Alors que Dave Harvey prend sa retraite de son poste de co-dirigeant chez Ami·es des parcs, il revient sur le chemin parcouru depuis la fondation de l'organisation en 2011.
Erika Nikolai, directrice générale d’Ami·es des parcs, a reçu le prix de l’Individu d’exception décerné par World Urban Parks — l’une des reconnaissances internationales les plus prestigieuses dans le secteur des parcs et de l’espace public.
Découvrez comment les initiatives d’intendance des grands parcs urbains du Canada contribuent à des écosystèmes plus sains, au bien-être des participant·es et à un soutien essentiel pour les services municipaux.
Dans le quartier Champlain Heights, à l’est de Vancouver, nous avons rencontré deux organisations qui mènent des efforts pour restaurer les forêts indigènes et tisser des liens au sein de leur quartier.
L’hiver peut être éprouvant : il fait sombre, froid, et la neige s'accumule. Explorez des moyens concrets pour redécouvrir la joie de l'hiver.
Découvrez de quelles façons les initiatives menées par les organisations communautaires dans des parcs de Montréal peuvent contribuer à l’inclusion sociale.
Créer des liens, soutenir, s'inspirer, dynamiser les parcs urbains – Abonnez-vous à notre infolettre et restez informé·e !
En faisant un don à Ami·es des parcs, vous contribuez à rendre les parcs plus vivants et accessibles à tout le monde.
Ami·es des parcs
1 septembre, 2019 National - Canada
Troisème rapport mettant en lumière les tendances, enjeux et pratiques qui façonnent les parcs urbains du Canada.
Pour plus d’informations, contactez :jsammy@parkpeople.ca
Cette étude de cas fait partie du Rapport 2019 sur les parcs urbains du Canada, mettant en lumière des projets, des personnes et des politiques inspirant·es à travers le Canada, qui offrent des solutions concrètes aux défis les plus urgents auxquels font face les parcs urbains.
___
Rendez-vous dans un parc et prenez une respiration profonde. Vous vous sentez mieux? Vous n’êtes pas seul. La recherche a permis d’établir des liens étroits entre le fait de passer du temps dans la nature et une amélioration de la santé mentale. Un partenariat entre la Ville de Victoria et Human Nature Counselling s’appuie sur ce principe avec un programme appelé New Roots* (Nouvelles racines).
Le programme emmène des jeunes dans les parcs urbains pour une thérapie axée sur la nature qui combat l’anxiété et les pensées négatives. Les participants se livrent à une variété d’activités individuelles et de groupe, comme la pleine conscience, la tenue d’un journal personnel, la randonnée et des jeux dans la nature. Le programme les aide « à ralentir le rythme, et à renouer avec leurs sens et le monde naturel », explique Katy Rose de Human Nature Counselling.
Le succès du programme est en grande partie dû au fait qu’il est offert dans les parcs de la ville, car, selon Mme Rose, les jeunes « veulent être là ». Les programmes de santé mentale sont généralement offerts à l’intérieur, ce qui peut rendre certaines personnes mal à l’aise. « Il est simplement beaucoup plus facile de bâtir une communauté en plein air », affirme Mme Rose. Elle ajoute que c’est également une occasion pour les jeunes de se sentir liés à leurs parcs locaux.
La Ville est un champion essentiel du programme. Elle aide à trouver du financement et à établir une liaison avec des parcs en particulier. Le programme est offert après les heures de classe à des jeunes du niveau intermédiaire et secondaire. En 2018, il était entièrement financé par Island Health.
Le personnel offre également aux jeunes des projets de services, comme la cueillette de lierre, qui est ensuite séché et tressé. Selon Mme Rose, l’utilisation de l’espèce envahissante comme métaphore permet de montrer aux jeunes comment des éléments en apparence négatifs peuvent être transformés en quelque chose de positif.
Shelley Brown, responsable des programmes de loisirs et de parcs à la Ville, est parmi les principaux défenseurs du programme. Elle a travaillé avec des élèves à un programme de restauration de prés et souligne que « les jeunes se sont rapidement passionnés pour les parcs et les espaces naturels ».
Mme Brown explique qu’une composante importante de son travail consiste à aider à trouver du financement pour veiller à ce que New Roots demeure gratuit. « Parce que ce programme est relativement nouveau et parce qu’il s’éloigne de l’idée que les gens se font généralement de la thérapie, nous voulions éliminer le plus d’obstacles possibles à son accès », affirme-t-elle.
Le rôle de la nature dans l’amélioration de la santé mentale est également au centre d’un autre partenariat, cette fois à Guelph. En effet, la Ville héberge un organisme de bienfaisance enregistré qui gère l’Enabling Garden* (Jardin bienfaisant) du parc Riverside, un espace de jardin accessible qui offre des expériences thérapeutiques par l’entremise de l’horticulture.
« Le jardin thérapeutique offre une ambiance apaisante et engageante dans laquelle, aidés d’un hortithérapeute agréé, les gens peuvent tisser des liens dans leur communauté de façon créative et parler de leur vécu afin de favoriser leur bien-être et d’alléger leur souffrance », explique Anna Kroetsch, une hortithérapeute du jardin.
Le jardin a été conçu pour pouvoir accueillir tout le monde, peu importe l’âge ou les capacités. « Avec son sentier large, accessible et à l’éclairage doux ainsi que ses pancartes écrites en braille et ses plates-bandes surélevées, le jardin peut accueillir des gens qui ne pourraient peut-être pas avoir accès à la nature dans d’autres circonstances et leur permet de profiter confortablement des odeurs, des textures et des goûts du monde naturel, et ce, peu importe leurs capacités », affirme Mme Kroetsch.
Vancouver transforme des pavillons de parcs vides en centres névralgiques des arts et de la culture dans le cadre de son programme original appelé Fieldhouse Activation Program (Programme d’animation Fieldhouse).
Dans le cadre d’un partenariat d’entraide, la Ville associe des groupes communautaires à des pavillons de parcs vacants. Autrefois les suites des préposés à l’entretien, ces espaces sont offerts aux groupes gratuitement en échange de 350 heures d’animation communautaire.
Lancé en 2011, le programme est maintenant mis en œuvre dans 22 parcs et accepte les candidatures de groupes voués aux arts, au sport, à l’environnement, à l’alimentation locale ou à l’engagement social pour des résidences de trois ans.
Pour la résidence commençant en 2019*, les programmes comprennent des projets d’alimentation autochtone, des activités intergénérationnelles, des camps de rock pour les filles, des échanges de semences, des ateliers de cinématographie écologique, et plus.
À Toronto, la Ville amorce la troisième année de son populaire programme Arts in the Parks (Les arts dans les parcs), dirigé par le Conseil des arts de Toronto. Comme l’a indiqué la directrice du Conseil Claire Hopkins dans un billet de blogue en 2018, l’idée est née du manque d’endroits pouvant accueillir les œuvres d’artistes à l’extérieur du centre-ville.
Elle a également remarqué que de nombreux artistes avaient du mal à obtenir des permis et des autorisations pour réaliser des activités dans les parcs. « L’argent des contribuables qui est versé aux organisations artistiques est censé servir à créer des œuvres, mais ces organisations sont obligées de consacrer la majorité de leurs fonds à l’obtention de permis et à la promotion d’événements publics gratuits », explique Mme Hopkinson.
Le programme ne vise surtout pas à parachuter les arts dans les quartiers. C’est pourquoi on insiste pour travailler avec des groupes communautaires locaux afin de s’assurer que les œuvres sont appropriées et adaptées aux quartiers.
En 2018, le programme a permis de tenir 282 événements dans 36 parcs aux quatre coins de la ville, et la majorité de ces événements se sont déroulés à l’extérieur du centre-ville. Une boîte à outils créée en 2019 fournit plus d’information à ceux qui voudraient créer des programmes semblables. Elle porte notamment sur le financement, les partenariats, les interventions dans la communauté et l’évaluation. Artist in Residence (Artiste en résidence) est un programme à plus petite échelle mis en œuvre par la Ville de Waterloo. Ce programme qui s’inscrit dans le plan culturel de la Ville permet à « des artistes de travailler en partenariat avec la Ville pour offrir des projets d’art communautaires à tous les citoyens, peu importe leur âge, leurs capacités et leur expérience ». En 2018, le programme a présenté des œuvres des artistes Denise St Marie et Timothy Walker dans le parc Waterloo. Les œuvres comprenaient des promenades de mots, des activités narratives et des chasses au trésor.
CCPR, Tendances
Le Parc Marcelin-Wilson à Montréal présente une plaza temporaire conçue pour les jeunes, basée sur des observations directes et l'engagement des jeunes.
Comment la Ville de Mississauga accroît la superficie des parcs dans un quartier en plein développement pour répondre à la demande future.