Alors que Dave Harvey prend sa retraite de son poste de co-dirigeant chez Ami·es des parcs, il revient sur le chemin parcouru depuis la fondation de l'organisation en 2011.
Erika Nikolai, directrice générale d’Ami·es des parcs, a reçu le prix de l’Individu d’exception décerné par World Urban Parks — l’une des reconnaissances internationales les plus prestigieuses dans le secteur des parcs et de l’espace public.
Découvrez comment les initiatives d’intendance des grands parcs urbains du Canada contribuent à des écosystèmes plus sains, au bien-être des participant·es et à un soutien essentiel pour les services municipaux.
Dans le quartier Champlain Heights, à l’est de Vancouver, nous avons rencontré deux organisations qui mènent des efforts pour restaurer les forêts indigènes et tisser des liens au sein de leur quartier.
L’hiver peut être éprouvant : il fait sombre, froid, et la neige s'accumule. Explorez des moyens concrets pour redécouvrir la joie de l'hiver.
Découvrez de quelles façons les initiatives menées par les organisations communautaires dans des parcs de Montréal peuvent contribuer à l’inclusion sociale.
Créer des liens, soutenir, s'inspirer, dynamiser les parcs urbains – Abonnez-vous à notre infolettre et restez informé·e !
En faisant un don à Ami·es des parcs, vous contribuez à rendre les parcs plus vivants et accessibles à tout le monde.
Ami·es des parcs
10 septembre, 2020 National - Canada
Deuxième rapport mettant en lumière les tendances, enjeux et pratiques qui façonnent les parcs urbains du Canada.
Pour plus d’informations, contactez :jsammy@parkpeople.ca
Cette étude de cas fait partie du Rapport 2020 sur les parcs urbains du Canada, mettant en lumière des projets, des personnes et des politiques inspirant·es à travers le Canada, qui offrent des solutions concrètes aux défis les plus urgents auxquels font face les parcs urbains.
________
Les changements climatiques et la perte de biodiversité imposent un stress à nos écosystèmes, et il est donc plus important que jamais d’engager les résidents dans la conservation urbaine.
Comment s’y prendre alors pour mobiliser les gens malgré leurs vies occupées tout en respectant le savoir traditionnel et en faisant participer un plus grand nombre de personnes à la conversation sur la conservation.
Selon Jennifer Pierce, chercheuse en biodiversité à l’Université de la Colombie-Britannique, pour rallier les gens autour de la biodiversité, il faut articuler cette dernière d’une façon qui les touche.
Elle recommande de se poser des questions comme « Comment la biodiversité s’inscrit-elle dans leurs vies? Dans leurs valeurs? » Dans certains cas, il faudra laisser tomber les arguments axés uniquement sur l’environnement et relier la biodiversité à d’autres enjeux qui préoccupent les gens.
Comme nous l’avons souligné dans notre description de projets de biodiversité urbaine à l’échelle des quartiers, l’un des avantages des initiatives locales est leur capacité à rendre la biodiversité tangible et pertinente. Une étude récente a également montré qu’exposer les gens à la nature à proximité de chez eux peut avoir une incidence positive sur leur engagement dans des enjeux environnementaux plus globaux.
En misant sur leur attachement à leur domicile ou à leur quartier, et en leur montrant comment des jardins de plantes indigènes et des jardins de pluie pourraient, par exemple, leur faire économiser de l’argent (comme le fait le programme de remises de Guelph), il est possible d’inclure plus de gens dans la conversation.
Le travail auprès des jeunes est un autre moyen de mobiliser les gens. La population des écoles est représentative de la société, explique Nina-Marie Lister, professeure agrégée à l’Université Ryerson. Les élèves peuvent relayer des messages sur l’importance de la biodiversité à leurs parents, comme ils l’ont fait pour le recyclage dans les années 1980. « Ce sont les enfants qui ont poussé leurs parents à se mettre au recyclage en montrant l’exemple », indique Mme Lister.
Joce Two Crows Tremblay, de l’Indigenous Land Stewardship Circle à Toronto, travaille directement avec des jeunes de la rue et des membres des populations autochtones urbaines. Ensemble, ils plantent des espèces indigènes dans les parcs et les espaces publics locaux et s’en occupent.
Ces jardins sont un moyen important de renouer avec la terre, les traditions et les cérémonies, des liens qui ont été coupés dans le cadre du processus de colonisation.
« Pour 50 % de la population autochtone qui vit en milieu urbain, les parcs sont les seuls endroits qui nous permettent de renouer avec la terre. Mettre ses mains dans la terre favorise grandement la guérison. »
Joce Two Crows Tremblay compile la recherche et éduque les gens sur les pratiques de gestion des espèces moins envahissantes. Son travail est profondément ancré dans la reconnaissance du fait que le mode de pensée colonial est souvent reproduit dans notre gestion des espèces et des paysages.
Introduire de nouvelles façons de penser nécessite des efforts constants et le renforcement des intentions auprès de l’ensemble du personnel, un apprentissage que Joce Two Crows Tremblay a fait lorsqu’on a accidentellement tondu leurs jardins des trois soeurs. La personne qui coupe le gazon doit comprendre, tout autant que la direction, les efforts pour renforcer la biodiversité et le travail de réconciliation dans les parcs.
Nous incorporons peu le savoir et les pratiques autochtones d’aménagement des terres dans notre travail lié à la biodiversité, et « c’est une lacune énorme et irresponsable », affirme Mme Lister.
Elle souligne que le personnel municipal qui met en place des stratégies de biodiversité a de bonnes intentions et est conscient de la nécessité d’accroître la participation des Autochtones dans ces efforts, mais il reconnaît aussi que les organisations et les communautés autochtones sont à la limite de leurs capacités.
« Il est reconnu depuis longtemps que les schémas de colonisation et l’histoire coloniale sont répétés et enracinés dans les façons dont nous construisons nos paysages, explique Mme Lister. Et comme le dit Lorraine Johnson, il doit y avoir une décolonisation du jardin. »
Sans se pencher spécifiquement sur les parcs urbains, une étude menée à l’Université de la Colombie-Britannique en 2019 a souligné l’importance des pratiques autochtones d’intendance des terres et révélé que la biodiversité était plus riche sur les terres aménagées par des Autochtones. En effet, le nombre d’espèces uniques y est supérieur de 40 %.
Sensibiliser la population globale afin qu’elle se préoccupe de la biodiversité peut être difficile. Si certaines personnes « adorent un endroit à la vie, à la mort », d’autres font abstraction de ses écosystèmes sensibles, y éparpillent leurs déchets ou permettent à leur chien d’y courir en liberté.
Or, comme l’a fait remarquer Don Carruthers Den Hoed de l’Université Mount Royal, la façon dont nous parlons d’un endroit, le nom que nous lui attribuons et le discours dont nous l’entourons peuvent contribuer à faire comprendre son importance. Les humains cherchent constamment des indices sur le comportement à adopter et l’usage à faire d’un lieu.
M. Carruthers Den Hoed mentionne une étude où on a dit aux participants qu’ils allaient au parc. Avant même de s’y rendre, les gens percevaient déjà cet endroit comme un lieu restaurateur, et ce en raison du terme utilisé. En désignant un lieu de « parc » ou de « paysage sensible », nous influençons les liens que les gens développeront avec cet endroit.
Dans une autre de ses études, M. Carruthers Den Hoed a effectué un « test aveugle » de la nature. Il a réparti les participants dans trois groupes et a emmené les groupes au même endroit, mais en modifiant les conditions pour chacun d’eux : à son arrivée, le premier groupe y a vu une affiche indiquant qu’il s’agissait d’un parc, le deuxième n’a pas vu d’affiche, et le troisième a pu interagir avec des Aînés autochtones qui leur ont parlé de la signification spirituelle du lieu.
M. Carruthers Den Hoed a découvert que la manière dont les gens perçoivent un espace — l’importance qu’ils y accordent et le niveau perçu de soins qu’il exige — est influencée par ce qu’ils apprennent sur cet espace, que ce soit par des affiches ou par des récits. Par conséquent, il souligne qu’il est essentiel de réfléchir à ce que les installations, les affiches et l’aménagement d’un parc disent au sujet de son importance et de sa raison d’être.
Voici certaines des pratiques créatives adoptées par les villes et les communautés pour faire participer les gens à la préservation et à la mise en valeur de la biodiversité urbaine.
TIREZ PROFIT DU POUVOIR DE L’ART.
FAITES PREUVE D’ORIGINALITÉ.
TRANSFORMEZ LA NATURE EN LABORATOIRE D’APPRENTISSAGE.
DÉMYSTIFIEZ LA FAUNE.
RENDEZ LA NATURE ACCESSIBLE.
CCPR, Tendances
Le Parc Marcelin-Wilson à Montréal présente une plaza temporaire conçue pour les jeunes, basée sur des observations directes et l'engagement des jeunes.
Comment la Ville de Mississauga accroît la superficie des parcs dans un quartier en plein développement pour répondre à la demande future.