Des boîtes pour curieux : un projet financé par une Bourse TD Amis des parcs

Bien que la pandémie ait mis à rude épreuve nos communautés, elle nous a aussi poussés à être inventifs et créatifs au moment où nous en avons le plus besoin. Pendant l’été, la Vancouver Learnary Society a créé des boîtes appelées Boxes of Curious Noticing [boîtes pour les curieux], rassemblant une collection choisie de jeux, de livres, de questions et d’aventures. Surya Govender, co-responsable de la Learnary, nous explique que ces boîtes ont été conçues pour « éveiller la curiosité des gens d’une manière innovante tout en créant des liens sociaux en toute sécurité. » Ces boîtes ont été financées grâce au programme de Bourses TD Amis des parcs.

L’objectif est de permettre aux gens d’en savoir plus sur le monde qui les entoure de manière innovante. En 2019, grâce au programme de Bourses TD Amis des parcs, cette organisation sociale créative a organisé des événements artistiques, comme Fixery en collaboration avec Frameworq, Singalong Sunday et Makedo in the park, dans le parc Clinton à Vancouver. Cette année, avec les règles de distanciation physique liées à la pandémie, Surya s’est demandée comment éveiller la curiosité des gens lorsqu’ils sont chez eux, lorsqu’ils sont dehors et lorsqu’ils interagissent les uns avec les autres, tout en respectant les règles sanitaires et les distances de sécurité. En déambulant dans la boutique de l’organisation, Surya a soudain trouvé de nombreuses sources d’inspiration et a eu du mal à s’arrêter devant ce déluge d’idées!

La première boîte qu’elle a conçue était sur le thème des animaux. À partir de là, d’autres boîtes à thème ont vu le jour, comme les boîtes sur la Terre et le sol, le Ciel et l’Océan. Chaque boîte contient une foule d’activités intéressantes et ludiques pour tous les âges, que ce soit la réalisation d’un avion en origami ou des livres captivants. Chaque boîte permet aussi de se faire de nouveaux amis : il suffit d’écrire un message sur la carte vierge incluse à l’intérieur et de la laisser dans la boîte lorsqu’on la retourne. La prochaine personne qui la trouvera dans sa boîte aura ainsi la possibilité de vous répondre. Dans la boîte, on peut aussi trouver une autre carte postale timbrée et libellée à l’adresse d’un nouvel ami à qui l’on peut envoyer un message. Cette idée innovante et sécuritaire est une excellente manière de nouer des liens avec des gens de votre voisinage.

En outre, ces boîtes démontrent également toute la force du partenariat. Alors qu’elle cherchait des boîtes en bois pour son programme, Surya a eu de la difficulté à en trouver qui étaient fabriquées localement. Elle a donc décidé de faire appel à son réseau sur Facebook en demandant si quelqu’un pouvait réaliser des boîtes sur mesure. Le jour même, Mariska McLean a répondu à l’appel. En tant qu’apprentie-menuisière, Mariska a réalisé chaque boîte sur mesure, mettant ainsi la touche finale au projet.

Ces boîtes ont reçu un accueil très positif de la part des résidents. Des gens de tous âges, que ce soient des jeunes enfants ou des personnes âgées, ont apprécié la multitude d’activités proposées ainsi que la possibilité de se reconnecter à la nature ainsi qu’avec les autres.

 

Favoriser les liens sociaux et la mobilisation n’a jamais été plus essentiel qu’à l’heure actuelle. Comme le dit Surya : « Ces liens sont l’essence même de la vie et nous permettent de rester vivants. » Pour elle, mobiliser les gens en cette période difficile représente un véritable remède à la solitude, une solitude qui peut avoir des conséquences néfastes sur notre bien-être. Son but est de créer des liens entre les gens et de leur rappeler que nous sommes tous interconnectés. « C’est ma petite contribution au monde, et chaque contribution compte », dit-elle.

 

Rendu possible grâce au généreux soutien de:

Le racisme est un enjeu dans les parcs et lieux publics

Le racisme systémique et la suprématie blanche existent et sont visibles dans les parcs et lieux publics où les personnes noires, autochtones, et racialisées vivent des expériences de suspicion, de surveillance, de harcèlement, et de violence allant parfois jusqu’à la mort.

Notre organisation, les Amis des parcs, ne peut pas accomplir sa mission “d’activation du pouvoir des parcs pour améliorer la qualité de vie dans les villes” sans reconnaître que le racisme systémique, l’oppression, et l’injustice sont parties intégrantes de la vie quotidienne des personnes noires, autochtones, et racialisées dans les parcs et les lieux publics.

Le travail des Amis des parcs soutient les valeurs d’inclusion et d’équité. Ces valeurs sont au coeur de notre mission, et s’expriment ainsi: “Les parcs sont pour tout le monde”.

Cependant, nous devons faire face au fait que des systèmes racistes bloquent les accès aux lieux publics. Ceci a pour conséquence pratique que les parcs ne sont en vérité pas pour tout le monde. C’est à nous de travailler activement avec les communautés du Canada pour bousculer et démanteler les structures racistes implicites et explicites de pouvoir, et de privilège dans les parcs et les lieux publics.

C’est avec humilité que nous admettons que nous commençons tout juste ce travail. Cette déclaration est la preuve de la volonté de notre organisation de commencer à travailler à démanteler ce racisme systémique en examinant notre plan stratégique, notre théorie du changement, nos programmes, nos politiques de recrutement, nos formations et nos pratiques managériales et administratives. À la suite de cela, nous établirons des stratégies concrètes pour que notre organisation, les Amis des parcs, lutte contre le racisme systémique et la suprématie blanche.

Nous soutenons et nous tenons aux côtés des personnes noires, autochtones et racialisées, et nous nous engageons à les écouter et en apprendre davantage pour guider notre travail.

Voici plusieurs lectures utiles que nous utilisons pour mieux nous éduquer. Nous espérons que vous vous joindrez à nous.

Lectures anti-racistes 

Cette liste n’est pas exhaustive, et n’a aucune prétention de l’être. Ces quelques essais ont eu un impact sur nous en nous confrontant à la perversité du racisme, et notamment du racisme à l’encontre des personnes noires et autochtones, dans la planification, la conception et la gestion des parcs et des lieux publics au Canada et aux États-Unis.

Les essais suivants sont en anglais:

Voici quelques ressources francophones que nous allons prendre le temps d’étudier pour nous aider dans notre travail et notre engagement contre le racisme au Québec et au Canada. 

Les Amis des parcs ont besoin de votre aide pour rendre les parcs et nos communautés sûres

Depuis 10 ans, les Amis des parcs se battent pour défendre le rôle vital que jouent les parcs dans la création de liens entre nous tous. Aujourd’hui, nous lançons un appel qui est bien différent de ce message, mais qui veut défendre une mission ô combien bien plus importante que la préservation de la qualité de vie dans nos villes.

Pour être capable de limiter la propagation de la COVID_19 dans nos communautés et pour limiter le nombre de décès parmi nos êtres aimés et parmi nos communautés, NOUS DEVONS AGIR MAINTENANT.

C’est pourquoi nous vous demandons à tous maintenant de:

  1. Rester à la maison le plus possible,
  2. Respecter scrupuleusement les mesures de distanciation sociale, en maintenant une distance de plus de 2 mètres entre vous et autrui dès que vous sortez de chez vous, y compris dans les parcs et dans les espaces publics,
  3. Éviter les endroits achalandés,
  4. Rester isolé.e.s si vous avez été exposé à la COVID_19, ou si vous en avez les symptômes.

En tant que membre de notre communauté, nous vous demandons de respecter scrupuleusement ces lignes directrices, et de diffuser le même message autour de vous.

Nous souhaitons que les parcs urbains puissent rester ouverts pour offrir un havre de paix nécessaire en ces temps difficiles. Mais uniquement si nous les utilisons tous de façon sûr et responsable. Si, à travers nos comportements individuels, nos parcs urbains peuvent contribuer à la propagation de la maladie, nous serons dans l’obligation de demander leur fermeture.

Merci de vous joindre à nous en partageant et en respectant les avertissements de l’Administratrice en chef de la santé publique au Canada concernant les comportements sûres à avoir en ces temps difficiles.

 

« Nous ne voulons pas d’entrées désignées » : rendre les parcs urbains du Canada accessibles aux personnes handicapées.

Au Canada, une personne sur sept est atteinte d’un handicap. La première chose qui vient à l’esprit lors de la conception d’un parc adapté aux besoins des personnes handicapées est l’accessibilité pour les fauteuils roulants, mais Brad McCannell, vice-président, Accès et inclusion à la Fondation Rick Hansen, veut que les urbanistes pensent autrement.

Bien que les villes construisent de plus en plus de parcs et de pistes accessibles aux fauteuils roulants, selon M. McCannel, il reste encore beaucoup à faire pour offrir un accès universel aux personnes atteintes d’un handicap, par exemple une déficience auditive, une perte de la vision ou une déficience développementale. Il tient à souligner que 70 % des personnes handicapées n’utilisent pas de fauteuil roulant.

« Il y a des personnes âgées qui ne peuvent pas courir ou étendre le bras très loin, mais elles ne sont pas considérées comme étant handicapées. Nous avons besoin de plus que des sentiers accessibles aux fauteuils roulants; nous devons examiner de manière globale ce que signifie être handicapé et pouvoir profiter des parcs et des loisirs. »

Le gouvernement du Canada affirme qu’en raison de la complexité du concept de handicap, il n’en existe pas de définition « opérationnelle ». La définition la plus largement acceptée est celle de l’Organisation mondiale de la santé :

Le terme handicap est un terme générique qui couvre les déficiences, les incapacités et autres restrictions à la participation. Une déficience est un problème de fonction ou de structure du corps; une incapacité est une difficulté éprouvée par un individu dans l’exécution d’une tâche ou d’une action; une restriction à la participation est un problème que connaît une personne dans des situations de la vie quotidienne. [Traduction libre]

Tout comme la majorité d’entre nous, les personnes atteintes d’un handicap, quel qu’il soit, choisissent de vivre en ville pour pouvoir accéder facilement aux services et aux commodités essentiels à leur santé et à leur bien-être, tels que les parcs. Les villes canadiennes en font-elles assez pour rendre les parcs accessibles?

Selon Mike Prescott, candidat au doctorat et chercheur sur la mobilité active des personnes handicapées, l’accessibilité aux parcs canadiens est très variée.

« Ce qui est accessible diffère d’une personne à une autre. Les personnes utilisant un scooter ont des exigences d’accessibilité différentes de celles des personnes atteintes d’une déficience visuelle. »

MM. Prescott et McCannel conviennent tous deux que les villes peuvent faire plus pour rendre les parcs réellement accessibles à tous.

Une meilleure information sur l’accessibilité et une meilleure signalisation

 

Mike Prescott et son chien, Gabby.

« De nombreux parcs offrent des expériences accessibles et intéressantes, mais qui ne sont pas connues. Ça concorde avec des éléments essentiels qui font défaut : de l’information sur l’accessibilité et de la signalisation pour aider les gens à parcourir les parcs et les sentiers, par exemple des cartes, des panneaux de signalisation et des éléments graphiques », explique M. Prescott.

L’information sur l’accessibilité a été améliorée grâce à la prolifération des cartes d’accessibilité numériques et des applications mobiles aidant les personnes handicapées à parcourir les villes et les parcs (AXS Map, Be My Eyes, AccessNow et Wheelmap), mais le contenu de bon nombre de ces applications est alimenté par leurs utilisateurs potentiels et si les données ne sont pas fiables, elles risquent de rendre la signalisation plus compliquée, et non plus simple.

Les villes peuvent résoudre ce problème en créant leurs propres cartes d’accessibilité aux parcs et installations de loisirs. La ville de Burnaby a récemment mené une vérification de l’accessibilité de ses installations, qui a abouti à la création d’un guide d’accessibilité (disponible en ligne et en format PDF, en anglais seulement). Il contient, pour tous les parcs et les édifices municipaux, des renseignements détaillés sur les itinéraires accessibles aux fauteuils roulants, les toilettes, les stationnements, les arrêts d’autobus et les signaux de circulation sonores.

Bien que fournir de l’information sur l’accessibilité aide les personnes handicapées à planifier leurs déplacements vers les parcs et les sentiers municipaux, il est aussi important d’offrir à ces personnes de la signalisation une fois qu’elles sont sur place.

« C’est bien d’avoir des parcs avec des sentiers, mais les personnes âgées ou atteintes d’une déficience sensorielle peuvent se sentir désorientées et décider de ne plus les utiliser. Une signalisation fiable peut aider les gens à sentir qu’ils ne sont pas perdus », affirme M. McCannel.

Les méthodes les plus efficaces et fiables pour la signalisation sont souvent des solutions simples, peu techniques et peu onéreuses, qui vont au-delà des indications de base, par exemple des poteaux tous les 15 à 100 mètres avec un côté rouge et un côté bleu le long des sentiers de randonnée, des marqueurs et des images à contraste élevé pour les personnes qui ne perçoivent pas la profondeur, un rail reliant les poteaux de façon à ce que les personnes utilisant une canne puissent le suivre, et des solutions sensorielles (jardin de lavande, sons, couleurs) qui rendent l’orientation plus intuitive.

Par exemple, les directives de conception accessible de la ville de Toronto spécifient que, pour l’installation de parterres de plantation dans un parc, les concepteurs doivent envisager d’utiliser des plates-bandes surélevées et des plantes odorantes.

 

La conception universelle est une question de subtilité

Selon Lisa Derencinovic, ambassadrice de la Fondation Rich Hansen à qui on a diagnostiqué une maladie oculaire d’origine génétique lorsqu’elle était âgée de quatre ans, « l’accessibilité est une pratique et une attitude d’inclusion et, plus important encore, consiste à créer des possibilités de se concentrer sur les capacités des personnes handicapées plutôt que sur leurs limitations. »

Lorsque j’ai demandé à M. McCannel de me montrer des exemples de parcs accessibles, il a répondu que c’est quelque chose qui est difficile à photographier, car ça ne devrait pas sauter aux yeux.

« Nous ne voulons pas d’entrées désignées. Nous voulons juste avoir accès comme tout le monde. Pourquoi y a-t-il toujours un symbole de fauteuil roulant sur la porte? Les gens ne veulent pas qu’il soit indiqué que des éléments sont destinés aux personnes handicapées », explique M. McCannel. « La conception universelle, lorsqu’elle est bien réalisée, n’est pas évidente. Elle devrait être aussi normale que possible. »

Selon M. McCannel, la meilleure chose à faire pour les parcs urbains est de demander une évaluation par un organisme d’accessibilité, par exemple dans le cadre du programme de certification d’accessibilité de la Fondation Rick Hansen (en anglais seulement). Ce programme offre l’évaluation de l’accès des espaces publics et des bâtiments commerciaux et résidentiels par des professionnels. Jusqu’à présent, plus de 1 100 évaluations de parcs, de parcs aquatiques, de terrains de jeux et de sentiers ont été réalisées.

Le programme sert également à mesurer le niveau d’accès au-delà d’un code du bâtiment et est basé sur l’expérience d’utilisation globale de personnes atteintes de handicaps divers nuisant à leur mobilité, leur vision et leur ouïe, y compris des personnes atteintes d’une déficience développementale et d’autisme.

L’accessibilité universelle est l’objectif que Glenys SnowDymond, spécialiste de l’accessibilité, Spinal Cord Injury BC (site en anglais seulement), s’était fixé dans le cadre de travaux d’amélioration du parc provincial Naikoon, situé dans les îles vierges et isolées de Haida Gwaii.

« Pendant la planification, nous avons convenu que l’accessibilité ne se limitait pas aux aires de pique-nique, aux bancs, aux toilettes extérieures et aux places de stationnement. Pour respecter les normes d’accès universel, il faut intégrer un large éventail de fonctions accessibles pour les personnes à vision, ouïe ou mobilité réduite, dont l’alphabétisation est limitée ou issues de la communauté multiculturelle. »

Nouveaux sentiers accessibles dans le parc Naikoon. Photo: Spinal Cord Injury BC

Le résultat : des trottoirs de bois étendus, des panneaux d’interprétation très contrastés lisibles en braille et un panneau qui souhaite à voix haute la bienvenue aux visiteurs. De plus, ceux et celles qui ne peuvent pas se rendre sur place peuvent désormais l’explorer virtuellement au moyen d’un site Web interactif (en anglais seulement) proposant des effets sonores, des animations et des messages informatifs.

 

Changer la culture de planification et de conception

« Souvent, les espaces publics sont considérés comme accessibles s’ils ont une rampe, et entièrement accessibles s’ils en ont deux », affirme M. McCannel. « Les parcs ne sont pas couverts par les codes du bâtiment, mais les planificateurs ont tendance à se rabattre sur ces codes lorsqu’ils tentent de rendre les parcs accessibles. Par exemple, certaines rampes pour fauteuils roulants qui répondent aux exigences des codes et qui sont sécuritaires à l’intérieur peuvent être dangereuses à l’extérieur lorsqu’elles sont mouillées. »

De nombreuses villes élargissent leur vision de l’accessibilité dans les espaces publics et les parcs en créant de nouvelles directives de conception qui vont au-delà des exigences minimales des codes du bâtiment. Par exemple, la ville de Calgary a créé un manuel de conception universelle qui encourage les professionnels de la conception – architectes, développeurs, urbanistes, concepteurs d’intérieur et concepteurs de sites Web – à assurer l’accès égal, l’inclusion sociale et le traitement équitable de toutes les citoyennes et de tous les citoyens. D’autres villes canadiennes, comme la ville de Burnaby, mènent des évaluations de l’accessibilité. M. Prescott ajoute :

« Les villes de Burnaby et de Vancouver ont déployé des efforts concertés pour intégrer l’accessibilité à leurs parcs au cours des dernières années. Burnaby a réalisé une évaluation de l’accessibilité de tous ses parcs et de toutes ses installations de loisirs, et adopte une approche stratégique pour améliorer l’accès pour tous. La clé pour les villes est de ne pas se concentrer sur des parcs en particulier, mais plutôt sur la manière dont le réseau de parcs peut répondre aux besoins des personnes handicapées. »

M. Prescott affirme que les services des parcs ont tendance à obtenir de meilleurs résultats que les autres services municipaux en matière d’accessibilité, mais qu’il leur faut embaucher plus de planificateurs et d’architectes paysagistes handicapés. Cela aiderait les planificateurs et les concepteurs de parcs à comprendre les défis et les obstacles en matière d’accessibilité.

 

 

Jacques Courteau, coprésident du comité consultatif sur les personnes handicapées de la ville de Vancouver, dans un nouveau fauteuil roulant aquatique offert par le Vancouver Park Board. Photo : Vancouver Park Board 

Si ce n’est pas le cas, les villes devraient au moins avoir un comité consultatif chargé de défendre en permanence les intérêts des personnes handicapées. En 2018, le comité consultatif sur les personnes handicapées de la ville de Vancouver a préconisé un meilleur accès aux plages spectaculaires de la ville. En conséquence, des tapis Mobi-Mat antidérapants et 10 nouveaux fauteuils roulants aquatiques sont désormais offerts pour faciliter l’accès à diverses plages et piscines de la ville (photo ci-dessus).

« Même les obstacles qui semblent mineurs peuvent empêcher l’accès des personnes handicapées et il faut savoir les reconnaître. Une fois qu’on apprend à les reconnaître, ça devient un automatisme. », dit M. McCannel. « C’est ça qui est merveilleux : en apprenant à voir les choses autrement, on apprend à changer la culture. »

Jillian Glover est une professionnelle de la communication spécialisée dans les questions d’urbanisme et de transport. Elle a été Commissaire à la Plannification pour la ville de Vancouver et est diplômée d’un Master en Études Urbaines de l’Université Simon Fraser. Elle est née et a grandi à Vancouver. Elle écrit sur les questions d’urbanismes pour son blogue, This City Life.

La Conférence Nationale des Parcs Urbains ouvre ses portes aux Montréalais pour les inspirer à activer le pouvoir des parcs

Le rôle de précurseur de Montréal dans la gestion des parcs et des espaces publics est la raison qui a poussé les Amis des parcs à choisir cette ville comme lieu pour leur seconde Conférence Au Cœur de la Ville du 12 au 14 Juin.

Désormais, les organisateurs de la Conférence invitent les bâtisseurs, les professionnels des parcs, les volontaires et les groupes communautaires à se rendre aux deux présentations publiques des conférenciers d’honneurs : la Vancouvéroise Rena Soutar, et le Montréalais Jérôme Dupras.

Rena Soutar est la première Planificatrice de la Réconciliation du Bureau des Parcs de Vancouver. Sa conférence jeudi 13 juin de 8h50 à 10h30 à la BAnQ (Bibliothèque et Archives Nationales du Québec) mettra en lumière les stratégies qu’elle met en place pour soutenir les stratégies de Réconciliation dans les parcs de Vancouver. « Pendant plus de 100 ans, le Bureau des Parcs était le narrateur et curateur de la culture narrative des parcs de Vancouver. Cela a longtemps contribué à l’effacement des Premières Nations locales, » rappelle Mme Soutar. « Nous avons maintenant le pouvoir de corriger cette situation et de montrer à quoi peut ressembler un processus de décolonisation réalisé dans le cadre de la Réconciliation au sein d’une institution publique ».

La seconde conférence publique est présentée par Jérôme Dupras, un montréalais bassiste au sein des Cowboys Fringants et Président de la Fondation pour la Protection de l’Environnement. La conférence de Dupras vendredi 14 de 8h50 à 10h00 à la BAnQ (Bibliothèque et Archives Nationales du Québec) mettra en lumière son travail de construction d’une méthode scientifique pour évaluer la valeur économique de la nature, incluant les parcs urbains, permettant des investissements plus importants dans les espaces verts.

Les Amis des parcs sont l’organisation derrière la Conférence au Cœur de la Ville. Cette organisation nationale appuie, mobilise et aide les citoyens à activer le pouvoir des parcs pour améliorer la qualité de vie dans les villes à travers le Canada. Dave Harvey, Directeur Exécutif des Amis des parcs rappelle : « Montréal est la parfaite ville pour réunir les personnes qui sont passionnés à l’idée d’organiser des choses formidables dans les parcs urbains à travers le Canada. Les tours, réceptions, discussions et ateliers vont mettre en valeur les espaces verts animés par les communautés de Montréal pour montrer tout ce qu’il est possible de réaliser dans nos villes. »

TD est le principal commanditaire de la Conférence au Cœur de la Ville à Montréal. « Les espaces verts tels que ceux de Montréal sont essentiels pour bâtir des communautés saines et vibrantes, » selon Andrea Barrack, chef mondiale, Développement Durable et Responsabilité Sociale, pour le groupe Banque TD. « Dans le cadre de notre plateforme mondiale de responsabilité sociale de TD, La Promesse Prêt à Agir, nous sommes fiers d’appuyer cet important rassemblement de personnes qui travaillent et agissent bénévolement pour les parcs urbains du Canada, et d’élargir l’invitation aux gens de Montréal. »

 

 

La conférence bénéficie du soutien généreux offert par le Groupe Banque TD dans le cadre de sa plateforme d’entreprise citoyenne, La promesse Prêts à agir. Avec cette plateforme, TD aide à ouvrir les portes vers un avenir plus inclusif et durable afin que les gens se sentent plus en confiance, pas seulement par rapport à leurs finances, mais aussi par rapport à leur capacité à atteindre leurs objectifs personnels dans un monde en évolution. Par cet engagement, TD est résolu à aider à rehausser la qualité de l’environnement afin que les gens puissent s’épanouir et que l’économie puisse prospérer, en revitalisant des espaces verts et en soutenant la transition vers une économie à faibles émissions de carbone. Pour en apprendre davantage sur La promesse Prêts à agir, visitez le www.td.com/planetedynamique.

Le programme de Bourses TD Amis des parcs offre 225 merveilleuses façons de vous connecter à vos parcs urbains.

Durant la Journée de la Terre, nous avons annoncé les 75 groupes voués au parcs et leurs 225 événements ayant reçu un financement de la part du programme de Bourses TD Amis, leur permettant ainsi de mettre en place de merveilleux événements dans les parcs. Nous en sommes, maintenant, à la deuxième édition de ce programme de Bourses TD Amis des parcs. Il s’est développé de manière à inclure des communautés de parcs dans 7 villes du pays. Il y a tellement de manières de sortir dans les parcs urbains d’ici au réveillon du Nouvel An. Assurez-vous de vérifier qui sont les bénéficiaires de bourses et notez sur votre calendrier les évènements communautaires auxquels vous pourriez participer dans les parcs de votre ville.

Voici un échantillon de ce qui est prévu dans différentes villes du Canada:

Calgary:

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La bataille d’eau Est VS Ouest de l’année dernière au Crescent Height de Calgary a réuni les habitants d’un quartier pourtant divisé, et a rassemblé les petits et les grands autour d’un moment de détente, d’amusement et de rires tout en apportant un peu de fraîcheur dans la chaleur de l’été ! Cette année, l’Association Communautaire de Crescent Height donne à ses évènement une tournure plus écologique en organisant un atelier de création de marionnettes respectueux de l’environnement, une balade bucolique en compagnie d’un arboriste et, bien sûr, la mémorable bataille d’eau dont nous sommes fiers d’annoncer qu’elle est maintenant devenue une tradition annuelle !

Edmonton:

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Nous sommes très enthousiastes d’avoir étendu le programme de Bourses TD Amis des parcs à Edmonton. L’Alliance pour la Concertation de la Rivière d’Edmonton accueille un événement qui cherche à renforcer la connection entre les jeunes et la nature. Leur événement pour L’engagement de la Jeunesse à Riverdale Park valorisera leur jardin communautaire, tandis que Les Aventures Familiales au Whitemud Park s’intéresseront plutôt au Kihciy Askiy (La terre sacrée), un savoir traditionnel et autochtone.

Halifax:

Nos amis de l‘Est, à Halifax, étaient ravis d’être inclus dans le programme de Bourses TD Amis des parcs de cette année. L’association des Résidents du Quartier de Bloomfield a démontré une grande créativité en proposant 3 différents repas communautaires à thème, dont le dernier sera un repas de bienvenue dans la communauté où, accompagnés de l’association de Services aux Immigrants de Nouvelle Ecosse, ils inviteront des nouveaux venus dans la communauté pour partager un repas et leurs expériences. Et les festivités ne s’arrêteront pas là, puisque la Société des Artistes de Changements Dramatiques contre l’Oppression va organiser un spectacle et une soirée dansante au coucher du soleil. Leur évènement sera alimenté en électricité issue de panneaux solaires puisqu’ils cherchent toujours à organiser leurs évènement de manière autogérée et écologique.

Montreal:

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La créativité des groupes communautaires des parcs de Montréal fait de leurs évènements des moments uniques qui valent le détour ! Les tout-petits et leur familles venus de Dorval-Lachine pourront lire, jouer et picnicker dans le Parc Lassalle, encadrés par la Table de concertation de petite enfance de Dorval Lachine, tandis que le Groupe de citoyens de la 1ère et 2ème avenue nettoieront le Parc Frédéric-Back, ce parc mythique de Montréal en pleine transformation.

Ottawa:

À Ottawa, les communautés francophones et anglophones accueillent toutes deux des événements financés par le programme de Bourses TD Amis des Parcs. Rendez Vous des Aînés Francophones D’Ottawa mobilisera les aînés locaux pour nous expliquer comment nettoyer les espaces naturels. Une fête sensationnelle est prévue pour l’ouverture de la plage de la Communauté de Westboro.

Toronto/GTA:

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Cette année, le programme de Bourses TD Amis des parcs a été étendu de Toronto à toute la région du Grand Toronto. Les groupes des Amis des Parcs qui regroupent des parcs Silver Creek, Lotherton, Dallington, Henrietta, Hancock Woodlands, et Cedarbrook & Thompson Memorial accueilleront eux aussi des évènements hors du communs dans leur parc.

Vancouver:

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Cet été à Vancouver, la Gordon Neighbourhood House transporte leur action communautaire au parc! Le Mini-Parc de Broughton Street recevra un grand barbecue pour la communauté, une soirée Chili con Carne incluant des jeux, un concert et un atelier gratuit de jardinage pour les voisins du quartier; une manière à les initier à l’agriculture urbaine.  

Nous sommes impatients de vous retrouver dans ces événements financés par le programme de Bourses TD Amis des parcs. Prenez soin de vous connecter régulièrement sur notre site internet pour vous tenir au fait des derniers événements postés.

 

 

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Le programme de Bourses TD Amis des parcs  bénéficie du soutien généreux offert par le Groupe Banque TD dans le cadre de sa plateforme d’entreprise citoyenne, La promesse Prêts à agir. Avec cette plateforme, TD aide à ouvrir les portes vers un avenir plus inclusif et durable afin que les gens se sentent plus en confiance, pas seulement par rapport à leurs finances, mais aussi par rapport à leur capacité à atteindre leurs objectifs personnels dans un monde en évolution. Par cet engagement, TD est résolu à aider à rehausser la qualité de l’environnement afin que les gens puissent s’épanouir et que l’économie puisse prospérer, en revitalisant des espaces verts et en soutenant la transition vers une économie à faibles émissions de carbone. Pour en apprendre davantage sur La promesse Prêts à agir, visitez le www.td.com/planetedynamique.

 

Jérôme Dupras: protecteur de la nature via l’art et la science

Jérôme Dupras est l’un de nos principaux conférenciers pour notre prochaine Conférence au Cœur de la Ville qui aura lieu à Montréal du 12 au 14 juin prochain.

Jérôme Dupras est le bassiste du célèbre groupe québécois Les Cowboys Fringants, et le Directeur du Laboratoire d’Économie Écologique à l’Institut des Sciences de la Forêt Tempérée.

Dupras est unique comme son engagement pour la préservation et la protection de la nature à l’intersection de l’art, la science, et l’activisme. 

 

Quand l’art et la science partage la scène 

 

 

Jérôme Dupras n’est pas seulement un scientifique et géographe de talent, mais aussi le bassiste du très célèbre groupe québécois Les Cowboys Fringants.

Voilà comment il donne un sens à cette double carrière de musicien et de scientifique :

« Comme la musique, la science est une forme d’art. Un scientifique, comme un musicien, doit apprendre les bases et beaucoup pratiquer. Pour être innovant dans l’art comme dans la science, vous devez être créatif pour créer un impact. Briser les frontières de l’art et de la science est là où ‘je prends du plaisir’ à innover. ».

Dans sa carrière avec Les Cowboys Fringants, Dupras utilise la puissante plateforme qui s’offre à lui pour promouvoir son message sur l’importance souvent ignorée de la valeur de préserver et libérer la nature. En tant que scientifique, il utilise son esprit artistique pour développer une approche créative dans le cadre de ses recherches qui permet d’implanter chez les gens l’idée qu’investir dans la nature puisse provoquer des bénéfices financiers.

 

Faire l’argument économique de la nature

Dupras et son équipe ont développé une formule pour mesurer la valeur économique des infrastructures naturelles comme les arbres, les rivières, ou les fleurs.

En trouvant des moyens de mesurer cette valeur, Dupras a donné à la nature un levier pour les discussions qui placent la nature en opposition avec le développement économique. Plus d’arbres, cela veut dire moins de développement, non? Ça vous rappelle quelque chose? Eh bien, la formule de Dupras démontre le contraire. En conséquence de cette formule disponible en open-source, des municipalités ont mis en place des crédits d’impôts pour la conservation des forêts et ont justifié la plantation de plus d’arbres pour la pollinisation et pour la filtration de l’eau qu’ils apportent.

Dupras et son équipe s’engagent pour aider les initiatives locales de groupes communautaires en leur apportant toute l’aide technique dont ils besoin pour mettre en place les résultats pratiques de cette formule.

« Je suis très fier de voir nos recherches appliquées permettant à plus de gens de préserver et de cultiver des infrastructures naturelles. C’est un modèle que nous souhaitons voir s’étendre. Plus de gens l’utilise, mieux c’est. ».

 

Utiliser la musique pour cultiver la future génération d’activistes

 

En 2016, le groupe de Dupras Les Cowboys Fringants a créé une fondation pour supporter les activités qui aident à passer le message sur l’importance de la nature. Avec le support de leurs fans, La Fondation Cowboys Fringants a planté 375 000 arbres pour célébrer le 375em anniversaire de Montréal. Le financement participatif lié aux ventes d’album a permis de financer le projet.

« Un arbre planté maintenant va mettre entre 20 et 25 ans à murir. C’est un cadeau pour les enfants aujourd’hui et demain. ». 

La fondation a aussi aidé un programme enseignant l’écriture de chansons à des lycéens pour les aider à utiliser l’art comme une plateforme de leur activisme. Pendant 18 mois, des lycéens de lycées tout autour du Québec ont écrit des chansons pour promouvoir l’activisme environnemental avec pour point culminant la sortie de deux albums regroupant les chansons écrites pour les lycéens chantées par des artistes québécois connus.

« C’est un processus puissant pour des lycéens de voir qu’ils ont commencé avec une page blanche, et que maintenant leur chanson et leur message est chanté par un artiste célèbre ».

Ne ratez par votre chance d’écouter Jérôme Dupras à la Conférence au Cœur de la Ville à Montréal du 12 au 14 juin.

Il est l’un de nos dynamiques conférenciers et présentateurs engagés pour tirer parti du pouvoir des parcs tout autour du Canada.

On se voit là-bas!

 

6 raisons de ne pas manquer la conférence nationale sur les parcs urbains canadiens

Ne ratez pas la conférence Cœur de la ville qui se tiendra à Montréal du 12 au 14 juin. Cet événement organisé par les Amis des parcs est un incontournable pour les dirigeants municipaux dont le travail touche aux parcs. Cela comprend les planificateurs des parcs et le personnel et les services chargés des loisirs qui se servent des parcs urbains aux fins du développement communautaire.

La conférence est le seul événement national qui rassemble tous les intervenants investis dans l’avenir des parcs urbains d’un bout à l’autre du Canada. Pour examiner les enjeux les plus importants touchant les parcs urbains partout au pays, on offrira des discours-thèmes, des visites hautement interactives et des ateliers pratiques ayant pour toile de fond Montréal, une ville admirée à l’échelle mondiale pour son approche innovatrice des espaces verts.

Voici pourquoi vous devez y être.

 

1.Un rassemblement de dirigeants municipaux et de leaders des parcs

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Il y a des événements pour les dirigeants municipaux et des événements pour les leaders communautaires, mais il est rare que ces deux univers se rencontrent. Cœur de la ville est une conversation nationale qui tourne autour des parcs. À ce titre, elle tissera des liens entre des dirigeants municipaux, des groupes communautaires, des organisations sans but lucratif et des bailleurs de fonds. Cette occasion rare permettra à 200 des plus importants intervenants canadiens du domaine des parcs d’apprendre les uns des autres, de réseauter et de bâtir des relations qui façonneront la planification, les partenariats, la conception et la programmation des parcs urbains, et ce, bien longtemps après la fin de la conférence.

2.Pleins feux sur la réconciliation 

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La Commission des parcs de Vancouver a à cœur de renforcer les relations avec les peuples autochtones. Première planificatrice de la réconciliation à la Commission des parcs et des loisirs de Vancouver, Rena Soutar est conférencière d’honneur à Cœur de la ville, où elle mettra en évidence les efforts déployés par la Ville en matière de réconciliation. « Notre position actuelle nous permet de démontrer à quoi peut ressembler un cadre de réconciliation dans une institution publique », explique-t-elle. Découvrez comment Mme Soutar fait preuve d’innovation en appliquant les principes de la Commission de vérité et réconciliation du Canada aux parcs de Vancouver.

3. Un conférencier d’honneur qui est à la fois vedette de rock et professeur de géographie

Bassiste pour le groupe les Cowboys Fringants, Jérôme Dupras est également un universitaire qui vise à quantifier la valeur économique de la nature et de la biodiversité. Pour ce musicien qui a réintégré le monde universitaire après avoir connu la notoriété sur scène, ces deux univers sont parfaitement compatibles. En fait, la fondation créée par son groupe se sert des profits générés par la vente de billets et d’albums pour investir dans des initiatives communautaires à visée environnementale.

La recherche de M. Dupras va à l’encontre de l’idée selon laquelle les intérêts économiques et environnementaux s’opposent. Pour lui, au contraire, l’un dépend de l’autre. Son modèle libre pour qualifier la valeur de la nature a été utilisé par plusieurs groupes, citoyens et municipalités.

Les travaux scientifiques de M. Dupras ont récemment été reconnus par le gouvernement du Québec, alors qu’il s’est vu décerner le Prix de la relève scientifique. Jérôme Dupras continue de s’impliquer dans plusieurs projets de conservation et de verdissement. Il est notamment cofondateur du Mouvement Ceinture Verte et a dirigé une initiative consistant à planter 375 000 arbres pour souligner le 375e anniversaire de Montréal.

4. La possibilité de réseauter dans certains des parcs de calibre mondial

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Pour bien commencer votre conférence Cœur de la ville, joignez-vous aux Amis de la Montagne pour une visite privée du mont Royal, la montagne tant aimée des Montréalais. Nous nous réunirons au pavillon du Lac-aux-Castors pour admirer la vue de cette grande ville et du parc qui accueille annuellement 5 millions de visiteurs.

Dînez à la TOHU, le lieu de la première salle de spectacle circulaire en Amérique du Nord consacrée aux arts du cirque. Visitez l’espace et le parc Frédéric-Back. Anciennement une carrière et un site d’enfouissement, ce lieu se voit aujourd’hui transformer en parc urbain dynamique qui arrivera deuxième par sa taille parmi les grands espaces verts de Montréal. Le projet a été qualifié de « plus ambitieux projet de réhabilitation environnementale jamais entrepris ».

Il y aura également une réception et une visite au parc La Fontaine, une occasion de souligner le rôle actif joué par les communautés locales dans le développement du plan directeur du parc.

5. Des ateliers ciblés

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Des ateliers interactifs animés par des experts de partout au pays traiteront des enjeux les plus pressants touchant les parcs urbains. Participez à des ateliers mettant en lumière des modèles de gouvernance créatifs, des outils pour évaluer l’utilisation et les retombées des parcs, et des approches de conception des parcs qui s’attaquent aux changements climatiques. Vous travaillerez avec des experts venant d’organisations un peu partout au Canada, notamment Calgary Parks, la Ville de Winnipeg, la Commission des parcs de Vancouver, le Gehl Institute et bien plus encore. Les groupes communautaires voués aux parcs canadiens comprennent la Stanley Park Ecology Society, le Quartier des spectacles, la Spence Neighbourhood Association et MABELLEarts, pour ne nommer que ceux-là.

6. L’occasion de visiter la ville « verdoyante »

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Les visites des parcs font partie intégrante de la conférence Cœur de la ville, Montréal étant largement reconnue comme une ville « verdoyante ». Les visites mettront en lumière des projets de toutes tailles, des petites initiatives communautaires aux parcs emblématiques de grande envergure.

Par exemple, une visite du Grand Potager vous fera découvrir comment un partenariat unique entre la municipalité et une organisation sans but lucratif a entraîné la création d’un centre de ressources en agriculture urbaine dans des serres municipales.

Vous pouvez visiter le Circuit Jardins, une série de jardins autour du centre-ville de Montréal qui sont nés de la transformation de terrains sous-utilisés et vacants en lieux renaturalisés destinés à la population. Ces jardins sont à la fois des infrastructures vertes et des infrastructures sociales, offrant des espaces pour les résidents les plus marginalisés.

Choisissez parmi plus de 10 visites offertes sur deux jours.

Ne manquez pas l’événement incontournable pour les leaders municipaux. Inscrivez-vous maintenant.

 

 

Cœur de la ville est organisée par les Amis des parcs, une organisation nationale qui appuie et mobilise les gens pour les aider à activer le pouvoir des parcs afin d’améliorer la qualité de vie dans les villes d’un bout à l’autre du pays.

 

La conférence bénéficie du soutien généreux offert par le Groupe Banque TD dans le cadre de sa plateforme d’entreprise citoyenne, La promesse Prêts à agir. Avec cette plateforme, TD aide à ouvrir les portes vers un avenir plus inclusif et durable afin que les gens se sentent plus en confiance, pas seulement par rapport à leurs finances, mais aussi par rapport à leur capacité à atteindre leurs objectifs personnels dans un monde en évolution. Par cet engagement, TD est résolu à aider à rehausser la qualité de l’environnement afin que les gens puissent s’épanouir et que l’économie puisse prospérer, en revitalisant des espaces verts et en soutenant la transition vers une économie à faibles émissions de carbone. Pour en apprendre davantage sur La promesse Prêts à agir, visitez le www.td.com/planetedynamique.

 

 

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À Vancouver, la réconciliation avec les peuples autochtones commence dans les parcs

Rena Soutar, planificatrice de réconciliation pour le conseil des parcs de Vancouver, sera prochainement conférencière invitée à notre conférence nationale qui se tiendra à Montréal en juin 2019.

Pendant 3 000 ans, des peuples autochtones ont vécu sur une péninsule de forêt dense surplombant la mer des Salish, dans le lieu maintenant appelé parc Stanley. C’était le domicile des peuples Tsleil-Waututh, Squamish et Musqueam, et on y trouvait un village appelé Xwayxway, où des potlatchs se sont tenus aussi tard qu’en 1875. Aujourd’hui, le parc le plus emblématique de Vancouver porte peu de traces de son passé autochtone.

Lorsque le terrain a été officiellement désigné « parc Stanley », en 1886, la plupart des Autochtones qui y habitaient ont été évincés sans compensation. De telles évacuations ont eu lieu dans des parcs de toute la ville. Selon le conseil des parcs de Vancouver :

« L’une des actions principales du colonialisme est de retirer des communautés entières de leurs maisons ancestrales. Cela a été fait par le conseil du parc depuis sa création, en commençant par la déclaration que le conseil avait compétence sur le parc Stanley, ainsi que sur les zones de plage autour de la ville. »

Le conseil des parcs de Vancouver tente de corriger les méfaits du passé. L’objectif est la réconciliation. Ce mot a une signification unique pour chacun, mais en fin de compte, cela implique de bâtir une nouvelle relation entre la société canadienne et les peuples autochtones. Selon le conseil des parcs de Vancouver, la réconciliation implique davantage qu’une cérémonie de reconnaissance de ces territoires. Il s’agit d’une occasion d’apprendre la vraie histoire de Vancouver et de reconnaître les traitements injustes infligés aux peuples autochtones.

« C’est la bonne chose à faire, souligne Rena Soutar, planificatrice de la réconciliation au sein du conseil des parcs de Vancouver. Comme le conseil a compétence en matière d’espaces verts, de plages et de centres communautaires, il sert une population diversifiée. Toutefois, nous apprenons que les communautés autochtones ne sont pas bien servies dans le système actuel. »

Le processus de réconciliation a débuté en janvier 2016, lorsque le conseil des parcs de Vancouver a adopté 11 stratégies en réponse aux 94 appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation du Canada. Les stratégies comprennent l’adoption de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, la formation du personnel sur les problématiques autochtones et l’établissement d’un programme pour les artistes visant la création d’œuvres inspirées par la réconciliation, notamment une résidence d’artiste au parc Stanley.

 

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Crédit photo: Ville de Vancouver

« L’artiste musqueam Chrystal Sparrow est la première à pratiquer son art dans le chalet en A de Second Beach. Une fois par semaine, elle accueille les visiteurs, qui peuvent découvrir son expérience et sa culture », souligne Madame Soutar.

Pour faire avancer encore davantage son programme ambitieux de réconciliation, le conseil des parcs a récemment approuvé un « audit colonial », qui mettra en évidence l’histoire coloniale et visera à offrir des excuses formelles aux Premières nations Musqueam, Squamish et Tsleil-Waututh pour les principales actions du colonialisme. Le conseil des parcs a également engagé Madame Soutar pour mener des consultations avec les leaders autochtones pour faire en sorte que l’histoire, les valeurs et les pratiques de mémoire des Autochtones soient reflétées dans ses politiques et programmes, tant dans les parcs existants que dans de nouveaux parcs.

Le parc Northeast False Creek est l’un des premiers parcs créés en collaboration. Le parc fait partie d’un plan global pour une vaste zone de terrains non développés, autour du viaduc Georgia, au centre-ville de Vancouver (le viaduc sera détruit… disons adieu à la seule autoroute au centre-ville de Vancouver). Le personnel travaille en étroite collaboration avec les Premières nations locales et les communautés autochtones urbaines pour veiller à ce que les principes de pratiques culturelles, de défense de l’environnement et de visibilité des trois nations soient reflétés dans la conception du parc.

« Le parc Northeast False Creek est le premier grand parc à être conçu depuis que le conseil des parcs s’est engagé à décoloniser son approche. Cela a permis d’approfondir et d’élargir le dialogue avec les Premières nations locales et d’autres groupes consultatifs d’Autochtones », affirme Madame Soutar.

Tout en traçant une voie de collaboration pour la conception de futurs parcs, le conseil des parcs de Vancouver et les Premières nations locales ont établi une nouvelle collaboration pour le plus ancien parc de la ville, qui représente une histoire sombre pour les deux parties.

En 2014, le conseil des parcs a reçu une lettre des gouvernements Musqueam, Squamish et Tsleil-Waututh, qui ont réaffirmé d’une seule voix leurs droits à Vancouver, particulièrement au parc Stanley.

Les Nations avaient déjà envoyé des lettres séparément par le passé, mais pour la première fois, le conseil a accepté de les rencontrer, puis de collaborer à un plan global à long terme pour le parc Stanley.

 

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« Le conseil des parcs rencontre dorénavant des représentants des gouvernements des trois Premières nations locales chaque mois pour élaborer un plan global pour le parc Stanley, sur une période de 100 ans, relate Madame Soutar. Il faut bâtir une grande confiance, mais en ce qui concerne le parc, nous réalisons que nos valeurs et nos principes sont bien alignés. »

Une des premières tâches du groupe de travail du parc Stanley consiste à renommer Siwash Rock, un rocher magnifique et emblématique du parc, dont le nom actuel comporte une connotation péjorative pour les peuples autochtones. Dans la culture des Premières nations, ce rocher, dont l’âge est estimé à 32 millions d’années, représente un homme transformé en roche pour honorer sa pureté et son dévouement envers ses enfants.

« Pendant plus de 100 ans, le conseil des parcs s’est occupé de la narration et de la présentation de la culture dans les parcs de Vancouver. Cela a longtemps contribué à l’effacement des Premières nations locales, souligne Madame Soutar. Nous sommes maintenant en bonne posture pour corriger ces situations et montrer à quoi peut ressembler un processus de décolonisation dans un cadre de travail de réconciliation, au sein d’une institution publique. »

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Jillian Glover est une professionnelle des communications, spécialisée dans les questions d’urbanisme et de transport. Elle a été auparavant commissaire à la planification urbaine à Vancouver et est titulaire d’une maîtrise en urbanisme de l’Université Simon-Fraser. Elle est née et a grandi à Vancouver, et parle d’enjeux urbains dans son blogue, This City Life.

Les parcs et la création de capital social

À l’université, j’avais une amie qui croisait la même personne tous les jours. Elles avaient le même horaire et se rencontraient au même moment et au même endroit. Elles ont fini par se saluer d’un hochement de tête ou par un bonjour — c’était leur seule interaction. Mon amie appelait cette personne son « amie vortex » et depuis, l’importance des amis vortex pour nous faire sentir que nous faisons partie d’une communauté est devenue pour moi une obsession.

J’ai pensé à cette anecdote en lisant le rapport de recherche révolutionnaire de la Toronto Foundation sur le capital social de Toronto, qui analyse les niveaux de confiance, l’étendue du lien civique, la solidité des réseaux sociaux et le soutien des organismes locaux de Toronto au sein des groupes. Ce rapport présente un regard fascinant sur notre ville et recoupe de façon intéressante des études effectuées par les Amis des parcs sur les incidences sociales des parcs.

Pour notre rapport Susciter le changement de 2016 et pour mieux comprendre les incidences sociales de leur travail, nous nous sommes entretenus avec des bénévoles dans les parcs, des leaders d’organismes sans but lucratif et des employés municipaux aux États-Unis et au Canada qui prêtent main-forte dans les parcs locaux des quartiers défavorisés.

Notre étude a démontré que l’engagement dans les parcs locaux peut aider à créer un sentiment de responsabilité partagé, à accroître l’engagement civique, à réduire l’isolement social et à fournir un lieu de rencontre à des gens différents. Fait intéressant, le rapport de la Toronto Foundation indique que tous ces éléments sont importants dans l’accroissement du capital social. Les parcs ont cet effet principalement parce qu’ils permettent aux gens de rencontrer leurs voisins — d’établir des liens avec les gens, y compris avec des personnes différentes d’eux à bien des égards : âge, sexe, statut socio-économique, race ou ethnie (ce que le rapport de la Toronto Foundation appelle le « capital de raccordement »).

Le pouvoir d’un simple bonjour

L’un des faits intéressants relevés lors de l’examen de la documentation universitaire sur les liens sociaux est l’importance des relations dans nos vies, même si elle se limite à un bonjour. Pour citer notre rapport Susciter le changement :

Les interactions naturelles qui surviennent dans les parcs – un simple bonjour, un hochement de la tête ou un signe de la main – sont de petits gestes, mais puissants. Ces interactions – que certains chercheurs désignent comme établissant des « liens faibles » – peuvent renforcer le sentiment de sécurité et de soutien social, et aident à réduire le sentiment d’isolement. L’établissement de ces liens contribue à l’accroissement du capital social, soit les liens sociaux, la confiance et le soutien, qui jouent un rôle important non seulement pour créer des collectivités plus fortes et saines, mais pour établir des réseaux pouvant mener à des occasions pour les personnes, notamment en matière d’emploi.

Même si le rapport de la Toronto Foundation n’utilise pas explicitement les termes « liens faibles », il fait ressortir l’importance de connaître ses voisins.

Il s’avère qu’il est très important de connaître ses voisins, pas seulement pour leur emprunter une tasse de sucre, mais aussi pour promouvoir un sentiment plus aigu de confiance, d’engagement, d’établissement d’un réseau social et d’appartenance. Par exemple, plus de la moitié des personnes interrogées qui disent connaître leurs voisins ont indiqué que leur sentiment d’appartenance était fort, comparativement à seulement six pour cent de ceux qui ne connaissaient pas leurs voisins. C’est tout un écart.

Le parc : une infrastructure sociale

Comme les Amis des parcs disent toujours, les parcs ne sont pas simplement des espaces verts, mais aussi des éléments essentiels de l’infrastructure sociale de nos villes, qui peuvent aider à créer des collectivités plus tissées serrées socialement.

Le parc comme moyen de tisser des liens sociaux est particulièrement important dans une ville aussi riche que Toronto qui compte de nombreuses tours — aussi bien au centre-ville que dans les banlieues immédiates.

Comme le montre le rapport de la Toronto Foundation, les gens qui vivent dans une maison unifamiliale sont plus portés à connaître leurs voisins que ceux qui vivent dans une tour d’habitation. Les Amis des parcs savent qu’un beau parc de quartier bien entretenu offrant des services et des activités attire les gens, leur donne une raison de s’y attarder, les aide à rencontrer leurs voisins, même s’ils habitent dans un immeuble de 30 étages.

Tous les parcs ne sont pas pareils

Naturellement, il ne suffit pas d’un parc dans un quartier pour en ressentir les bienfaits sociaux. Comme pour presque tout, il faut examiner la situation par la lorgnette de l’équité. Notre examen de la documentation a révélé que la qualité d’un parc (son entretien), les services fournis (comment il répond aux besoins) et les activités qu’il présente (son intérêt) sont déterminants pour encourager les gens non seulement à s’y rendre, mais aussi à interagir avec les autres.

C’est pourquoi une grande partie de notre travail consiste à créer des parcs de grande qualité et attrayants ailleurs que dans les centres-villes qui comptent souvent des parcs réputés présentant déjà ces avantages.

C’est ce que nous faisons par l’entremise du programme Susciter le changement (du même nom que notre étude) en renforçant les capacités et en offrant des micro-subventions à ceux qui vivent dans des zones d’amélioration des quartiers de Toronto pour les aider à animer leur parc local. Nous y parvenons aussi grâce à des programmes comme Arts in the Parks, dans le cadre duquel nous travaillons avec le Conseil des arts de Toronto pour offrir des activités artistiques dans les parcs situés à l’extérieur du centre-ville, et aux Bourses TD Amis des parcs qui permettent de financer des événements communautaires de petite envergure dans les parcs de cinq villes au Canada.

Alors, la prochaine fois que vous irez dans un parc, rappelez-vous de saluer les personnes que vous croisez pour faire votre part pour améliorer un tant soit peu les liens sociaux dans votre collectivité.

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