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Ami·es des parcs
23 juillet, 2020 National - Canada
Rapport annuel mettant en lumière les tendances, enjeux et pratiques qui façonnent les parcs urbains du Canada.
Pour plus d’informations, contactez :jsammy@parkpeople.ca
Cette étude de cas fait partie du Rapport 2020 sur les parcs urbains du Canada, mettant en lumière des projets, des personnes et des politiques inspirant·es à travers le Canada, qui offrent des solutions concrètes aux défis les plus urgents auxquels font face les parcs urbains.
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En raison du vaste éventail d’avantages liés à la vie sociale, à la santé et à la sécurité alimentaire, les installations comme les jardins communautaires sont devenues des incontournables dans de nombreuses villes.
Les infrastructures alimentaires locales sont d’autant plus importantes en temps de crise, comme nous l’avons vu lorsque certaines provinces, notamment l’Ontario*, la Colombie-Britannique et le Nouveau-Brunswick*, ont déclaré que les jardins communautaires constituaient un service essentiel pendant la pandémie de COVID-19.
Alors que la résilience communautaire prend de plus en plus d’importance, environ les trois quarts des villes ont signalé que la demande de projets alimentaires était également à la hausse, leur donnant l’occasion d’utiliser les parcs à cette fin pour renforcer les communautés.
Lorsque la ville de Halifax a été frappée par l’ouragan Dorian, laissant les résidents sans électricité, le groupe Park Avenue Community Oven de Dartmouth a offert à la communauté de la pizza cuite dans le four du parc local. De plus, en réponse à la crise de la COVID-19, Victoria a temporairement réaffecté les employés des parcs à la culture de plus de 75 000 plantes alimentaires* à l’intention des résidents dans le besoin.
Comme l’a conclu une étude menée en 2019*, ces exemples montrent comment les installations alimentaires dans les parcs ainsi que les réseaux de soutien qu’elles permettent d’établir constituent « une importante protection contre les événements stressants de la vie ».
Pourtant, il revient souvent aux groupes communautaires de revendiquer des installations comme des jardins communautaires une fois le parc construit, affirme Alex Harned, coordonnatrice des systèmes alimentaires de la Ville de Victoria. Elle souligne que cette tâche peut être lourde, notamment parce qu’il faut faire concurrence à d’autres groupes d’usagers.
Mme Harned voit plutôt un grand potentiel pour les villes, qui peuvent commencer à intégrer, dans la phase de conception (ou de nouvelle conception) des parcs, ces installations qui constituent une « nécessité dans chaque parc, et non pas un aspect auquel il faut penser après coup ».
Mme Harned a souligné qu’en général, cette « transition n’a toujours pas eu lieu », mais nous avons tout de même constaté que certaines villes avaient pris des mesures en ce sens :
Qu’il s’agisse d’un jardin, d’un four ou d’une forêt comestible, les installations alimentaires dépendent souvent des efforts que consacrent des bénévoles dévoués à l’entretien et aux programmes.
Les villes peuvent leur prêter main-forte en assurant la coordination et en fournissant des ressources, comme le fait Victoria depuis 2016 par l’entremise de Growing in the City* (GITC). Créé pour répondre à la demande communautaire, ce programme soutient les projets alimentaires menés par la communauté dans des espaces verts. Ceux-ci vont d’une agriculture commerciale à petite échelle à l’intendance des arbres fruitiers, en passant par le jardinage de rue et bien d’autres projets*.
GITC offre du soutien aux groupes pendant la phase de démarrage des projets ainsi que par la suite. Par exemple, la Ville informe les groupes responsables de jardins communautaires des terrains disponibles et offre un financement initial (nouveau en 2020), mais fournit également des subventions de 10 000 $ à des coordonnateurs bénévoles pour assurer la durabilité du travail au fil du temps et soutenir les programmes axés sur les jardins.
Tous ces travaux sont supervisés par la coordonnatrice à temps plein des systèmes alimentaires de Victoria, un poste unique relevant du service des parcs et créé dans le cadre du programme GITC.
D’autres villes contribuent également à la coordination des groupes de jardinage, que ce soit directement ou par l’entremise de partenariats :
Bien que certaines personnes aiment faire des travaux de jardinage ou s’activer autour d’un four, il faut s’assurer d’offrir des possibilités alimentaires aux gens qui n’ont peu de temps à donner.
Pour ce faire, on peut offrir au public un accès gratuit à certains produits. Selon une étude* de 2019 portant sur un verger de Montréal, les plantes alimentaires peuvent accroître le capital social des résidents, leur sentiment d’attachement et leurs connaissances à l’égard de l’alimentation, sans exiger d’eux un grand investissement de temps ni un niveau élevé de compétences ou d’engagement.
Partout au pays, des groupes communautaires nous montrent comment l’alimentation peut servir de point de départ à l’apprentissage et à l’établissement de liens sociaux.
CCPR, Tendances
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