L’hiver et les oiseaux: apprendre à aimer les oiseaux cet hiver

Dans le magnifique documentaire d’Alan Zweig intitulé 15 Reasons to Live [15 raisons de vivre] (en anglais seulement), l’une des histoires parle d’un musicien de Toronto qui développe une véritable passion pour les oiseaux. Celui-ci passe du désintérêt total à une quasi obsession pour nos amis à plumes. Dans ce documentaire, Jack Breakfast explique ainsi son obsession pour les oiseaux :

« Si les oiseaux ne venaient qu’une fois par an, ce jour-là, tout le monde arrêterait ce qu’il est en train de faire pour s’en émerveiller. »

C’est vrai. En raison de leur omniprésence, nous ne prêtons guère attention aux oiseaux.

Pourtant, il s’avère que l’hiver est le moment idéal pour commencer à vous enticher de ces petites bêtes. Voici ce que Kazeem Kuteyi, l’organisateur principal de Flock Together Toronto, un groupe dédié à l’ornithologie en milieu urbain pour personnes de couleur, et Andrés Jiménez, le coordonnateur du programme Oiseaux Canada, vous conseillent pour commencer à observer les oiseaux pendant l’hiver, et ce, sans avoir à revêtir de pantalon beige en toile!

 

Ne laissez pas le terme « ornithologie » vous intimider

Le premier conseil d’Andrés est d’éviter les étiquettes. Lorsque l’on emploie le terme « ornithologue », on imagine souvent des seniors avec un pantalon beige en toile et des jumelles autour du cou. En toute franchise, cela ne fait qu’intimider encore plus les gens et les empêche d’explorer leur curiosité pour les oiseaux.

 

Crédit photo : Flock Together, Kazeem Kuteyi

 

Alors, passez outre le nom scientifique et considérez plutôt les oiseaux comme de fascinants êtres à plumes que vous pourrez découvrir au fil du temps.

Quant à Kazeem, ses conseils pour surmonter le caractère intimidant des activités ornithologiques sont très similaires. Avant la pandémie, Kazeem était DJ. Il faisait la promotion des événements musicaux auprès des jeunes de la vingtaine qui le considéraient comme un pro dans le milieu des discothèques de Toronto. Rien à voir, donc, avec la vie d’un ornithologue.

Lorsque la pandémie est survenue et que les discothèques ont fermé leurs portes, Kazeem a décidé d’explorer son intérêt pour les oiseaux. Il a ainsi décidé d’inviter son entourage à l’accompagner au parc High Park de Toronto pour y observer les oiseaux. Bien que ni lui ni son entourage n’aient le profil typique d’un ornithologue, ils ont décidé de franchir le pas :

« L’idée est de s’approprier des espaces dans lesquels beaucoup d’entre nous ne se sentent ni à l’aise ni à leur place, de par notre conditionnement », explique-t-il.

L’organisation Flock Together mise ainsi sur une approche résolument plus « libre » de l’ornithologie. Au départ, les membres du groupe ne connaissaient le nom d’aucun oiseau et disposaient, pour seul équipement, d’une seule paire de jumelles à 10 dollars qu’ils se passaient d’une personne à l’autre. Leur observation des oiseaux ne suivait aucun itinéraire prédéterminé. À la place, ils préféraient se laisser porter par leur curiosité. Sur les 15 personnes qui se sont réunies à High Park ce jour-là, la plupart se sont contentées d’utiliser leurs yeux et leurs oreilles pour se familiariser avec les oiseaux. Mais ce qui importait le plus encore à Kazeem et à son entourage était d’abandonner les idées préconçues sur ce qu’est un ornithologue et d’inventer leur propre manière d’observer les oiseaux.

Lors d’une entrevue récente, Kazeem a déclaré : « Nous avons parlé des oiseaux, mais aussi de musique, d’art et de la vie en général. C’est le même genre de conversations que n’importe qui pourrait avoir dans une discothèque bruyante ou pendant un souper. La seule différence est que vous vous trouvez dans ce cadre magnifique et paisible. Et c’est gratuit. »

Andrés partage lui aussi ce sentiment. Selon lui, lorsque l’on essaie d’observer les oiseaux pour la première fois, il est important de prêter davantage attention à son environnement et de se laisser guider par sa curiosité. Vous pouvez les photographier ou les dessiner, simplement écouter leurs chants, et décider d’attendre avant d’investir dans une paire de jumelles. Ce qu’il est important de se rappeler est qu’il n’est pas nécessaire d’être un expert et que l’on peut simplement être à l’écoute des oiseaux qui nous entourent. Si cela vous amène à vous intéresser davantage à l’ornithologie, alors qu’à cela ne tienne!

 

L’ornithologie en hiver : une véritable exposition itinérante

 

Andrés Jiménez, coordonnateur du programme d’Oiseaux Canada, me confie :

« Nous devrions arrêter d’appeler les gens qui vont passer l’hiver dans le sud des “snowbirds”. » Les vrais oiseaux des neiges sont les oiseaux de l’Arctique qui côtoient habituellement les ours polaires. Chaque année, ils migrent dans le sud du Canada pour y trouver un habitat plus tempéré et de la nourriture. »

Ainsi, chaque hiver, les Canadiens ont le privilège de pouvoir observer des oiseaux qui ne nous rendent visite que temporairement. Vous pouvez découvrir une merveilleuse exposition itinérante avec des oiseaux venant de la forêt boréale, comme des bruants des neiges, des sizerins flammés, des harfangs des neiges et des buses pattues, et ce, simplement en passant le pas de votre porte.

 

 

Crédit photo : Flock Together, Kazeem Keyeyi

 

« Je déteste vraiment l’hiver », dit Kazeem. En organisant des événements pour Flock Together, l’observation des oiseaux lui a ainsi donné une raison de sortir de chez lui. Malheureusement, les événements de Flock Together ont dû être interrompus à cause de la pandémie. Toutefois, le point de vue de Kazeem reste d’actualité. En effet, l’observation des oiseaux peut être une bonne manière de nous distraire pendant nos promenades hivernales tant redoutées.

Kazeem ajoute que l’observation des oiseaux en hiver offre une manière apaisante de profiter du calme que procure la neige. Cela vous permet de ralentir la cadence et d’être plus à l’écoute de votre environnement lorsque vous vous promenez en hiver.

Un autre avantage est qu’il est plus facile d’observer les oiseaux en hiver lorsque les arbres ont perdu leurs feuilles.

 

Créer des liens réciproques avec les oiseaux

 

Andrés encourage les ornithologues en herbe à créer des liens réciproques avec les oiseaux.

 

 

Installez une petite mangeoire à oiseaux à l’extérieur et utilisez-la en guise d’invitation à nouer une relation durable avec eux. L’observation des oiseaux peut aussi amener les nouveaux amateurs d’ornithologie à s’engager dans leur protection et leur bien-être. Lorsque les gens se découvrent un intérêt pour les oiseaux, ils sont beaucoup moins enclins à laisser leur chat en liberté. Ils sont aussi plus susceptibles de mettre des autocollants sur leurs fenêtres ou d’éteindre leurs lumières la nuit pour éviter les collisions. Vous pouvez aussi planter des plantes endémiques dans votre jardin pour fournir de la nourriture et un habitat à nos chers amis à plumes venant de l’Arctique pendant leur brève passage dans nos contrées.

Le Grand dénombrement des oiseaux, organisé par Oiseaux Canada et qui se déroulera du 12 au 14 février, est la manière idéale d’entrer en relation avec les oiseaux. Il vous suffit d’observer les oiseaux pendant au moins 15 minutes chaque jour pendant ces quatre jours. Vous saisissez ensuite ces données sur le site ebird.ca. Vous pouvez également reconnaître les oiseaux présents dans votre quartier en utilisant le Guide d’identification d’Oiseaux Canada. Quant à l’application Merlin Bird (en anglais), elle vous offre un guide pratique sur les oiseaux de votre région avec des photos, leurs chants et une description utile des espèces d’oiseaux susceptibles de se poser dans votre jardin. Ensuite, vous pouvez ajouter vos photos d’oiseaux sur une carte mise à jour en temps réel. À chaque fois que d’autres ornithologues amateurs dénombrent de nouveaux oiseaux près de chez eux, leurs photos se matérialisent sur la carte par des petits flashs d’appareil photo. Votre contribution à la science à l’échelle locale permet de soutenir la recherche ornithologique à l’échelle mondiale. Pas mal, n’est-ce pas?

 

Animations autour du thème des oiseaux

 

Les associations citoyennes œuvrant pour les parcs ont conçu des activités pour observer les oiseaux, à la fois ludiques, sûres et respectant les règles de distanciation physique, que vous pourrez facilement reproduire avec votre association. 

 

Crédit photo : JLS Photography, Male Redpoll

 

Cette année, par exemple, grâce à la Bourse TD Amis des parcsla Société artistique Still Moon Arts a invité les résidents de Vancouver à se reconnecter avec la nature et à créer une symphonie de chants d’oiseaux sur Internet. 

Ce concert innovant a permis aux résidents de rendre hommage aux oiseaux.

« L’observation et l’écoute des oiseaux sont des activités idéales, car elles peuvent se faire par soi-même, n’importe quand et n’importe où. Cela nous permet d’entrer en relation avec d’autres êtres vivants avec qui nous partageons l’habitat », explique Carmen Rosen, directrice artistique de Still Moon Arts.

Cette initiative collective visant à créer des liens avec les oiseaux a vu le jour après une discussion sur Internet animée par Sara Ross (RedSara), une éducatrice en environnement. Les participants ont appris à reconnaître les oiseaux que l’on peut apercevoir à l’aube, ainsi que le chant des oiseaux lorsque le soleil commence à se lever. 

 

Généreusement financé par 

 

 

Pourquoi nous devons rendre les parcs sûrs et accueillants cet hiver

Pendant la première vague de COVID-19, une enquête menée par les Amis des parcs auprès de 1600 Canadiens a montré que près de trois quarts des répondants avaient une plus grande appréciation pour leurs parcs et leurs espaces verts. De plus, 82 % des Canadiens ont déclaré que les parcs avaient un impact positif sur leur santé mentale pendant la pandémie.

Depuis le début de la pandémie, les parcs urbains ont joué un rôle déterminant en contribuant à la sécurité, à l’établissement de liens sociaux et au bien-être des Canadiens. Alors que l’hiver approche, nous devons collectivement concevoir et mettre en œuvre des politiques et des programmes qui permettent aux Canadiens d’accéder en toute sécurité aux parcs municipaux afin de se connecter à la nature et aux autres.

Crédit photo: Ksenja Hotic

Dans un article publié sur le site de CBC*, le Dr Andrew Morris, spécialiste des maladies infectieuses au Sinai Health System et au Réseau universitaire de santé de Toronto, indique que passer du temps en plein air n’est pas seulement agréable mais aussi essentiel pour notre santé mentale et physique.

« Nous devons changer tous les aspects de notre vie, et nous devons à nouveau encourager les gens à passer plus de temps en plein air et faire des loisirs en plein air », dit le Dr Morris.

Il est indéniable que le Canada est un pays froid, même s’il existe différentes conditions climatiques en hiver. C’est pourquoi les Amis des parcs a toujours encouragé les gens à profiter des parcs urbains même pendant les mois les plus froids. Nos ressources et recherches montrent que les possibilités innovantes d’inciter les gens à aller dehors et à bouger pendant l’hiver ne manquent pas. 

Les Amis des parcs a déjà prévu plusieurs programmes d’hiver qui permettront aux gens d’être créatifs. Par exemple, cet hiver, les Bourses d’hiver TD Amis des parcs permettront de financer les activités hivernales mises en œuvre par des groupes communautaires dans les parcs du Canada et respectant les consignes de sécurité. De plus, cet hiver, le Projet Résilience collective des Amis des parcs* soutiendra des animateurs des parcs contribuant à assurer la sécurité et l’accessibilité des parcs pour les personnes vivant dans les quartiers défavorisés de Toronto.

Au Canada et dans le monde entier, des citoyens unissent leurs forces pour trouver des manières innovantes et sûres de rendre les parcs accueillants cet hiver.

Par exemple, à Toronto, un groupe de résidents s’est mobilisé pour retarder le lancement des travaux de rénovation de la patinoire du parc Dufferin Grove* afin que les gens puissent l’utiliser un hiver supplémentaire (et qui s’annonce difficile!) en cette période. Si les équipements tombent en panne, la municipalité est prête à intervenir en mettant en place une patinoire naturelle, si la météo le permet.

Notre organisation est d’avis que les villes du Canada doivent faire tout leur possible pour garantir l’accès aux parcs et leur utilisation en toute sécurité cet hiver. Ceci est particulièrement important pour les personnes vivant dans des quartiers défavorisés, les personnes âgées et les jeunes de nos villes. Ceux qui vivent dans des quartiers défavorisés, qui souvent s’avèrent aussi des foyers de la pandémie, craignent à juste titre de s’aventurer à l’extérieur. Par conséquent, ils sont davantage confrontés à l’isolement social et aux problèmes de santé mentale et physique qui en découlent.

Les municipalités canadiennes ont fait un travail remarquable pour aider les gens à profiter du plein air cet été. Toutefois, il est crucial qu’elles redoublent d’effort cet hiver. Les Amis des parcs a identifié quelques domaines prioritaires pouvant avoir un effet important sur la santé mentale et physique des citoyens pendant la saison hivernale :

 

Crédit photo : Ksenja Hotic

Les toilettes publiques: 

André Picard du Globe and Mail* a déclaré :

« Au Canada, nous nous comportons comme si uriner, déféquer et avoir ses menstruations n’étaient pas des fonctions corporelles normales, mais plutôt comme s’il s’agissait de besoins facultatifs dès que nous quittons notre foyer. » Et d’ajouter : « La solution n’est pas de refuser de construire des toilettes publiques, mais plutôt de les considérer et de les entretenir comme toute autre infrastructure publique. »

Cet hiver, pour encourager les gens à sortir de chez eux, il est impératif de prévoir un plan global visant à fournir des toilettes publiques dans les parcs. Pour ce faire, nous encourageons les municipalités à mettre en place des toilettes aménagées pour l’hiver, des toilettes portatives et des stations de lavage des mains dans les parcs, là où cela est possible.

Des voies piétonnes déneigées : 

Pour promouvoir la santé et le bien-être de la population cet hiver, il sera essentiel de leur permettre de faire de l’exercice physique, même dans sa forme la plus simple. À moins que les trottoirs et voies piétonnes des parcs ne soient déneigés, il sera difficile pour les gens d’aller marcher à l’extérieur en toute sécurité. Cet hiver, il sera essentiel que les municipalités planifient le déneigement de toutes les voies piétonnes et cyclables goudronnées dans les parcs municipaux. Sans cela, la santé mentale et physique des personnes âgées en particulier sera en jeu.

Des activités sécuritaires dans les parcs :

Enfin, des études* ont montré qu’avec chaque activité supplémentaire que l’on organise dans un parc, la fréquentation de celui-ci augmente de 48 %. Alors qu’en hiver, le froid nous incite à rester à l’intérieur, le fait de financer des événements respectant les consignes de sécurité et de distanciation physique dans les parcs contribuera à encourager les gens à sortir de chez eux et à se reconnecter avec la nature et les autres.

Par exemple, grâce à son programme appelé Winter Cities*, Edmonton a créé et coordonné un programme d’activités hivernales diversifiées*, allant de la raquette au pique-nique d’hiver, visant à encourager les gens à aller dehors. Dans un sondage récent mené par la municipalité, 44 % des résidents ont affirmé avoir une image plus positive de l’hiver.

De même, en février de chaque année, la ville de Charlottetown organise Winterlove PEI* (Amour hivernal Î-.P-E.), un événement lancé par une organisation communautaire faisant la promotion d’activités adaptées au froid, comme le yoga hivernal. C’est ce genre d’innovations qui attireront les gens dans les parcs et favoriseront leur santé mentale et physique.

Veuillez lire les directives des Amis des parcs pour organiser des activités de loisirs en toute sécurité dans les parcs pendant la pandémie et consulter les règles et directives fixées par les autorités de santé publique de votre circonscription. 

Notre organisation, les Amis des parcs, souhaite aider les municipalités et leurs résidents à rendre l’hiver plus chaleureux. Nous continuerons à vous faire part des idées innovantes, des pratiques exemplaires et des enseignements venant des municipalités qui prennent les devants pour célébrer l’hiver en beauté. Abonnez-vous à notre Infolettre pour être informé sur toutes les activités hivernales de cette année. N’hésitez pas à nous envoyer un courriel pour nous parler d’un programme d’activités hivernales intéressant qui respecte les mesures sanitaires et les consignes de sécurité.

* Les liens suivis d’une astérisque renvoient vers des contenus en anglais.
 
Photo en couverture: Parc LaFontaine, Montréal. Crédit photo: Arianne Bergeron
 

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Kapabamayak Achaak, Wandering Spirit (Esprit Errant), Forêt Healing: Winnipeg

Cette réflexion écrite par Val Vint fait partie de notre série en ligne ‘Un jour au parc’, qui explore comment les parcs nous façonnent. N’hésitez pas à découvrir tous les épisodes de notre série estivale


Le 27 septembre nous avons rencontré plusieurs écoles locales pour célébrer la journée du chandail orange, un jour pour éduquer et faire connaître le système des éduquer les gens et faire connaître le système des pensionnats indiens et l’impact de ce système sur les communautés autochtones pendant plus d’un siècle au Canada, et il le fait encore aujourd’hui.  Nous allions aussi nommer le parc. Les enfants des écoles environnantes avaient déjà participé à des sessions passées de plantation d’arbres, donc beaucoup d’entre eux étaient déjà venus ici. Le parc en lui-même est dédié aux enfants qui ont été scolarisé dans les pensionnats indiens, tant d’entre eux ont été perdu de tant de façons. 

Un spécialiste des cérémonies local, Peetanacoot Nenakawekapo, a reçu le nom du parc de la part du Grand Esprit. C’est ‘ Kapabamayak Achaak’ in Ojibwaywhich qui se traduit en anglais par ‘ Wandering Spirit’ et en français par ‘Esprit Errant’. Les couleurs du parc sont le bleu, le vert et le jaune. Les enfants ont pu apprendre sur cette cérémonie et ont faire parti de cette journée. Ils ont chanté ensemble et ont fait un pas de plus vers la réconciliation. 

 

Le parc fera parti du curriculum d’au moins 4 écoles des alentours, et servira de salle de classe en extérieur. La participation des enfant à ce processus leur donne le sentiment de posséder le parc et d’être responsable d’assurer sa bonne santé et son maintien comme d’un lieu sécuritaire et bienveillant. 

Les enfants ont amené les propres dîners au rassemblement, mais un festin traditionnel composé de poisson fumé, de baies, de pain Bannock, et d’eau était fourni. J’étais ravie de voir autant d’enfants goûter le poisson et adorer ça. C’était une vraie lueur d’espoir pour notre avenir commun de voir ces enfants s’amuser et apprendre, et de partager la journée du chandail orange, et cette cérémonie de dénomination ensemble en tant qu’une seule communauté.  

Maintenant, et espérons-le pour toujours, ces enfants garderont ce souvenir de ces belles expériences dans les parcs ou qu’ils soient. Pour eux, les parcs resteront synonymes de communauté, d’apprentissage, de relaxation, et d’appréciation des cadeaux que nous a donnés le Créateur. 

 

 

Val Vint
Née à Winnipegosis dans le Manitoba, Val a passé une bonne partie de son enfance dans la nature chassant les renards et les pellicans avec son grand-père, un officier en charge de la conservation des espaces naturels. Elle bénéfice d’une expérience dans la photographie, l’ingénièrie, le design, le théâtre, la musiques, les voyages et a travaillé avec des personnes autochtones. Son héritage culturel la laisse à penser qu’elle peut étudier toutes les formes d’art. Val a aidé à l’organisation d’ateliers culturels et artistiques, notamment autour des percussions et du chant, au cours de 40 dernières années. Ces ateliers ont lieu dans le Manitoba, en Écosse et en Amérique du Sud. 
 

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Cette réflexion écrite par Val Vint fait partie de notre série en ligne ‘Un jour au parc’, qui explore comment les parcs nous façonnent. N’hésitez pas à découvrir tous les épisodes de notre série estivale. 

Comment une sociale infrastructure établie sert les communautés en temps de distanciation sociale et physique: l’exemple de MABELLEarts

La joie et le développement communautaire sont au coeur de MABELLEarts, une organisation communautaire renommée vouée aux arts établie dans les parcs du centre d’Etobicoke. Habituellement, MABELLEarts transforment les parcs de quartiers défavorisés avec la collaboration des habitants alentours. Ils les transforment d’une façon si créative et belle: comme en organisant une fête de fin d’année qui fracasse des pastèques ou une célébration annuelle d’Iftar, les nuits d’Iftar.

Quand la COVID-19 et les mesures de distanciation sociale sont arrivés, il n’était plus question d’organiser de cultiver des connections humaines en personne dans les parcs. Le groupe s’est rapidement adapté pour combler les besoins de leur communauté.

Grâce à une longue relation de confiance avec ces personnes, Leah Houston et son équipe ont pu réagir, rapidement.

L’équipe de MABELLEarts a étudié leur liste de contacts, et sur la base de leur expérience avec leur communauté, ils l’ont divisée en 3 groupes:

  1. Les personnes ayant probablement des besoins immédiats,
  2. Les personnes ayant probablement d’aide,
  3. Les personnes avec qui garder le contact.

Avec les numéros de téléphone, l’équipe a développé une liste de questions à utiliser pour les contacter et déterminer comment ils se sentaient et s’ils avaient des besoins urgents.

“Nous n’avions pas de stratégie pour gérer ce qu’il se passerait pendant ces appels. Notre priorité était d’écouter les personnes les plus vulnérables de notre communauté et de découvrir quelles étaient leurs difficultés,” explique Leah.

Très rapidement, son équipe a découvert que les plus vulnérables avaient besoin de nourriture. La banque alimentaire de MABELLEarts étant fermée, les personnes qui vivaient déjà dans l’insécurité alimentaire se sont retrouvés dans une position particulièrement difficile. Avec le soutien de leur principal donateur, Leah a pu acheter et distribuer des produits alimentaires de base à une dizaine de personnes.

 

 

À travers ces appels, l’équipe a aussi déterminé que beaucoup vivaient un isolement social intense. Pour y faire face, ils ont établi un calendrier d’appels quotidiens, hebdomadaires et mensuels entre les membres de la communauté.

“Cela semble tellement vieux jeu de discuter avec les gens au téléphone, mais bavarder et rigoler aident les gens à passer le temps. C’est ce que nos parents et grands-parents faisaient, et ça marchait. Ça marche pour nos communautés pendant ces temps difficiles, nous dit Leah.

Au Canada, les groupes communautaires voués aux parcs aident à renforcer ces précieuses infrastructures sociales qui peuvent être mis à profit pour promouvoir la résilience dans ces temps difficiles. Voici quelques étapes que votre groupe peut suivre pour aider votre communauté:

  1. Utilisez votre base de données ou votre liste de contact: jusqu’à maintenant, le principal intérêt de vos listes était sûrement de tenir votre communauté sur les événements que vous organisez dans les parcs. Cependant, maintenant, votre liste peut vous aider à atteindre votre communauté par téléphone et courriel. Si vous avez des numéros de téléphone, c’est mieux d’appeler les gens que vous connaissez. Si vous ne les connaissez pas suffisamment, envoyez d’abord un courriel pour savoir si vous pouvez les contacter pour les aider.
  2. Créez un script: Passer ce type d’appel peut être gênant. Avoir un script informel à suivre peut vous aider à vous souvenir de quoi parler pendant que vous êtes au téléphone. Une fois que la conversation est lancée, n’hésitez pas à lâcher votre script et à suivre le flot.
  3. Passez le flambeau: Bien que MABELLEarts a décidé de se charger directement de répondre aux besoins alimentaires de leur communauté, votre groupe n’a pas à faire le même choix. En fait, nous ne vous le recommandons pas. À la place, mettez en place, une liste à jour des organisations et des groupes communautaires ouverts et en capacité de venir en aide aux personnes de votre communauté.
  4. Continuez d’appeler: Établissez un planning pour passer ces appels, et mobilisez les membres de votre groupe communautaire voué à un parc pour appeler les gens de manière régulière.

Nous savons que c’est une période difficile pour tous les amis des parcs au Canada. Merci à tous pour ce que vous faites pour rendre vos communautés sûres et heureuses. Si vous connaissez des groupes qui aident leurs communautés en ces temps difficiles, n’hésitez pas à nous le faire savoir.

 

Photo de couverture: Sarah Gladki, Toronto Arts Council.

 

Grâce au généreux soutien de: 

Les Amis des parcs ont besoin de votre aide pour rendre les parcs et nos communautés sûres

Depuis 10 ans, les Amis des parcs se battent pour défendre le rôle vital que jouent les parcs dans la création de liens entre nous tous. Aujourd’hui, nous lançons un appel qui est bien différent de ce message, mais qui veut défendre une mission ô combien bien plus importante que la préservation de la qualité de vie dans nos villes.

Pour être capable de limiter la propagation de la COVID_19 dans nos communautés et pour limiter le nombre de décès parmi nos êtres aimés et parmi nos communautés, NOUS DEVONS AGIR MAINTENANT.

C’est pourquoi nous vous demandons à tous maintenant de:

  1. Rester à la maison le plus possible,
  2. Respecter scrupuleusement les mesures de distanciation sociale, en maintenant une distance de plus de 2 mètres entre vous et autrui dès que vous sortez de chez vous, y compris dans les parcs et dans les espaces publics,
  3. Éviter les endroits achalandés,
  4. Rester isolé.e.s si vous avez été exposé à la COVID_19, ou si vous en avez les symptômes.

En tant que membre de notre communauté, nous vous demandons de respecter scrupuleusement ces lignes directrices, et de diffuser le même message autour de vous.

Nous souhaitons que les parcs urbains puissent rester ouverts pour offrir un havre de paix nécessaire en ces temps difficiles. Mais uniquement si nous les utilisons tous de façon sûr et responsable. Si, à travers nos comportements individuels, nos parcs urbains peuvent contribuer à la propagation de la maladie, nous serons dans l’obligation de demander leur fermeture.

Merci de vous joindre à nous en partageant et en respectant les avertissements de l’Administratrice en chef de la santé publique au Canada concernant les comportements sûres à avoir en ces temps difficiles.

 

Célébrer Nowruz à Vancouver en ces temps de distanciation sociale

La semaine dernière avait lieu la nouvelle année persane ou Nowruz. Cette célébration vieille de plus de trois millénaires a lieu pendant les deux semaines qui entourent l’équinoxe de printemps. Le printemps est d’ailleurs au coeur des cérémonies puisque cette fête persane est centrée sur les thèmes de la nature, de la fertilité et de la vie nouvelle.

Notre très chère coordinatrice de programme, Masheed “Mash” Salehomoum, se rend d’habitude dans le parc Ambleside dans l’ouest de Vancouver le mardi avant la nouvelle année persane. Mais, cette année, le COVID_19 et les mesures de distanciation sociale l’ont empêchée de s’y rendre pour Chaharshanbe Suri.

Chaharshanbe Suri, qui a traditionnellement lieu le mardi précédent l’équinoxe de printemps, inclut un festival de feu. Dans les années précédents, des milliers de personnes se retrouvaient au parc Ambleside dans l’ouest de Vancouver pour sauter chacun son tour au-dessus d’une série de feu de joie pour symboliquement se purifier avant la nouvelle année. Cette fête est d’habitude une joyeuse célébration avec de la musique, et des camions de cuisine de rue servant de la nourriture traditionnelle persane comme des kebabs ou des ragoûts.

 

 

Pour Mash “Chaharshanbe Suri est un événement dans un parc qui est très attendu. C’est vraiment dommage que ce ne soit pas possible cette année, surtout pour le 30èm anniversaire de l’événement à Vancouver”. Au lieu de se rendre dans le parc, Mash est restée chez elle et a sauté au-dessus d’une bougie.

 

 

“Se retrouver tous ensemble au parc Ambleside est une façon pour de rester connecté avec mes origines perses. Je me sens donc un peu perdue, et je suppose que c’est le cas pour l’ensemble de la communauté iranienne en ce moment”.

Le 1er avril 2020 va marquer le 13èm jour de la nouvelle année. Ce jour là, les perses se rendent dehors pour passer la journée en communion avec la nature, et nos proches. C’est Sizdah Bedar, qui signifie “se débarrasser du 13”, un jour pour aider les perses à avoir de la chance toute l’année en restant dehors en ce jour de mauvaise fortune. Les gens parlent de Sizdah Bedar comme étant “le jour de la nature”. Un jour où les perses, tout autour de la planète, sortent, pique-niquent, dansent, chantent et jouent dans la nature tout en profitant de l’air frais du printemps. Une autre tradition, ce jour-là, est de faire un noeud avec de l’herbe et de le jeter dans le courant tout en faisant un voeu pour cette nouvelle année qui commence.

 

 

Bien évidemment, cette année Sizdah Bedar sera bien différent pour les perses, qu’ils soient au Canada ou ailleurs autour du globe. Nous avons demandé à Mash comment sa famille se prépare pour cette fête dans le contexte actuel de distanciation sociale.

“Cette année, je ne vais pas pique-niquer avec toute ma famille et mes amis dans le parc, comme nous le ferions d’habitude pour Sizdah Bedar. À la place, je vais surement faire une longue randonnée (si possible) avec mon conjoint. Je prendrai une longue agropyre pour faire une noeud et la mettre sur l’eau. Je suis reconnaissante pour tout ce que nous avons, et j’espère pouvoir retrouver tout le monde très bientôt.”

Mash, nous te souhaitons Eid-e Nowruz Mobarak عيد نوروز مبارک

 

Grâce à nos généreux soutiens

 

 

Construire une communauté: les leçons à retenir de Get Together

Le nouveau livre Get Together est le parfait guide pour les personnes qui travaillent à la création de communautés. Ce livre présente tout en passant par comment diriger une communauté à New York, par Weight Watcher, ou encore le malheureusement célébre groupe de Toronto Choir, Choir, Choir qui réunit des personnes pour chanter des chansons dans les bars de la ville.

Ce livre offre des idées extrêmement utiles pour les groupes communautaires voués aux parcs, comme le vôtre, qui font en sorte que de supers choses arrivent dans les parcs urbains. Voici quelques éléments clefs que vous pouvez utiliser dès maintenant.

Commencer

Les auteurs de Get Together suggèrent que de lancer une invitation pour une réunion afin de rendre votre parc meilleur, vous devriez vous poser deux questions essentiels:

  1. Quelles sont les personnes que je souhaite réunir?
  2. Pourquoi nous rencontrons-nous?

Selon notre expérience, ce sont les parfaites questions à se poser avant de commencer. Voici quelques conseils pratiques pour trouver la réponse à la première question:

Dans leur livre, les auteurs insistent:

“Avoir une communauté prospère implique un but commun, une réponse à la question ‘Pourquoi travaillons-nous ensemble?’”

Cela nous amène vers un point essentiel: faites de votre ‘pourquoi’ quelque chose positif et inspirant: nous avons vu des groupes se créer autour de campagnes visant à “empêcher l’extension du terrain de golf” ou “stopper la construction du condominium”. Ce que nous avons remarqué avec le temps, c’est qu’avoir un objectif commun qui tourne votre groupe contre quelque chose rend difficile de poursuivre l’élan sur le long terme. Ce sera beaucoup plus facile avec un ‘pourquoi’ inspirant et positive qui motivera les foules. Par exemple: “Notre communauté amène des événements se concentrant sur la nature au Parc de la Forêt pour que nous profitions un maximum des bienfaits naturels du parc”.

Faire perdurer le mouvement 

Les auteurs de Get Together nous rappelle que

“lorsque votre communauté voit arriver de nouveaux membres, le défi est de faire en sorte que tous travaillent ensemble”.

Nous savons que c’est un défi récurrent pour la majorité des groups communautaires. Comment continuer à attirer de nouveaux membres après un an, deux ans, trois ans. Le livre offre des solutions originales qui peuvent être appliquées par les groupes communautaires voués aux parcs:

Les conseils du livre peuvent être résumé ainsi: vos efforts pour construire votre communauté doivent être délibérés. Comme vous le savez déjà, la construction de votre communauté n’est pas une sinécure du genre: “si nous le faisons, ils viendront”. Cela prend du temps, du travail, et beaucoup d’efforts. Cependant, si vous commencez par lire Get Together, vous devriez être capable de faire un meilleur travail en concentrant au mieux votre énergie et idées pour rendre votre parc meilleur.

Bonne chance!

Les parades de citrouilles s’établissent à Vancouver

Alors que les parades de citrouilles sont devenues une tradition annuelle à Toronto, les Amis des parcs travaillent à les rendre populaire dans de nouvelles villes comme Vancouver. Aujourd’hui les nuits précédents l’Halloween sont dominées par des lumières colorées et de puissants feux d’artifices. Nous espérons pouvoir ajouter les parades de citrouilles à cette recette.

Notre coordinatrice de projets à Vancouver, Mash, travaille dur pour qu’une parade de citrouilles ait lieu chaque 1er novembre. Elle a mis en place sa première parade l’an dernier et s’assure désormais que l’événement prenne un peu plus d’ampleur chaque année.

« Avant de rejoindre les Amis des parcs, admet Mash, je n’avais jamais entendu parler des parades de citrouilles. Mais, maintenant que j’en ai organisé une dans le parc, je suis tombée en amour du concept et je veux absolument qu’il se propage autour du Canada. »

Apprendre de la toute-première parade de citrouilles de Vancouver

L’an dernier, Mash a organisé la toute-première parade de citrouilles de Vancouver dans le Parc Nelson dans l’ouest de la ville. Alors que Mash avait concentré la promotion de l’événement dans les alentours du quartier, elle a été surprise de voir combien de personnes ont été attiré par la parade en rentrant du travail pour revenir sur les lieux avec leur propre citrouille.

« Nous avons même eu des personnes qui ont vu les lumières depuis leur appartement et ont décidé de descendre pour participer aux festivités » dit-elle.

La leçon que Mash a tiré de cette expérience est que si vous organisez une première parade de citrouilles dans votre ville pour la toute première fois, essayez de le faire dans un parc très fréquenté où les passants pourront voir votre parade de loin. De cette façon, les gens verront les citrouilles et viendront voir ce qu’il se passe poussés par la curiosité. Choisir un tel lieu ne fera pas qu’attirer les gens, mais aussi aidera à construire la renommée des parades de citrouilles à travers votre ville.

Créer une dynamique en se liant avec des partenaires communautaires

Maintenant, pour la deuxième année, Mash reconnait qu’organiser un événement communautaire seule peut être intimidant. Cette année, elle s’est associée avec une organisation appelée Young Ideas pour l’aider à attirer plus de jeunes adultes, ceux qui ont le plus besoin des parcs.

Young Ideas est composé de jeunes volontaires âgés de 20 à 39 ans au sein de Gordon Neighbourhood House qui organise des événements, activités et ateliers pour construire le capital social de jeunes adultes dans l’ouest de Vancouver. Il se trouve que 48% de cette communauté est composée de résidants se trouvant dans cette tranche d’âge, et c’est un groupe qui a des difficultés à créer des connexions au sein des communautés. La Vancouver Foundation a mis en évidence que 41% des jeunes adultes dans la métropole de Vancouver a des difficultés à se faire des amis. Young Ideas a été créée spécifiquement pour aider à lutter contre le problème de l’isolement social des jeunes adultes.

Mash est certaine que travailler avec ce groupe communautaire permettra d’assurer la présence de volontaires à l’événement et que les jeunes adultes présents créeront des liens ensemble au milieu de toutes ces citrouilles illuminées.

Gérer de manière créative les déchets de citrouilles

Un autre défi auquel Mash a dû faire face l’an passé a été de déterminer quoi faire de toutes ces citrouilles après la parade. À Toronto, les Amis des parcs ont travaillé avec la municipalité pour coordonner le compostage des citrouilles à la fin de la parade. En d’autres termes, l’un des avantages de la parade des citrouilles est que les gens n’ont plus à se soucier de la gestion de leur citrouille après l’Halloween. C’est un excellent argument pour motiver les gens à se rendre à ces événements.

Comme Mash n’a pas encore d’accord avec la mairie de Vancouver, elle a souhaité apporter une solution créative au problème du compostage des citrouilles.

Louer une benne à la mairie était bien trop onéreux. De plus, comme il s’agissait de sa toute première parade, il était difficile pour Mash de savoir à l’avance combien de citrouilles il y aurait. L’an dernier, la solution de Mash a été de recruter quelqu’un sur Craigslist pour transporter ces citrouilles dans une station de compostage pour un coût réduit.

Cette année, Mash a eu une idée bien meilleure, et bien moins cher.

Lors de la marche pour le climat du mois dernier, Mash a rencontré un autre protestataire qui s’est porté volontaire avec une initiative zéro-déchet créative. Betsey Robertson a eu l’idée de collecter les citrouilles et de les livrer à des fermes des environs pour que les cochons et les chèvres les mangent. Les citrouilles sont, en effet, de délicieuses friandises et leurs pépins agissent comme contrôle de parasites pour les cochons. À travers cette initiative, en 2018, Betsey a pu livrer 400 citrouilles pour nourrir des animaux dans 5 sanctuaires et fermes à Langley et Mission.

Mash a adopté ce nouveau partenariat avec plaisir. Il permet aux personnes d’être plus impliquées dans leur système alimentaire local, tout en aidant la gestion des déchets alimentaires et même en améliorant le bien-être animal.

Ne manquez-pas la parade de citrouilles de Vancouver au Parc Nelson cette année. Vous pouvez trouver tous les détails ci-dessous.

The pumpkin parade has also received support from the West End BIA, Whole Foods, and the Vancouver Foundation through a Small Neighbourhood Grant.

 

Des événements que vous ne voudrez pas rater cet automne

C’est sur, l’été est derrière nous. Mais, cela ne veut pas dire que vous devez stopper les événements de votre parc.

En fait, avec les feuilles d’arbres qui tombent, l’automne est le moment parfait pour faire en sorte que les gens sortent, les connectant les uns aux autres dans un parc.

Les bénéficiaires de la bourse TD Amis des parcs ont souvent de superbes idées pour inviter les gens à se rendre dans leur parc pour profiter de la saison des récoltes. En voici quelques unes pour inspirer votre groupe et votre communauté cet automne.

Explorer les champignons autour de nous

 

Aider votre communauté à connaître le monde merveilleux des champignons en explorant ce qui se trouve sous nos chaussures dans les parcs. Regarder sous une souche d’arbre ou sous une pile de feuilles et vous découvrirez tout un monde qui n’attend qu’à être exploré.

Votre groupe voué à un parc peut organiser un événement pour aider les gens à identifier les champignons et apprendre tout ce qu’il y a à savoir sur leurs usages culinaires, médicinales et spirituels.

Si vous menez une marche se concentrant sur les champignons, prenez soin d’engager un mycologue professionnel ou un expert en champignons.

Grâce au soutien du programme de la bourse TD Amis des parcs, l’Association Derby Reach Brea Island Park de Vancouver a organisé une Incursion aux Champignons le 26 octobre dernier, et Richmond Nature Park à Richmond, BC, organise une Foire aux Champignons le 5 novembre.

 

L’automne des oiseaux

Halifax Northwest Trails organise tous les ans un événement pour aider les oiseaux à se préparer pour les longs hivers à venir. Le groupe rassemble les gens pour créer de simples mangeoires à oiseaux et les accrocher le long du chemin.

Si vous rassemblez les gens dans un parc pour fabriquer des mangeoires, vous pouvez les accrocher dans le parc, ou invitez les participants à les ramener à la maison et les accrocher dans leurs jardins. En hiver, quand la nourriture vient à manquer, les oiseaux seront enchantés de tomber sur des en-cas inattendus.

Vous pouvez trouver ici quelques bons conseils pour fabriquer de parfaites mangeoires à oiseaux.

Tout pour les citrouilles

Les citrouilles sont l’accessoire indispensable de la saison.

Aidez votre communauté en installant un champ de citrouilles dans votre parc. Vous pouvez acheter vos citrouilles en vrac, et soit les donner ou les vendre pour lever des fonds au profit de votre groupe.

Vous pouvez aussi organiser une fête pour sculpter leurs citrouilles. Invitez des artistes locaux pour aider les participants et vous assurez que tout se passe en toute sécurité. North Shore Neighbourhood House, un des bénéficiaires de la bourse TD Amis des parcs a, par exemple, organisé un champ de citrouilles.

Si vous n’avez pas de parades de citrouilles organisées dans votre parc urbain, maintenant c’est votre chance. Le 1er novembre, encouragez les gens à ramener leurs magnifiques lanternes dans le parc pour former un chemin illuminé pour que tout le monde en profite. C’est maintenant un phénomène très célèbre à Toronto. Heart Lake Happenings à Brampton, Friends of Siver Creek, et Friends of Cedarbrool and Thompson Memorial Parks à Toronto, tous bénéficiaires de la bourse TD Amis des parcs ont organisé des parades de citrouilles cette années. Lancez la tendance dans votre ville.

Un merci tout spécial à TD pour aider les groupes voués aux parcs via le programme La Promesse Prêts à Agir.

 

Sortez de chez vous : Comment l’organisme Park Avenue Community Oven a réchauffé la collectivité de Dartmouth après le passage de l’ouragan Dorian

«Ces dernières 24 heures, tout incitait à rester à la maison : vent, pluie, portes qui claquent, arbres qui tombent et autres. Mais sortez de chez vous. Il se passe de belles choses ici. » – Entrevue réalisée par la CBC avec l’organisme Park Avenue Community Oven pendant la « fournée de la tempête ».

Quand les temps sont durs, nous avons tous grand besoin de réconfort, mais ce n’est pas donné à tout le monde d’être un phare dans la nuit.

Le dimanche, quand l’œil de l’ouragan Dorian était quelque part au-dessus de Dartmouth en Nouvelle-Écosse, Allison Eddy, bénévole à l’organisme Park Avenue Community Oven (PACO), a envoyé un courriel aux autres bénévoles pour suggérer d’allumer le four pour offrir un repas chaud aux gens privés d’électricité.

Un repas rassasie, mais réconforte aussi après la désolation laissée par la tempête qui a endommagé beaucoup de maisons et qui, à son plus fort, a privé d’électricité plus de 400 000 Néo-Écossais.

 

Bernie Tremblay, un autre bénévole, a saisi la balle au bond et publié un message sur les réseaux sociaux. Halifax Noise l’a repris et diffusé à plus grande échelle. Très vite, Stone Pizza, une pizzéria locale qui n’avait plus d’électricité, a offert de donner toutes ses pizzas pour les cuire dans le four.

Et c’est ainsi que 200 personnes se sont réunies dans un parc de Dartmouth pour partager de la pizza et se réconforter après le passage de ce violent ouragan.

Organisme à but non lucratif mis sur pied en 2012 par des citoyens et exploité par des bénévoles, PACO rassemble depuis longtemps les gens en créant un sentiment d’appartenance autour de la nourriture. Le groupe a un four, mais aussi un jardin communautaire et des vergers. En fait, le travail bénévole de ce groupe a totalisé 300 heures l’année dernière.

Le four communautaire est utilisé plus de 100 jours par année par la collectivité. De plus, des activités Open Oven ont lieu deux fois par semaine pour inciter le public à se servir du four. Les gens y font cuire des pizzas et aussi des légumes, des biscuits, des hot-dogs et même des œufs et du bacon.

En attirant les gens, le four favorise l’échange d’expériences culinaires. Et le partage d’expériences est essentiel pour tisser des liens.

Bernie Tremblay, bénévole aux commandes du four le soir de cette activité nommée « fournée de la tempête », reconnaît qu’il a attrapé le virus du four quand il a découvert les bienfaits de partager de la nourriture avec la collectivité. « L’un des symptômes est que vous devez absolument faire savoir aux autres à quel point un four communautaire est génial. »

Bernie était entre deux emplois et voulait donner un sens à sa vie quand il a vu le four communautaire dans le parc Leighton Dillman Park de Dartmouth Commons. C’est l’odeur de la nourriture qui cuisait qui a retenu son attention. Une semaine plus tard, il avait les clés du four et allumait un feu pour servir à manger aux côtés d’autres bénévoles comme lui.

Bernie croit aux pouvoirs du four communautaire : « Jamais vous ne repartirez du four du parc sans vous sentir mieux. »

Quand le vent souffle et que les arbres tombent, il est normal de vouloir rester à l’intérieur. Franchement, tous les prétextes sont bons : écrans numériques, traîner en pyjama, rester sous la couette. Mais des lieux comme PACO et ses bénévoles nous poussent à sortir. Et grâce à des groupes comme PACO, nous avons l’occasion de « sortir » dans les parcs communautaires. Et bizarrement, nous nous y sentons davantage chez nous.

Merci aux formidables bénévoles de PACO, qui allument le feu qui réchauffe les collectivités.

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