’espace.

La semaine dernière, la ville de Winnipeg a annoncé sa décision d’ouvrir 4 routes aux piétons et aux cyclistes jusqu’au 3 mai. Selon Jason Shaw, en charge du centre des opération d’urgence de la ville, “Winnipeg essaie de trouver l’équilibre entre laisser les gens sortir pendant l’épidémie et s’assurer que les gens respectent les deux mètres de distance avec autrui.”

Le Bureau des parcs de Vancouver a annoncé que les routes du parc Stanley seront désormais interdites aux voitures à partir du 8 avril pour permettre aux piétons de marcher sur les routes du parc.

“Nous faisons cela pour réduire la masse de personnes dans le parc, et offrir de l’espace sur les routes du parc et réduire le trafic sur les digues adjacentes au parc au profit des cyclistes et des piétons” a expliqué le Directeur Général du Bureau des parcs de Vancouver, Malcolm Bromley (lien en anglais).  

London a fermé le pont Blackfriars aux voitures (lien en anglais).Le plus vieux pont de la ville, un monument historique, est désormais uniquement accessible à pied ou à vélo. La ville a aussi organisé un sens de circulation pour ses trottoirs, ponts et tunnels.

Conseillers municipaux et groupes d’opinion à Toronto et à Vancouver demandent désormais à ce que des routes soient assignés aux piétons (lien en anglais) dans les quartiers à haute-densité urbaine.

Kristyn Wong-Tam, conseillère municipale à Toronto, qui a été décisive dans la piétonisation de l’axe Bloor/Yonge l’été dernier, explique (lien en anglais) “les milliers de résidents qui vivent autour et dans la rue Yonge ont besoin de pouvoir sortir, faire des courses essentiels et de prendre soin de leur santé physique et mentale sans être les uns sur les autres sur des trottoirs étroits”.

À Montréal, huit arrondissements ont ouvert des corridors sanitaires devant les commerces. La ville a décidé de créer des dizaines d’espaces piétonniers, répartis dans neuf arrondissements, pour faciliter l’accès aux commerces et aux services créant des corridors de 4,5 mètres de large.

Cette nouvelle demande pour des rues piétonnes, au Canada et tout autour de la planète, nous montre encore une fois, que maintenant plus que jamais, nous comprenons le besoin crucial pour des espaces ouverts et publics et le rôle que ces espaces jouent pour la qualité de vie dans nos villes.

Les gens cherchent de la place pour bouger, et nos rues peuvent ouvrir la voie en offrant de nouvelles avenues dédiés aux piétons et aux cyclistes.

 

Grâce au généreux soutien de: 

 

Nous y arriverons, ensemble

Tout d’abord, nous tenons à vous remercier pour tout ce que vous faites pour vous assurer que vous et votre communauté soyez en bonne santé et en sécurité.

Nous voulons vous informer des mesures que notre organisation, les Amis des parcs, a mis en place suite à la propagation du virus COVID-19:

Nous encourageons l’ensemble des groupes voués aux parcs à suivre les recommandations du Gouvernement du Canada concernant les mesures d’éloignement social pour protéger au mieux la santé de vos êtres chers et de vos communautés.

Soyez rassurés que nous contacterons aussi vite que possible tous les groupes et toutes les personnes impactés par ces mesures afin de discuter des impacts de la situation actuelle sur nos programmes, événements et sources de financement.

N’hésitez pas à nous contacter si vous avez des questions. Nous sommes là pour vous aider.

Merci pour le travail formidable que vous faites et pour votre soutien et votre patience dans ces temps difficiles.

C’est ensemble que nous y arriverons !

Dave Harvey et toute l’équipe des Amis des parcs

Les Bourses TD Amis des parcs transforment les parcs en des lieux exceptionnels pour tous

Les espaces verts que nous partageons ont le potentiel d’améliorer significativement la qualité de ville dans nos villes. Cependant, ce potentiel ne peut être activé que si ces espaces verts deviennent des lieux ouverts à tous.

Des recherches ont prouvé que chaque nouvelle activité organisée dans un parc augmente de 48% la fréquentation de celui-ci. Alors que les affres de la vie moderne nous poussent à rester cloitrer à l’intérieur avec des promesses de confort et de bien-être, les événements organisés dans les parcs nous pousse à sortir vers nos espaces verts, où nous pouvons bâtir des liens significatifs avec la nature et avec autrui.

Les bourses TD Amis des parcs, qui entament leur troisième année en 2020, ont aidé à apporter 663 événements à 61,398 personnes dans les parcs urbains d’un bout à l’autre du Canada. Cette année, les bourses TD Amis des parcs iront encore plus loin en fournissant un soutien essentiel à ces événements socio-culturels dans les parcs de la Grande Région de Vancouver, de Calgary, Edmonton, Winnipeg, de la Grande Région de Toronto, de la Région de la Capitale Nationale (Ottawa – Gatineau), Montréal, de la ville de Québec, et de la Région Municipale d’Halifax.

À partir d’aujourd’hui, les organisations et groupes communautaires admissibles sont encourager à déposer leur demande de financement pour recevoir une bourse de $2000 pour organiser trois événements dans leurs parcs ou espaces verts entre le 18 avril 2020 et le 31 décembre 2020 (inclus).

Ces bourses de $2000 donnent à de personnes plus de raisons de se rendre dans leurs parcs. Ces bourses sont financées via la plateforme citoyenne d’entreprise, la Promesse prêts à agir du groupe TD Banque, qui est conçue pour aider à ouvrer des portes vers un futur plus inclusif et durable.

« Plus de temps nous passons dans ces précieux espaces verts, le plus profondément nous sommes connectés à la nature et aux membres de nos communautés », rappelle Carolyn Scotchmer, directrice exécutive de la Fondation TD des amis de l’environnement.

Au cours de deux dernières années, les bourses TD Amis des parcs ont soutenu des événements tels qu’un barbecue de quartier à Vancouver où une centaine de personnes étaient réunies lors d’un repas gratuit dehors servi sur une table de 10 mètres de long, un pique-nique zéro déchet dans un parc de Toronto offrant de nouvelles façons aux participants de réduire leur empreinte carbone, ou des randonnées-nature explorant les paysages sauvages de Montréal cet automne.

Si vous êtes membre d’un groupe voué à un parc et que vous cherchez à organiser des événements ouverts à tous dans votre parcs pour tresser des liens entre les gens et les espaces verts, présentez votre demande de financement avant le 2 mars 2020 23h59 heure locale.

 

Nous sommes fiers aujourd’hui de lancer l’ouverture de cette session 2020 avec une série de vidéos présentants l’influence des événements financés par les bourses TD Amis des parcs dans les parcs urbains du Canada!

 

 

 

 

 

Ce qui a fait de 2019 une année remarquable pour les parcs

Nous sommes ébahis pour tout ce que nous avons pu accomplir tous ensemble en 2019. Que vous soyez membre d’un groupe communautaire voué à un parc, une organisation sans but lucratif, un professionnel dans le domaine des parcs urbains, un employé municipal ou l’un de nos commanditaires, vous nous avez accompagné dans cette merveilleuse année pour les parcs urbains, et nous vous en remercions.

En 2020, restez à l’affût des dernières nouvelles sur les fonds disponibles, les événements et nos ressources en ligne en vous inscrivant à l’infolettre des Amis des parcs. Vous ne voulez rien rater de ce que nous avons en réserve pour vous.

1. Réaliser ensemble le pouvoir des parcs lors de la Conférence nationale des Amis des parcs

 

 

De la réconciliation, en passant par le réchauffement climatique, à l’équité, les questions sociales et environnementales les plus pressantes et les plus urgentes qui touchent le Canada ont été abordées lors de la Conférence nationale au cœur de la ville des Amis des parcs à Montréal.

Au cœur des parcs les plus célèbres de Montréal, notre conférence nationale a réuni plus de 200 professionnels des parcs urbains et de responsables locaux, proposant plus de 20 ateliers et visites, et connectant des personnes venant de 34 villes différentes.

Parmi les moments forts, les discours de nos conférenciers d’honneur Rena Soutar, la première planificatrice pour la réconciliation au Bureau des parcs et loisirs de Vancouver, et Jérôme Dupras, bassiste du groupe Les Cowboys Fringants et Président de la Fondation pour la protection de l’environnement.

Cette réunion bisannuelle est le rendez-vous des champions et responsables des parcs venant d’un bout à l’autre du Canada, qui se retrouvent pour apprendre et se lier les uns aux autres. Nous souhaitons remercier tout particulièrement notre principal commanditaire qui a rendu cette conférence possible via la plateforme d’entreprise citoyenne du groupe banque TD, la Promesse prêts à agir.

2. Garantir que les meilleures pratiques de politique des parcs urbains se diffusent grâce au Rapport sur les parcs urbains du Canada

 

Snakes and Ladders Park, City of Richmond Hill

 

Pour cette année inaugurale, 23 municipalités ont accepté de participer au Rapport sur les parcs urbains du Canada qui relèvent les tendances, défis et meilleures pratiques autour des parcs urbains du Canada.

Soutenu par la Fondation W. Garfield Weston, le rapport s’intéresse aux parcs urbains en se concentrant sur 5 thèmes clés et en étudiant la façon dont les villes travaillent.

Ce rapport sans précédent, qui a été rendu en juin, a été largement repris dans la presse, et notamment dans des articles de la Gazette de Montréal, de CBC, et du Globe and Mail. Le rapport nous en apprend beaucoup sur comment les parcs impactent le réchauffement climatique, la richesse des quartiers environnants, la biodiversité ou la pratique du sport par nos aînés.

Le Rapport sur les parcs urbains du Canada de 2020 fera l’écho des pratiques de 29 villes, et nous apprendra plus sur de tous nouveaux sujets. Il sera publié en juin pour l’ensemble du Canada. 

3. Faire des espaces verts des lieux pour tous grâce aux bourses TD Amis des parcs 

 

 

Lors de notre récente enquête auprès des groupes voués aux parcs, 78% des participants ont indiqué que l’obtention de fonds était le défi le plus important qu’ils rencontraient. Les bourses TD Amis des parcs ont été créées pour apporter une solution à ce problème et aider à transformer les espaces verts en des lieux ouverts à tous.

Pour sa seconde année, le programme de bourses TD Amis des parcs a permis à 75 groupes d’organiser 225 événements dans les parcs de la Grande région de Vancouver, Calgary, Edmonton, la Grande Région de Toronto, Ottawa, Montréal, et de la Région municipale d’Halifax.

Entre un barbecue de quartier à Vancouver où une centaine de personnes se sont réunies autour d’un repas gratuit en plein-air servi sur une table de plus de 10 mètres et un pique-nique zéro déchet dans un parc de Toronto, offrant aux participants de nouvelles façons créatives de réduire leur empreinte carbone, ces bourses continuent de nous montrer à quel point les communautés des groupes voués aux parcs du Canada peuvent faire preuve de créativité.

Ces bourses sont financées par la plateforme citoyenne d’entreprise du groupe TD Banque, la Promesse prêts à agir.

Notez la date dans votre calendrier, votre groupe pourra de nouveau faire une demande de financement pour les bourses TD Amis des parcs à partir du 15 janvier 2020. Pour cette nouvelle année, les bourses TD Amis des parcs financent plus d’événements dans plus de villes que jamais auparavant!

4. Animer et Innover grâce au Public Space Incubator (Incubateur d’espaces publics)

 

Pour sa deuxième année, le Public Space Incubator continue de fournir de nouvelles idées brutes et innovantes pour rassembler les personnes ensemble dans les espaces publics de Toronto.

En 2019, le Public Space Incubator a financé des projets établis dans tous les coins de Toronto. Parmi ces nombreux projets, Red Embers, une œuvre collective majeure dans les Jardins Allan à Toronto pour honorer les femmes et fillettes autochtones disparues ou assassinées. Nous avons aussi été éblouis par WexPops, un parc éphémère dans un espace public sur une propriété privée (privately-owned public space ou POPS) dans l’un des centres commerciaux les plus connus de la banlieue de Toronto.

Souvenez-vous en au printemps quand notre incubateur soutiendra la tenue de cérémonie, de semailles et de récoltes autochtones dans un jardin collectif dans le quartier de Parkdale, cultivera une programmation socioculturelle dans un centre commercial de Jane & Finch, ramènera à la vie un pavillon de parc sous-utilisé près du chemin du fleuve Humber, et bien plus encore.

Le Public Space Incubator est généreusement commandité par Ken et Eti Greenberg et la Fondation Balsam.

5. Redécouvrir les joies de la nature avec Val Nature 

 

En 2019, les Amis des parcs et Val Nature ont leurs forces pour aider les canadiens à redécouvrir la joie de la nature. Val Nature a financé la tenue de 14 événements exceptionnels qui ont permis aux Canadiens de se reconnecter à la nature comme le Festival de la Lune de Renfrew Ravine par la Still Moon Arts Society pour célébrer la lune d’automne avec une parade de lanternes où la musique se faisait plus forte au fur et à mesure où la nuit prenait ses marques.

Val Nature a aussi lancé une campagne publicitaire forte pour encourager plus de canadiens à passer plus de temps dans la nature, un message que, nous le savons, aidera les canadiens à être plus heureux et en meilleure santé en 2020.

6. Nos aînés se lient les uns aux autres et à la nature grâce au programme Manulife Walk in the Park (Manuvie)

 

 

Alors que nos aînés représentent 20% de la population, ils ne sont que 4% des utilisateurs de parcs. Les Amis des parcs et Manuvie ont lancé le programme Manulife Walk in the Park pour permettre à nos aînés de bénéficier des effets positifs d’une randonnée collective dans les parcs.

Ce programme a offert à nos aînés plus de 1250 opportunités de randonnées dans des parcs situés dans des quartiers défavorisés permettant ainsi de rompre leur isolement, de construire des liens sociaux durables, d’accroître leur sentiment de confiance, et d’améliorer leur santé mentale et physique.

Ce programme a eu un impact considérable. 99% des participants du programme Manulife Walk in the Park ont annoncé leur intention de continuer à marcher régulièrement et 96% d’entre eux déclarent que Manulife Walk in the Park les a aidés à mieux connaître les habitants de leurs quartiers.

7. Développer le lien social via les parcs au cœur du programme Sparking Change (Susciter le changement)

Le programme Sparking Change s’adresse aux habitants de quartiers défavorisés pour leur donner accès à des formations, réseaux, sources de financement, et à un coaching personnalisé dont ils ont besoin pour faire de leur parc un lieu plus dynamique, et de leur quartier un lieu plus fort.

En 2019, avec l’aide de la Fondation Trillium de l’Ontario, nous avons appliqué ce que nous savons être les meilleures pratiques sur comment maximiser l’impact social des parcs dans les quartiers défavorisés.

Parmi les nombreux et superbes projets soutenus dans le cadre du programme Sparking Change, il y a cet effort mené par tout un quartier pour réanimer et revitaliser l’énorme Parc Rowntree Mills. Alors que celui-ci fut appelé le parc le plus triste de Toronto, des événements comme une « netwalk » (un jeu de mot entre « network » et « walk ») organisée par Ellie Hudon, ont joué un rôle clé pour la réouverture de cet espace aux voitures, rendant le lieu accessible à beaucoup plus d’habitants du quartier. En 2020, encore plus d’événements à Rowntree Mills guidera cette communauté vers le parc pour les aider à ré-imaginer son futur comme le jardin de tous dans le quartier.

 

Le programme Sparking Change a aussi aidé des habitants aux arbres dans les logements sociaux de la ville de Toronto. Les Amis des parcs se sont associés à LEAF, Toronto Community Housing (TCHC) et au service de foresterie urbaine de la ville de Toronto pour aider les résidents de quartiers défavorisés à choisir le parfait type d’arbres autochtones pour leur résidence, le parfait lieu pour les planter, et pour mettre en place une équipe en charge de prendre soin de ces arbres chaque semaine.

Cette façon unique de travailler avec chacun des groupes de résidents de la première consultation au travail hebdomadaire des équipes de soin a démontré que les communautés sont comme les forêts, chacune a un écosystème qui lui est propre.

Comment une communauté a bravé un ouragan

En septembre, l’ouragan Dorian a déversé sur Halifax des torrents de pluie et de vents. Ce terrible ouragan a déraciné des arbres, dévasté des toitures et laissé 400 000 nouveaux-écossais sans électricité.

Au cœur de cette tempête, un groupe de volontaires voué à un parc a allumé son four à pain public pour nourrir les gens dans leur parc.

C’est Allison Eddy, volontaire pour Park Avenue Community Oven (PACO) qui a lancé l’appel. Rapidement, la totalité des volontaires s’est mobilisée dans le parc Leighton Dilman de Dartmouth en allumant le four pour commencer à cuisiner des pizzas.

C’est rapidement que 200 membres de cette communauté se sont retrouvés dans le parc pour partager pain et chaleur humaine.

C’est ça le pouvoir des parcs. Il est créé par des personnes comme vous. Des personnes qui savent que les parcs rendent leurs communautés plus connectées et plus vibrantes.

Comme le rappelle un volontaire de ce groupe :

«Notre raison d’être est de fournir un lieu où les gens peuvent se réunir et être ensemble».

Cette année, grâce à des soutiens comme vous, les Amis des parcs ont pu aider 135 000 personnes à travers le Canada à profiter d’événements qui ont illuminés leurs communautés dans leurs parcs.

En cette journée « Mardi je donne », pouvez-vous faire un don pour nous aider à activer le pouvoir des parcs dans les villes du Canada?

Votre don sera directement dédié au financement de programmes qui rendent nos parcs, et par conséquent nos communautés et nos villes, meilleurs.

Merci pour votre don aux Amis des parcs. Et, merci de nous aider à rendre les parcs et leurs communautés meilleurs.

Restez au fait des possibilités de financement, des programmes et des événements offerts par les Amis des parcs

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