Sortez de chez vous : Comment l’organisme Park Avenue Community Oven a réchauffé la collectivité de Dartmouth après le passage de l’ouragan Dorian

«Ces dernières 24 heures, tout incitait à rester à la maison : vent, pluie, portes qui claquent, arbres qui tombent et autres. Mais sortez de chez vous. Il se passe de belles choses ici. » – Entrevue réalisée par la CBC avec l’organisme Park Avenue Community Oven pendant la « fournée de la tempête ».

Quand les temps sont durs, nous avons tous grand besoin de réconfort, mais ce n’est pas donné à tout le monde d’être un phare dans la nuit.

Le dimanche, quand l’œil de l’ouragan Dorian était quelque part au-dessus de Dartmouth en Nouvelle-Écosse, Allison Eddy, bénévole à l’organisme Park Avenue Community Oven (PACO), a envoyé un courriel aux autres bénévoles pour suggérer d’allumer le four pour offrir un repas chaud aux gens privés d’électricité.

Un repas rassasie, mais réconforte aussi après la désolation laissée par la tempête qui a endommagé beaucoup de maisons et qui, à son plus fort, a privé d’électricité plus de 400 000 Néo-Écossais.

 

Bernie Tremblay, un autre bénévole, a saisi la balle au bond et publié un message sur les réseaux sociaux. Halifax Noise l’a repris et diffusé à plus grande échelle. Très vite, Stone Pizza, une pizzéria locale qui n’avait plus d’électricité, a offert de donner toutes ses pizzas pour les cuire dans le four.

Et c’est ainsi que 200 personnes se sont réunies dans un parc de Dartmouth pour partager de la pizza et se réconforter après le passage de ce violent ouragan.

Organisme à but non lucratif mis sur pied en 2012 par des citoyens et exploité par des bénévoles, PACO rassemble depuis longtemps les gens en créant un sentiment d’appartenance autour de la nourriture. Le groupe a un four, mais aussi un jardin communautaire et des vergers. En fait, le travail bénévole de ce groupe a totalisé 300 heures l’année dernière.

Le four communautaire est utilisé plus de 100 jours par année par la collectivité. De plus, des activités Open Oven ont lieu deux fois par semaine pour inciter le public à se servir du four. Les gens y font cuire des pizzas et aussi des légumes, des biscuits, des hot-dogs et même des œufs et du bacon.

En attirant les gens, le four favorise l’échange d’expériences culinaires. Et le partage d’expériences est essentiel pour tisser des liens.

Bernie Tremblay, bénévole aux commandes du four le soir de cette activité nommée « fournée de la tempête », reconnaît qu’il a attrapé le virus du four quand il a découvert les bienfaits de partager de la nourriture avec la collectivité. « L’un des symptômes est que vous devez absolument faire savoir aux autres à quel point un four communautaire est génial. »

Bernie était entre deux emplois et voulait donner un sens à sa vie quand il a vu le four communautaire dans le parc Leighton Dillman Park de Dartmouth Commons. C’est l’odeur de la nourriture qui cuisait qui a retenu son attention. Une semaine plus tard, il avait les clés du four et allumait un feu pour servir à manger aux côtés d’autres bénévoles comme lui.

Bernie croit aux pouvoirs du four communautaire : « Jamais vous ne repartirez du four du parc sans vous sentir mieux. »

Quand le vent souffle et que les arbres tombent, il est normal de vouloir rester à l’intérieur. Franchement, tous les prétextes sont bons : écrans numériques, traîner en pyjama, rester sous la couette. Mais des lieux comme PACO et ses bénévoles nous poussent à sortir. Et grâce à des groupes comme PACO, nous avons l’occasion de « sortir » dans les parcs communautaires. Et bizarrement, nous nous y sentons davantage chez nous.

Merci aux formidables bénévoles de PACO, qui allument le feu qui réchauffe les collectivités.

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