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Nous sommes ravi·es de dévoiler les nouveaux participant·es au programme Champion·nes des parcs urbains de Montréal!

Cette année, le programme prend une nouvelle forme : plutôt que d’activer des parcs existants, les champion·nes réinventent des espaces sous-utilisés — terrains vacants, surfaces asphaltées ou friches — pour les transformer en lieux verdoyants qui favorisent la biodiversité, la résilience climatique et les rencontres et échanges à l’échelle des quartiers.

Découvrez les projets sélectionnés pour le programme 2026.

Claudia Lamothe et Benfares Farouk — Arrondissement Saint-Léonard

En partenariat avec l’Éco-quartier de Saint-Léonard, Claudia et Benfares souhaitent revitaliser un terre-plein situé dans un secteur résidentiel. 

Le site comprend déjà un arbre et une surface semi-gazonnée, mais il est dégradé par l’entreposage de neige en hiver. Les champion·nes souhaitent en faire un petit îlot de biodiversité grâce à de nouvelles plantations, et à en faire un lieu plus visible, invitant et ancré dans le quotidien du voisinage.

Au-delà de l’aménagement, Claudia et Benfares souhaitent ainsi sensibiliser la population à l’importance des pratiques de verdissement. Saint-Léonard est un quartier particulièrement touché par les îlots de chaleur et les risques d’inondation, en raison de la faible présence d’arbres et d’espaces verts. 

Terrain: Terre-plein au coin des rues Gauvreau et Périnault

Louise Chenevert, Maureen Lafrenière et Marie-Claire Mayeres — Arrondissement Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce

Un regroupement citoyen mené par Louise poursuit le verdissement et l’entretien d’une plate-bande de 50 mètres située entre un trottoir et un stationnement.

Depuis 2022, le site révèle une valeur écologique importante, avec la présence d’asclépiades — essentielles au papillon monarque — ainsi que d’un crapaud qui y a élu domicile. Des plantations ont déjà été réalisées, mais certains aménagements restent fragiles en raison du piétinement et du passage de véhicules. Les championnes souhaitent poursuivre les efforts de verdissement afin de protéger la biodiversité, embellir la zone, contribuer à atténuer les îlots de chaleur. Un enjeu clé consiste à susciter une plus grande mobilisation des communautés avoisinantes. 

Connectée au boisé de la falaise Saint-Jacques, cette zone s’inscrit dans une vision de corridor écologique à plus long terme, favorisant la connectivité est-ouest pour les pollinisateurs ainsi que la connectivité nord-sud avec d’autres espaces verts. 

Terrain: Banquette 2342, en bordure de la rue Saint-Jacques.

Xavier Amodeo et Chantal Smedbol – Arrondissement Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension

Xavier et Chantal ont pour projet de verdir une zone située au coin d’un bâtiment en bordure d’autoroute. Le site, actuellement minéralisé et inutilisé, se trouve au pied d’un immeuble abritant des ateliers d’artistes et d’ébénisterie.

Les champion·nes souhaitent rendre cet espace plus vert, agréable, accueillant et propice aux échanges et aux rencontres, et, potentiellement, intégrer des œuvres réalisées par les artistes. Il constituerait la première étape d’une série de projets de réhabilitation autour de l’autoroute 40.

Terrain : 3333 boulevard Crémazie

La parcelle formée d’anciennes terres agricoles à côté du parc naturel de l’Anse-à-l’Orme, dans l’ouest de Montréal, est fascinante à bien des égards. D’une part, elle abrite 270 espèces végétales et animales vivant dans des habitats variés comme les zones humides, les bois et les prairies. Elle occupe une superficie de 365 hectares, ce qui en fait l’une des plus grandes étendues non développées, et jusqu’à récemment non protégées, d’espace naturel sur cette île qui compte plus de deux millions d’habitants. Mais ce qui est peut-être le plus surprenant, c’est que peu de gens semblent connaître son existence. 

« Lorsque nous avons frappé à leur porte, beaucoup de résidents nous ont répondu qu’ils ignoraient l’existence juste à côté de chez eux de cet immense espace formé d’anciennes terres agricoles en cours de régénération », explique Sue Stacho, cofondatrice de l’organisation Sauvons L’Anse-à-L’Orme. En 2015, lorsqu’un énorme projet de construction résidentielle appelé Cap Nature a été annoncé pour cette parcelle de terrain, elle a décidé de créer un groupe de défense. 

« Nous avons travaillé d’arrache-pied et avons fait beaucoup de sacrifices », dit-elle. « Nous avons dû expliquer sans relâche pourquoi des endroits comme celui-ci sont si importants. » Ils sont allés frapper aux portes et ont organisé des événements comme des promenades dans les bois pour la Fête des mères et des promenades nocturnes pour aller écouter les grenouilles : « toutes les manières possibles et imaginables de sensibiliser les gens sur cet endroit ».

Et cela a marché. En 2019, la mairesse de Montréal, Valérie Plante, a annoncé la création du Grand parc de l’Ouest, qui protégera la zone entourant l’Anse-à-l’Orme du développement immobilier. Mais ce n’est pas tout : cet espace vert représentera le plus grand parc municipal du Canada, avec une superficie de 3000 hectares. Il comprendra des terres agricoles en exploitation, l’Arboretum Morgan de l’Université McGill, des parcs naturels existants et des zones naturelles auparavant non protégées du développement immobilier.

Ce succès démontre à quel point l’activisme citoyen peut permettre d’accomplir des résultats tangibles. Cette initiative permettra aussi d’augmenter la quantité d’espaces verts à Montréal, qui ne compte que 24 mètres carrés de parc par personne, soit l’un des taux les plus bas parmi les villes canadiennes. Mais le Grand parc de l’Ouest représente aussi un projet d’une ampleur, d’une complexité et d’une ambition sans commune mesure. Non seulement il s’étend sur une superficie 15 fois plus grande que le parc du Mont-Royal, l’espace vert urbain le plus important et le plus emblématique de Montréal, mais il s’agit aussi d’un méli-mélo d’environnements différents traversés par des routes, des voies ferrées et des cours d’eau. De plus, il s’étend sur deux arrondissements de Montréal et trois villes indépendantes, et englobe cinq parcs naturels existants et des terrains appartenant à l’Université McGill.

Immense ampleur, immense potentiel

Le Grand parc de l’Ouest rappelle d’autres grands parcs en périphérie des grandes villes, comme le parc urbain national de la Rouge près de Toronto*, le parc provincial Fish Creek* à Calgary et le Blue Mountain Wilderness Connector* à Halifax. Comme eux, le Grand parc de l’Ouest a la double mission de protéger la biodiversité tout en permettant aux citadins d’être au contact de la nature. Toutefois, ces objectifs ne sont pas toujours faciles à concilier. En 2019, Parcs Canada a élaboré un plan de gestion détaillé pour le parc de la Rouge dans le but d’équilibrer les besoins en matière d’agriculture, de loisirs et de conservation. Le Nova Scotia Nature Trust, un organisme de bienfaisance gérant des terres dans toute la province, a adopté une approche similaire pour la gestion du parc Blue Mountain.

Pour le Grand parc de l’Ouest, le défi devient particulièrement évident lorsque l’on regarde son emplacement sur une carte. L’autoroute 40, l’une des routes les plus fréquentées du Canada, traverse le parc. En 2023, le Réseau express métropolitain (REM) ouvrira une station à l’Anse-à-l’Orme, avec des trains arrivant du centre-ville de Montréal toutes les 10 minutes. Bien que cet ajout facilitera grandement l’accès au parc, la fréquentation humaine risque aussi de nuire aux zones naturelles sensibles. Pour couronner le tout, le Grand parc de l’Ouest sera géré non pas par Parcs Canada ou une autorité provinciale, mais par la Ville de Montréal, qui possède une expérience plus limitée dans la gestion des espaces naturels.

Ces multiples éléments laissent envisager un potentiel extraordinaire pour ce parc, mais aussi une quantité d’obstacles à surmonter.

« Voilà longtemps que nous n’avions pas vu à Montréal cette volonté de prendre de grandes décisions », dit Jonathan Cha, architecte paysagiste, urbaniste et consultant en patrimoine. « La difficulté sera d’unifier l’ensemble de ces espaces naturels très différents. Ce projet demandera aussi beaucoup de temps et d’argent, et sera sur le très long terme. Toutefois, il s’agit d’un objectif ambitieux. L’île de Montréal n’ayant quasiment plus d’espaces disponibles, cette mesure permettra de préserver cet endroit dans l’intérêt et pour le bien-être de la population. »

Le fruit de l’activisme citoyen

Le fait que cet espace naturel soit resté intact dans l’une des villes les plus grandes et les plus densément peuplées du Canada est le résultat de 50 années de militantisme de la part des écologistes et des citoyens. Comme d’autres parties de Montréal, le tiers ouest de l’île, une bande de terre se détachant entre le lac Saint-Louis, le lac des Deux-Montagnes et la rivière des Prairies, était autrefois une luxuriante forêt de feuillus fréquentée par les peuples des nations Haudenosaunee qui habitaient la région. Après l’arrivée des Français au milieu du XVIIe siècle, l’administration coloniale a confié le contrôle des terres aux prêtres de l’ordre des Sulpiciens, qui les ont divisées en parcelles destinées à être exploitées par les colons.

À l’exception d’une poignée de villages et des premières banlieues ferroviaires, l’Ouest-de-l’Île est quasiment resté rural jusqu’après la Seconde Guerre mondiale.

« Même la délimitation des propriétés seigneuriales bordées d’arbres existait encore », se souvient l’historien George Vassiadis, qui a déménagé dans l’Ouest-de-l’Île en 1968 lorsqu’il était enfant. Mais, avec l’expansion démographique d’après-guerre dans les banlieues de Montréal, cette zone s’est rapidement transformée. « Les premières années où nous avons vécu dans notre nouveau duplex de la rue Spring Garden, nous faisions face à des champs qui venaient tout juste de cesser d’être cultivés », explique George Vassiadis dans la revue d’art Montréal Serai. « Au milieu des années 1970, les maisons ont remplacé les champs. »

Tandis que les maisons de plain-pied et les rues commerçantes grignotaient rapidement les terres agricoles, les promoteurs immobiliers commençaient à s’intéresser aux dernières parcelles de forêt du secteur. En 1977, la municipalité a décidé de raser le Bois-de-Saraguay, une zone forestière riche en biodiversité située à proximité d’un vieux village, et d’y construire des immeubles d’habitations, des maisons individuelles, deux centres commerciaux et une marina. Le combat des résidents contre ce projet a porté ses fruits et a conduit à la création du premier parc naturel de Montréal. En 1979, le gouvernement du Québec a donné au conseil régional, la Communauté urbaine de Montréal, l’autorisation de développer tout un réseau de parcs naturels, dont plusieurs qui feront désormais partie du Grand parc de l’Ouest : Rapides-du-Cheval-Blanc, Bois-de-l’Île-Bizard, Cap-Saint-Jacques et l’Anse-à-l’Orme.

La conservation est mise à l’honneur dans chacun de ces parcs, mais les résidents du Grand Montréal peuvent également les apprécier en tant qu’espaces de loisirs. Le Cap-Saint-Jacques, qui est le plus grand, attire des milliers de personnes chaque fin de semaine. La plupart arrivent en voiture, mais cela pourrait changer lorsque le REM offrira un accès rapide en transports en commun. En hiver, les visiteurs peuvent louer des vélos à pneus surdimensionnés ou des raquettes pour explorer les bois. Au printemps, ils peuvent déguster des oreilles de crisse (couennes de porc croustillantes) arrosées de sirop d’érable à la cabane à sucre du parc. Et en été, ils peuvent se prélasser sur une vaste plage de sable au bord du lac des Deux-Montagnes.

Bien que ces parcs naturels couvrent déjà une superficie importante, ils ont été morcelés par des propriétés privées longtemps convoitées par les promoteurs. Pendant des dizaines d’années, une grande partie de ces terres ont été protégées par un zonage agricole spécifique, mais lorsque ce zonage a été aboli en 1991, l’augmentation des impôts qui en a résulté a contraint de nombreux agriculteurs à cesser leurs activités. Au fil des ans, les terres désormais abandonnées ont progressivement retrouvé un état plus naturel. « Toutes sortes d’espèces sauvages sont revenues sur ces terres laissées en jachère dans l’attente d’un projet de développement », explique David Fletcher, cofondateur en 1988 de la Coalition verte, un organisme de surveillance environnementale de l’Ouest-de-l’Île. « Tous ces animaux emblématiques de l’est du Canada, comme le pékan et le cerf de Virginie, revenaient peu à peu à Montréal. »

Apportant son concours à la Coalition verte depuis le début des années 2000, Sue Stacho a découvert par hasard les terres agricoles abandonnées près de l’Anse-à-l’Orme alors qu’elle faisait du vélo.

« C’est un endroit incroyable. Naturel », dit-elle. « Il ne disposait d’aucun sentier ni de banc de parc comme on en voit partout. Il y a des piscines thermales au printemps. Il y a des zones humides. À chaque fois que j’y allais, en le découvrant d’une nouvelle manière, je trouvais quelque chose de nouveau à apprendre. Si vous connaissez bien les lieux, vous pouvez y passer toute la journée. »

Cependant, en 2015, une proposition de développement immobilier a été annoncée. Connu sous le nom de « Cap Nature » et présenté par son promoteur comme « un quartier respectueux de l’environnement », le projet aurait préservé 180 hectares d’anciennes terres agricoles, mais les 185 hectares restants auraient été remplacés par 5500 logements. Sue Stacho et d’autres membres de la Coalition verte ont décidé de s’opposer à ce projet. Ayant formé un groupe de pression appelé « Sauvons l’Anse-à-l’Orme », ils sont parvenus à rallier à leur cause une foule d’autres organisations écologiques, comme la Fondation Suzuki, SNAP Québec et Sierra Club Québec.

Le soutien de la population a aussi joué un rôle déterminant dans leur combat et a attiré l’attention de Projet Montréal, un parti politique municipal axé sur le développement durable. « À partir du moment où ils ont eu connaissance de cet endroit et où ils ont réalisé qu’un mouvement s’était créé en faveur de sa protection, ils ont toujours été à nos côtés », explique Sue Stacho. Lorsqu’à la surprise générale, Projet Montréal a remporté les élections municipales de 2017, c’est là que tout s’est mis en marche pour le Grand parc de l’Ouest.

Un nouveau parc, et ensuite?

L’annonce de la création du parc en septembre 2019 a été accueillie avec des menaces de poursuites judiciaires de la part des propriétaires fonciers, dont les promoteurs de Cap Nature. Toutefois, à la fin de 2019, la Ville est parvenue à négocier l’achat de la plupart des terrains privés en question. « Entre 40 et 45 hectares environ sont encore détenus par des propriétaires privés, mais il n’y a aucune chance qu’un projet viable ne voit le jour », explique David Fletcher. Il considère le parc comme une victoire. « Cela a été un travail de longue haleine. Trente années plutôt tumultueuses. Pendant tout ce temps, nous sommes restés sur le qui-vive en surveillant ces terres. »

David Fletcher attribue cette victoire à Sue Stacho, dont la capacité à sensibiliser le public sur l’importance des anciennes terres agricoles a ouvert la voie à la création du parc.

« C’est une femme très énergique, et son équipe a fait un travail remarquable pour mener à bien ce projet », dit-il. Alors qu’une page se tourne, un nouveau chapitre va s’ouvrir avec le processus de développement du Grand parc de l’Ouest.

Les consultations publiques ont débuté l’an dernier, la plupart des activités se déroulant en ligne en raison de la pandémie. La difficulté sera désormais de trouver un équilibre entre les différentes aspirations pour l’avenir du parc. Sue Stacho désire que l’accent soit mis sur la conservation. Cependant, des résidents de l’Ouest-de-l’Île souhaitent davantage d’activités de loisirs, certains ayant même évoqué, lors d’une récente table ronde en ligne, la possibilité d’aménager des pistes de motocross. Par ailleurs, cette zone est également utilisée pour la chasse au cerf et le piégeage des castors, des activités que la province a récemment refusé d’interdire malgré la pression exercée par la municipalité de Montréal. « Pendant que je me promenais, j’ai vu des traces de ces activités par terre, comme des cartouches de fusil de chasse et de carabine », dit David Fletcher. « Les pièges qu’ils utilisent sont des collets métalliques, une méthode vraiment cruelle. Absolument horrible. »

Jonathan Cha rappelle qu’en plus de ses espaces naturels, le Grand parc de l’Ouest se caractérise aussi par un important patrimoine bâti, comme des murs de pierre et des maisons de l’époque coloniale française. « Il faut avoir une connaissance précise du territoire pour formuler un plan adapté », dit-il. Il faudra aussi aborder la question des terres agricoles en activité, qui représentent une part importante du nouveau parc. « Qui va gérer ces terres? » demande Jonathan Cha. « Les propriétaires-exploitants agricoles? Les coopératives? La Ville va devoir créer un nouveau modèle de gestion pour un parc de ce genre. Elle devra faire appel à de nouvelles expertises en plus de celles auxquelles elle a déjà recours. »

Il s’agira d’un processus sur plusieurs générations, dit-il. « Les personnes qui participeront au projet devront être là sur le long terme. Il doit y avoir une continuité dans le processus. Ce projet présente de nombreux défis avec une large portée, et le territoire en question est tellement vaste et complexe qu’il faudra bien plus qu’une seule personne pour saisir toute l’ampleur du projet. »

Quant à Sue Stacho, ce qu’elle a appris lors de son combat pour sauver l’Anse-à-l’Orme, c’est que les parcs ont besoin des gens. C’est grâce à la mobilisation des résidents pour protéger ces terres du développement, et c’est grâce à l’action collective de nombreuses personnes que le Grand parc de l’Ouest a été créé. Aujourd’hui, ces mêmes personnes, et bien d’autres, joueront un rôle crucial pour façonner, pérenniser et entretenir le parc pour les décennies à venir.

 

À propos de Christopher Dewolf

Travaillant désormais à Montréal, le journaliste Christopher DeWolf s’intéresse particulièrement aux sujets des villes et de la culture. Lorsqu’il vivait à Hong Kong, il était rédacteur en chef de Zolima CityMag et a régulièrement écrit pour le South China Morning Post, Eater et d’autres publications. Son livre Borrowed Spaces: Life Between the Cracks of Modern Hong Kong, il aborde les divergences de points de vue entre les citoyens et les autorités en matière de vie urbaine. ransports publics et d’urbanisme. Anciennement commissaire pour les aménagements urbains de la ville de Vancouver, elle détient une maitrise d’études urbaines de l’Université Simon Fraser. Originaire de Vancouver, elle écrite sur les enjeux urbains pour The City Life*, reconnu comme l’un des meilleurs blogues urbains par The Guardian.

Le géographe québécois Louis-Edmond Hamelin (1923-2020) est à l’origine de la notion de nordicité. L’hiver est une saison, physique et naturelle, et un état d’esprit.L’art de vivre l’hiver au quotidien ou la nordicité, c’est d’abord l’idée d’harmoniser nos vies avec le rythme de la nature. De ralentir, de se reposer, de jouer dehors, de s’encabaner. C’est aussi de nombreuses opportunités de s’intéresser à nos perceptions, attitudes et comportements devant les éléments naturels de l’hiver et les enjeux de résilience saisonnière.

Des sculptures de neiges réalisées après la tempête de neige qui a frappé Montréal en Janvier 2021.

De nombreux exemples récents nous montrent à quel point l’hiver apporte quelque chose en plus à la culture, au vivre ensemble et à la vie en ville. C’est le cas des patinoires maison qui se multiplient dans les cours arrière et les ruelles blanches. Le vélo d’hiver connaît un essor remarquable. Les parcs urbains sont pris d’assaut par les marcheurs, joggeurs et amateurs de glissade, ski de fond et raquette. Ils deviennent même l’espace d’une tempête parfaite un musée à ciel ouvert de forteresses et de sculptures de neige.

« L’hiver il faut d’abord parvenir à mieux le comprendre, pour arriver à bien le vivre.» (Chartier, 2019)Daniel Chartier, fondateur et directeur du Laboratoire international de recherche sur l’imaginaire du Nord, de l’hiver et de l’Arctique.

Le parc urbain : point de convergence des expériences de l’hiver

Le parc urbain de proximité est le lieu idéal pour découvrir comment nous incarnons cette nordicité physique, mentale ou pratique, et pour commencer à explorer toutes les dimensions de la ville en hiver. Découvrez ici le potentiel de ces expériences et gardez-les en mémoire pour préparer vos prochaines aventures extérieures :

L’hiver, une saison imprévisible: soyez prêts à tout

L’hiver est une saison variable et imprévisible qui implique des considérations pratiques. D’abord et avant tout, le choix des vêtements ou d’équipements est indispensable pour faire face aux conditions météorologiques, parfois extrêmes, comme le froid, la glace ou la “slush”.

Afin de vous préparer à ces imprévues lors de vos déplacements quotidiens ou sorties dans votre parc, misez sur un habillement multicouche et des matières respirantes reconnues pour conserver la chaleur (ex.: laine mérinos).

Être bien équipé aide à prévenir les dangers que peuvent représenter la glace ou le verglas. Les crampons à glace ajustables, par exemple, sont une solution à moindre coût pour assurer que vos déplacements à pied demeurent sécuritaires et agréables.

Nous voyons même la création de programme pour offrir gratuitement ce type d’équipement aux aînés, afin d’encourager la pratique de la marche en hiver et aussi de contrer l’isolement.

Passez du temps dehors, pour votre bien-être physique et mental

Il est essentiel de passer du temps dehors, surtout en hiver, que ce soient 10 à 20 minutes, pour bénéficier des bienfaits nécessaires à notre santé mentale et physique. Ceci est d’autant plus important en période de pandémie et de confinement..

Cela vous aidera aussi à aborder l’hiver avec une attitude positive. Que vous choisissiez la pratique d’activités de plein-air ou de prioriser des déplacements actifs, vous profitez de l’apport en luminosité et de l’effet vivifiant et méditatif de bouger dehors en hiver, avec l’air froid.

Acceptez l’hiver et le froid tels qu’ils sont

« Pour transformer nos attitudes, il faut prendre conscience que notre perception du milieu et le langage utilisé pour décrire les divers phénomènes jouent un rôle primordial. » (Pressman 1985, cité dans Zardini 2005.)

La nordicité mentale est un état d’esprit. C’est le fait d’accepter l’hiver et le froid tels qu’ils sont. En acceptant l’hiver et le froid pour ce qu’ils sont, vous pourrez vous inventer un hiver heureux. Pour vous y aider, voici quelques conseils pratiques:

  • Tenez un carnet de bord sur l’hiver dans votre quartier. Que ce soit en tenant un journal papier, en partageant des notes, des photos, des vidéos, des témoignages, etc. sur un blogue ou sur les réseaux sociaux.
    Intéressez-vous à vos perceptions : Quelle est votre relation avec l’hiver? Comment percevez-vous les éléments naturels de l’hiver (ex: neige, froid, slush, etc.) d’un point de vue de vos sens? Quels sont les mots-clés qui réfèrent à des activités d’hiver dans votre parc?
  • En adoptant ces stratégies pratiques et en questionnant vos perceptions de l’hiver et du froid, vous comprendrez mieux ce qui vous procure du plaisir ou vous inquiète quand arrive la saison froide. Vous pourrez ainsi avoir plus confiance en vous et en l’hiver.

Recherchez la beauté hivernale

Au retour de l’école avec vos enfants ou lors d’une petite pause de télétravail, prenez le temps de regarder les paysages naturels et urbains autour de vous. Recherchez l’accumulation de neige blanche, sans traces ou en buttes, les arbres enneigés, les étangs ou les rivières gelées, ou les aménagements urbains qui favorisent les microclimats (ensoleillement, protection au vent).

Piscine du parc Jarry à Montréal après une tempête de neige

Cette quête de la beauté naturelle et urbaine est une façon d’apprécier et de contempler l’hiver tous les jours.

Le caractère éphémère de la neige en ville, devient aussi une occasion de la célébrer et de lui faire honneur. Profitez de la prochaine tempête pour en ressentir les effets de lenteur, de calme et de réduction du bruit. Et pourquoi ne pas en profiter pour commencer un prochain concours de sculptures de neige dans vos parcs urbains?

Les parcs urbains, des lieux à adapter pour l’hiver et toutes les saisons

Plus nous passons de temps dehors en hiver, plus nous nous adaptons aux températures et aux éléments, et plus nous aimons cette saison. Et faire avec l’hiver urbain, c’est s’habituer aux changements de saison qui rythment nos vies.

Il est donc crucial que nos espaces urbains s’adaptent à toutes les saisons, y compris à l’hiver. C’est ce qu’on appelle la résilience saisonnière des espaces publics. Ce phénomène gagne en importance et rejoint le mouvement des Villes d’hiver (Winter Cities)*. Un mouvement né d’une volonté de mieux adapter les environnements urbains à la réalité hivernale, de promouvoir des pratiques innovantes en matière de design urbain et de montrer l’impact de l’appropriation des espaces publics par les communautés locales, peu importe la saison.

De plus en plus, des outils se développent pour les décideurs, les professionnels et les citoyens qui souhaitent contribuer à mieux adapter les collectivités à la réalité hivernale. Voici l’exemple de Montréal avec son Guide Ville d’hiver – Principes et stratégies d’aménagement hivernal du réseau actif d’espaces publics montréalais.

Mieux comprendre comment notre nordicité s’incarne au quotidien est un processus en mouvement, comme les saisons qui se suivent. Chose certaine, la pandémie nous donne soif de nature, et ce, même depuis l’arrivée de l’hiver. Il est donc essentiel que nos parcs urbains et espaces publics demeurent accessibles et adaptés selon le cycle des saisons.

Le volet croissance du Fonds Connexion Nature Ami·es des parcs soutient des organisations à travers le Canada qui connectent les citadin·es à la nature tout en favorisant l’intendance environnementale et la restauration des parcs et des espaces verts urbains. Cela comprend des programmes axés sur la nature, des projets concrets d’intendance et de restauration, ainsi que d’autres formes de gestion durable des milieux naturels.

Votre projet peut inclure, sans s’y limiter, un ou plusieurs des éléments suivants :

  • Projets d’immobilisations à faible coût et à fort impact, comme l’installation de panneaux d’interprétation, qui aident les résident·es à mieux connaître la nature dans leurs parcs et espaces verts. Veuillez noter : le projet ne peut pas consister uniquement en un projet d’immobilisations. Ils doivent être accompagnés d’activités favorisant la connexion à la nature ou répondant à des enjeux environnementaux.
  • Événements communautaires d’envergure ou de longue durée qui mobilisent et sensibilisent le public à la nature et à l’intendance environnementale.
  • Projets participatifs d’intendance et de restauration environnementale à plus grande échelle. Par exemple : ateliers de plantation d’arbres, élimination d’espèces envahissantes, aménagement de jardins de plantes indigènes, surveillance des espèces, etc.

Le Fonds Connexion Nature Ami·es des parcs soutient les organisations et les chefs de file locaux qui envisagent de poursuivre, reproduire ou développer des projets qui ont fait leurs preuves.

Le volet croissance du Fonds Connexion Nature Ami·es des parcs est un financement d’une durée d’un à deux ans.

Vous pourriez recevoir jusqu’à 20 000 $ par année pour concrétiser votre projet!

Les candidatures pour le Fonds Connexion Nature Ami·es des parcs 2026 sont closes.

Dates clés

9 mars 2026

Ouverture des candidatures. Les demandes sont acceptées en continu jusqu’au 9 avril. Nous vous encourageons à soumettre votre candidature tôt, car les fonds sont limités.

Avril 2026

Notification aux bénéficiaires du Fonds

Bourse d’un an

Juin 2026

Distribution du financement

Juin – oct 2026

Période des projets dans les parcs

Sept 2026

Remise du rapport de projet

Bourse de deux ans


Juin 2026

Distribution du financement (1e versement)

Juin 2026 – oct 2027

Période des projets dans les parcs

Jan 2026

Remise du rapport intermédiaire

Avril 2027

Distribution des fonds (2e versement)

Sept 2027

Remise du rapport final

Éligibilité

Prenez connaissance des critères d’admissibilité afin de veiller à ce que votre organisation et votre projet répondent aux conditions de ce fonds. 

Type d’organisation
  • Organisme à but non lucratif enregistré
  • Organisme de bienfaisance
  • Donataire reconnu

Votre projet doit :
  • Avoir un impact positif sur l’environnement en offrant des activités axées sur la nature ou l’intendance et la restauration environnementale.
  • Contribuer à connecter les individu·es à la nature. 
  • Être situé dans l’une des neuf villes suivantes : 
    • Victoria
    • Vancouver
    • Calgary
    • Edmonton
    • Saskatoon
    • Winnipeg
    • Toronto (Toronto, York, East York, North York, Scarborough, Etobicoke)
    • Grand Montréal
    • Halifax

Votre organisation doit pouvoir fournir des fonds de contrepartie, devant être égaux ou équivalents en valeur au montant total demandé. Les fonds de contrepartie peuvent inclure de l’argent, des contributions en nature ou d’autres ressources mobilisées, par exemple des dons de végétaux ou du temps de bénévoles.

Votre organisation devra disposer d’une assurance de responsabilité civile générale complète pendant toute la durée du financement.

Dépenses

Les dépenses peuvent inclure, sans s’y limiter, le temps du personnel, la promotion (p. ex., impression d’affiches et dépliants, campagnes sur les médias sociaux), le matériel et l’équipement pour les événements, les frais de permis, les assurances et les honoraires. De petits projets d’infrastructure peuvent être intégrés aux coûts du projet, tels que des bancs, des abris, des panneaux de signalisation, des sentiers ou des belvédères. Mais ils ne peuvent pas représenter l’ensemble des coûts du projet et doivent soutenir et/ou faire partie intégrante d’un projet favorisant la connexion à la nature et ayant un impact environnemental positif.


Admissibles Non admissibles
– Personnel
– Équipements et matériel pour l’organisation du projet (outils, végétaux à planter, nourriture et boissons) 
– Petites infrastructures (bancs, panneaux de signalisation, sentiers, etc.)
– Indemnités et honoraires
– Marketing et communication
– Transport local 
– Frais de consultation ou du personnel contractuel
– Opérations/administration (jusqu’à 10 % du budget)

– Achat d’un bien immobilier 
– Frais d’exploitation non liés au projet
– Dépenses de collecte de fonds
– Conférences
– Projets d’embellissement qui sont uniquement esthétiques et n’ont pas d’impact environnemental positif

Si votre projet est retenu, votre organisation recevra une bourse pouvant atteindre 20 000 $ par an.

Candidature

Veuillez créer un compte et soumettre votre demande sur Blackbaud.

Le formulaire de candidature devrait prendre entre 1 et 2 heures à remplir. Voici un exemple de formulaire pour vous aider à préparer votre demande.

Vous trouverez des informations sur la création d’un compte dans la section FAQ en bas de page.

Besoin d’aide pour remplir votre demande pour le Fonds Connexion Nature Ami·es des parcs?

Notre équipe est là pour vous accompagner! Vous pouvez nous contacter par courriel à l’adresse natureconnect@parkpeople.ca.

Ami·es des parcs s’engage à soutenir les personnes en situation de handicap pendant le processus de candidature. Si vous rencontrez des obstacles lorsque vous remplissez le formulaire ou si vous souhaitez demander des dispositions particulières, veuillez nous contacter.

Foire aux questions

Non, vous devez déposer une seule demande par organisation.

Oui, un financement est disponible pour une durée maximale de 2 ans, jusqu’à 20 000 $ par an (soit un total de 40 000 $ pour les 2 ans). Nous vous encourageons à demander uniquement le montant dont vous avez réellement besoin pour réaliser votre projet avec succès. Cela permet de soutenir un plus grand nombre d’initiatives.

Le financement de contrepartie doit être égal ou équivalent en valeur au montant total demandé. Il peut inclure des contributions en argent, en nature ou d’autres ressources mobilisées ; par exemple, des dons de matériel végétal ou du temps bénévole.

Votre organisation ou votre projet peut démontrer son impact positif sur la nature de différentes manières. Il peut s’agir de programmes de sensibilisation à l’environnement, d’activités ou d’événements axés sur la nature, de programmes d’intendance et de restauration environnementales ou d’autres formes de gestion durable des milieux naturels : 

  • Éducation et sensibilisation aux enjeux écologiques, comme les changements climatiques ou la biodiversité, ou découverte des espaces naturels grâce à des promenades dans la nature à proximité. 
  • À titre d’exemples, les activités axées sur la nature peuvent comprendre le ramassage des déchets dans un parc, des programmes artistiques liés à la nature ou des programmes de science participative, tels que la surveillance des espèces végétales et animales, et les bioblitz
  • Mesures concrètes d’intendance et de restauration environnementales, comme la plantation d’arbres, d’arbustes et de végétaux, l’élimination d’espèces envahissantes et d’autres projets qui améliorent les parcs et les espaces verts de quartier.

Quelques ressources utiles :

Pour qu’un projet ou un événement soit inclusif et accessible, il doit garantir l’inclusion (des personnes de tous âges, capacités et origines), l’accessibilité (physique, événement ouvert à toutes et à tous) et la sécurité (mesures sanitaires)? 

Pour en savoir plus, consultez notre page Améliorez l’accessibilité et l’inclusivité de vos événements.

Les décisions seront prises par une équipe composée de membres du personnel d’Ami·es des parcs. Les candidatures seront sélectionnées selon les critères suivants :

  • Solidité du dossier de candidature présentant les expériences précédentes ainsi que des arguments convaincants décrivant le projet proposé
  • Impact sur l’environnement, démontré par des activités axées sur la nature et des objectifs en matière d’intendance et de restauration environnementales 
  • Connexion à la nature grâce à la mobilisation des bénévoles et du public
  • Représentation diverse des parcs, des espaces verts et des habitats à travers le Canada
  • Preuve des considérations en matière d’inclusion et d’accessibilité

Ami·es des parcs s’engage à soutenir financièrement divers types de parcs, d’espaces verts et d’habitats à travers le Canada. Notre organisation tiendra compte de ce critère durant l’examen des candidatures. Notez que le fait de répondre à l’un ou à la totalité de ces critères ne garantira pas l’obtention du financement de votre projet. Cependant, ces critères représentent les qualités que nous recherchons dans chaque candidature.

Ami·es des parcs s’efforce de remédier à la répartition inéquitable des ressources dans le secteur des parcs. À cette fin, le dossier de candidature comprend des questions visant à déterminer si votre organisation est dirigée par des membres de communautés méritant l’équité ou travaille auprès de celles-ci. Notez qu’il ne s’agit pas d’un critère d’admissibilité.

Nous utilisons le terme « communautés méritant l’équité » pour désigner les groupes qui, en raison de la discrimination systémique, de l’oppression et/ou des répercussions persistantes de la colonisation, continuent de se heurter à des obstacles qui les empêchent d’accéder équitablement à des ressources et à des opportunités. Il peut s’agir, entre autres, des communautés autochtones, noires et d’autres communautés racialisées, des personnes en situation de handicap, des personnes 2SLGBTQIA+, des personnes nouvellement arrivées au Canada, des femmes, ainsi que des personnes à faible revenu.

Le volet émergent du Fonds Connexion Nature Ami·es des parcs soutient des organisations à travers le Canada qui connectent les citadin·es à la nature tout en favorisant l’intendance environnementale et la restauration des parcs et des espaces verts urbains. Cela comprend des programmes axés sur la nature, des projets concrets d’intendance et de restauration, ainsi que d’autres formes de gestion durable des milieux naturels.

Voici quelques exemples de projets :

  • Activités de sensibilisation ou d’éducation à l’écologie (surveillance des espèces végétales et animales, ateliers, etc.)
  • Projets d’intendance et de restauration environnementale en milieu urbain (création de jardins de plantes indigènes, plantations d’arbres, etc.)
  • Activités et événements publics axés sur la nature (promenade nature, etc.)

Le Fonds Connexion Nature Ami·es des parcs soutient les organisations et les chefs de file locaux qui envisagent de poursuivre, reproduire ou développer des projets qui ont fait leurs preuves.

Vous pourriez recevoir jusqu’à 5 000 $ pour donner vie à votre projet!

Les candidatures pour le Fonds Connexion Nature Ami·es des parcs 2026 sont closes.

Dates clés

2 mars 2026

Ouverture des candidatures

31 mars 2026

Clôture des candidatures

Avril 2026

Notification aux bénéficiaires du Fonds

Mai – juin 2026

Distribution du financement

Juin – oct 2026

Période des projets dans les parcs

Sept 2026

Remise du rapport de projet

Éligibilité

Prenez connaissance des critères d’admissibilité afin de veiller à ce que votre organisation et votre projet répondent aux conditions de ce fonds. 

Type d’organisation
  • Association locale (non enregistrée)
  • Organisme à but non lucratif enregistré
  • Organisme de bienfaisance
  • Donataire reconnu

Votre projet doit :
  • Avoir un impact positif sur l’environnement en offrant des activités axées sur la nature ou l’intendance et la restauration environnementale.
  • Contribuer à connecter les individu·es à la nature. 
  • Être situé dans l’une des neuf villes suivantes : 
    • Victoria
    • Vancouver
    • Calgary
    • Edmonton
    • Saskatoon
    • Winnipeg
    • Toronto (Toronto, York, East York, North York, Scarborough, Etobicoke)
    • Grand Montréal
    • Halifax

Dépenses

Admissibles Non admissibles
– Personnel
– Équipements et matériel pour l’organisation du projet (outils, végétaux à planter, nourriture et boissons) 
– Indemnités et honoraires
– Marketing et communication
– Transport local 
– Frais de consultation ou du personnel contractuel
– Opérations/administration (jusqu’à 10 % du budget)

– Achat d’un bien immobilier 
– Frais d’exploitation non liés au projet
– Dépenses de collecte de fonds
– Conférences
– Projets d’embellissement qui sont uniquement esthétiques et n’ont pas d’impact environnemental positif
– Équipements d’aires de jeux ou autres infrastructures et coûts d’immobilisations

Si votre projet est retenu, votre organisation recevra un financement pouvant atteindre 5 000 $.

Candidature

Veuillez créer un compte et soumettre votre demande sur Blackbaud.

Le formulaire de candidature devrait prendre entre 1 et 2 heures à remplir. Voici un exemple de formulaire pour vous aider à préparer votre demande.

Besoin d’aide pour remplir votre demande pour le Fonds Connexion Nature Ami·es des parcs?

Notre équipe est là pour vous accompagner! Vous pouvez nous contacter par courriel à l’adresse natureconnect@parkpeople.ca.

Ami·es des parcs s’engage à soutenir les personnes en situation de handicap pendant le processus de candidature. Si vous rencontrez des obstacles lorsque vous remplissez le formulaire ou si vous souhaitez demander des dispositions particulières, veuillez nous contacter.

Foire aux questions

Non, vous devez déposer une seule demande par organisation.

Non, le volet émergent du Fonds Connexion Nature Ami·es des parcs finance uniquement les activités réalisées en 2026. 

Oui.

Votre organisation ou votre projet peut démontrer son impact positif sur la nature de différentes manières. Il peut s’agir de programmes de sensibilisation à l’environnement, d’activités ou d’événements axés sur la nature, de programmes d’intendance et de restauration environnementales ou d’autres formes de gestion durable des milieux naturels :

  • Éducation et sensibilisation aux enjeux écologiques, comme les changements climatiques ou la biodiversité, ou découverte des espaces naturels grâce à des promenades dans la nature à proximité. 
  • À titre d’exemples, les activités axées sur la nature peuvent comprendre le ramassage des déchets dans un parc, des programmes artistiques liés à la nature ou des programmes de science participative, tels que la surveillance des espèces végétales et animales, et les bioblitz
  • Mesures concrètes d’intendance et de restauration environnementales, comme la plantation d’arbres, d’arbustes et de végétaux, l’élimination d’espèces envahissantes et d’autres projets qui améliorent les parcs et les espaces verts de quartier.

Quelques ressources utiles :

Pour qu’un projet ou un événement soit inclusif et accessible, il doit garantir l’inclusion (des personnes de tous âges, capacités et origines), l’accessibilité (physique, événement ouvert à toutes et à tous) et la sécurité (mesures sanitaires)? 

Pour en savoir plus, consultez notre page Améliorez l’accessibilité et l’inclusivité de vos événements.

Les décisions seront prises par une équipe composée de membres du personnel d’Ami·es des parcs. Les candidatures seront sélectionnées selon les critères suivants :

  • Solidité du dossier de candidature présentant les expériences précédentes ainsi que des arguments convaincants décrivant le projet proposé
  • Impact sur l’environnement, démontré par des activités axées sur la nature et des objectifs en matière d’intendance et de restauration environnementales 
  • Connexion à la nature grâce à la mobilisation des bénévoles et du public
  • Représentation diverse des parcs, des espaces verts et des habitats à travers le Canada
  • Preuve des considérations en matière d’inclusion et d’accessibilité

Ami·es des parcs s’engage à soutenir financièrement divers types de parcs, d’espaces verts et d’habitats à travers le Canada. Notre organisation tiendra compte de ce critère durant l’examen des candidatures. Notez que le fait de répondre à l’un ou à la totalité de ces critères ne garantira pas l’obtention du financement de votre projet. Cependant, ces critères représentent les qualités que nous recherchons dans chaque candidature.

Ami·es des parcs s’efforce de remédier à la répartition inéquitable des ressources dans le secteur des parcs. À cette fin, le dossier de candidature comprend des questions visant à déterminer si votre organisation est dirigée par des membres de communautés méritant l’équité ou travaille auprès de celles-ci. Notez qu’il ne s’agit pas d’un critère d’admissibilité.

Nous utilisons le terme « communautés méritant l’équité » pour désigner les groupes qui, en raison de la discrimination systémique, de l’oppression et/ou des répercussions persistantes de la colonisation, continuent de se heurter à des obstacles qui les empêchent d’accéder équitablement à des ressources et à des opportunités. Il peut s’agir, entre autres, des communautés autochtones, noires et d’autres communautés racialisées, des personnes en situation de handicap, des personnes 2SLGBTQIA+, des personnes nouvellement arrivées au Canada, des femmes, ainsi que des personnes à faible revenu.

On dit souvent que toutes bonnes choses ont une fin. Mais parfois, avec un peu de chance, cette fin peut être le début de quelque chose d’encore plus spécial. C’est exactement ce qu’il s’est passé au Parc Jarry dans l’arrondissement de Villeray-St-Michel-Parc-Extension à Montréal : le groupe citoyen Coalition des amis du Parc Jarry (CAP Jarry), bénéficiaire de la bourse TD Ami·es des parcs, y a fait renaître des cendres du temps des fêtes une Forêt Éphémère d’arbres de Noël recyclés, de rêves et d’espoirs.

Chaque Janvier, lorsque le temps des fêtes tire à sa fin, les sapins de Noël dénudés s’amoncellent sur les trottoirs, attendant lugubrement le service de ramassage de la ville. Au Canada, environ 6 millions de sapins se retrouvent à la décharge chaque année. S’ils ne sont pas recyclés correctement et simplement jetés, chaque arbre peut créer environ 16 kg de dioxyde de carbone. Non seulement cela représente une empreinte écologique importante, mais cela perd également une excellente opportunité de donner aux arbres une seconde vie plus percutante.

Le CAP Jarry, dirigé par Michel Lafleur, s’est engagé à relever ce défi cette année. Au lieu de la traditionnelle décharge, ils ont invité les résidents de Montréal à apporter leurs sapins de Noël dégarnis au Parc Jarry, à les planter dans des pots en bois construits pour l’occasion, et ainsi créer une Forêt Éphémère magique. Les familles et amis ont pu se promener librement entre plus de 250 arbres, tout en respectant les mesures de santé publique et de distanciation physique. Au bout des deux semaines d’installation, un service spécialisé en réaffectation du bois s’est chargé de ramasser et recycler les arbres adéquatement.

Pour ajouter à l’esprit magique de l’événement, les participants étaient invités à écrire leurs vœux pour la nouvelle année ainsi que leurs souhaits pour des nouveaux aménagements urbains dans leurs parcs et à les attacher à leur sapin. Cela a donné à chaque arbre une touche personnelle et a donné aux gens une chance d’exprimer leur vision de l’avenir. À une époque où les interactions sociales sont rares et où nous aspirons à interagir avec les autres, lire les souhaits personnels sur chaque arbre ressemblait à un échange intime avec les anciens propriétaires de l’arbre de Noël – leurs idées, leurs espoirs et leurs rêves pour l’avenir.

La forêt a créé un sentiment de connexion humaine à un moment où les gens en ont le plus besoin. Marcher à travers les centaines d’arbres au milieu du vaste parc Jarry fut une expérience inspirante, joyeuse et franchement magique.

“Tout le monde était souriant”, se rappelle Mme. Fumagalli, la maire de l’arrondissement VIlleray-St-Michel-Parc-Extension.

“Il y avait beaucoup de curiosité, une forme d’entraide, surtout une telle synergie… Le projet a eu d’énormes retombées positives”.

Ce qui a surtout marqué la maire Fumagalli, qui a eu un rôle facilitateur dans la planification de l’événement, c’est la manière extraordinaire dont les citoyens se sont appropriés et impliqués dans leurs parcs cet hiver. De la Forêt Éphémère aux hordes de Montréalais qui ont construit des bonhommes de neige dans les parcs de la ville après une tempête de neige, elle dit que nous voyons clairement «la nécessité pendant l’hiver d’avoir une sorte d’animation, surtout avec le contexte COVID actuel».

Une autre clé de la réussite de cet événement se trouve dans sa simplicité : l’idée est facilement transférable d’un parc à un autre, mais aussi d’une ville à une autre.

“Je suis certaine que c’est une idée qui fera boule de neige”, assure la maire Fumagalli. “Il y a tant de potentiel, autant pour les terrains vagues que les petits parcs. Le côté reproductible à petite échelle, facilement duplicable et demandant peu de ressources, ça rend cette initiative idéale”.

Analyse d’initiatives et de leur impact sur la communauté

De quelles façons les initiatives menées par les organisations communautaires dans des parcs de Montréal peuvent-elles contribuer à l’inclusion sociale des communautés ? 

Dans un contexte de multicrises, ce rapport de recherche explore le rôle des espaces publics, des parcs et des initiatives communautaires dans la construction d’un meilleur vivre-ensemble dans nos villes. 

L’étude porte sur des initiatives menées dans trois parcs : Jarry, Frédéric-Back et le secteur entourant la place Émilie-Gamelin. Elle vise à identifier les pratiques existantes d’inclusion sociale, à comprendre les leviers et les freins rencontrés, et à analyser l’incidence de ces initiatives sur la fréquentation et l’appropriation des parcs par les usager·ères.

Le 5e Forum des ami·es des parcs de Montréal revient le 17 septembre autour du thème « Unir nos forces pour des parcs vivants et des quartiers solidaires ».

Gratuit et convivial, le Forum est l’occasion idéale de retrouver ou de rencontrer d’autres citoyen·nes engagé·es pour les espaces verts de Montréal et des environs. Venez échanger avec des groupes citoyens, des organisations et des professionnel·les qui œuvrent à faire des parcs des lieux plus dynamiques, accessibles et résilients.

Au programme : visite guidée du jardin du monastère, conférence et panel de discussion, réseautage et apéritif — un après-midi riche en rencontres, apprentissages et en inspiration !

Venez participer à la conversation sur l’avenir des parcs urbains à Montréal et explorez des possibilités de collaboration. 

Programme

13h30

Accueil des participant·es pour la visite guidée

Rejoignez-nous dès 13h30 à la Cité-des-Hospitalières. Entre les différentes activités, échangez avec les autres participant·es et découvrez le travail inspirant des groupes citoyens et des organisations locales en vous baladant de kiosque en kiosque.

Si vous ne participez pas à la visite guidée, nous vous recommandons d’arriver à partir de 14h15.

14h00 à 14h45

Visite guidée du jardin du monastère (optionnelle)

Découvrez l’histoire fascinante du jardin « secret » du monastère des Religieuses Hospitalières de Saint-Joseph, ainsi que celle des bâtiments patrimoniaux de l’Hôtel-Dieu. INSCRIPTION REQUISE

Inscrivez-vous rapidement, les places sont limitées. Si vous êtes inscrit·e et ne pouvez finalement pas participer, merci de nous en informer.

À noter : le jardin n’est pas entièrement accessible aux personnes à mobilité réduite. Pour plus de détails, veuillez consulter la première question de la FAQ.

15h15

Mots d’ouverture, conférence et panel de discussion

Des leaders des parcs partageront leurs expériences sur la manière dont les initiatives citoyennes et les collaborations locales contribuent à créer des parcs vivants et des quartiers solidaires.

Avec :

Le panel sera animé par Christophe Derrien, Directeur général chez Les Amis de la montagne.

17h à 19h

Réseautage et cocktails

Terminez la journée avec la suite des visites libres des kiosques, tout en savourant de délicieuses bouchées et en échangeant sur vos projets.

La Cité-des-Hospitalières


La Cité-des-Hospitalières est un site patrimonial unique situé au cœur de Montréal, à proximité du parc du Mont-Royal. Ce complexe conventuel fondé en 1861 a été acquis en 2017 par la Ville de Montréal, qui a lancé un projet d’occupation transitoire en partenariat avec l’OBNL Entremise, visant à redonner vie à ce lieu tout en respectant son histoire et son patrimoine. Ce projet inclut des activités culturelles, artistiques et communautaires, et incarne les valeurs de réconciliation, d’hospitalité, de leadership féminin et de bien commun, reflets des grandes transformations de la société montréalaise.

FAQ et information pratique

Salle de communauté de la Cité-des-Hospitalières :

  • L’entrée avec rampe d’accès se trouve au niveau de porte principale du bâtiment (poste de garde), reconnaissable par son vitrail. Merci de nous indiquer à l’avance si vous prévoyez utiliser cette entrée, afin que nous puissions prévoir l’assistance nécessaire.
  • Toutes les toilettes et les fontaines à eau sont accessibles.
  • Les personnes accompagnatrices et les chiens d’assistance sont les bienvenus.
  • Si vous avez besoin d’un espace de stationnement pour des raisons d’accessibilité, merci de nous contacter.

N’hésitez pas à nous indiquer comment nous pouvons faciliter votre participation, soit via le formulaire Eventbrite, soit par courriel à communications@parkpeople.ca.

Jardin du monastère :

Le terrain irrégulier du jardin de la Cité-des-Hospitalières n’est pas entièrement accessible aux personnes à mobilité réduite. Si vous utilisez un appareil d’aide à la marche de type marchette ou un fauteuil roulant et souhaitez participer à la visite du jardin, veuillez nous contacter à l’adresse communications@parkpeople.ca pour discuter des aménagements possibles.

L’événement se déroulera en français.

Le Forum se tiendra dans la salle de communauté de la Cité-des-Hospitalières, au 251 avenue des Pins Ouest à Montréal.

Veuillez accéder la salle par l’entrée secondaire (par l’arrière de la salle de communauté, du côté des jardins). L’entrée dotée d’une rampe d’accès se situe au niveau de l’entrée principale (poste de garde), accessible via la porte centrale du bâtiment, reconnaissable par son vitrail.

Stationnement :

Il n’y a pas de place de stationnement pour automobile sur le site. Il est toutefois possible de se stationner à l’Hôtel-Dieu (moyennant des frais) ou dans les rues avoisinantes. Nous vous recommandons de venir par transport en commun si possible.  

Transports en commun :

Le site est facilement accessible en transports en commun, avec deux options possibles :

  • Prendre le métro Place-des-Arts, puis le bus 80 nord (arrêt Parc / Léo-Pariseau)
  • Prendre le métro Sherbrooke, puis le bus 144 ouest (arrêt Parc / Léo-Pariseau)

Vélo :
La station BIXI la plus proche se trouve à l’angle des rues Sainte-Famille et des Pins. Un stationnement pour vélos est également disponible devant l’établissement.

De la musique sera diffusée en fond sonore pendant l’événement, à un volume bas ou modéré. Le niveau d’interaction sera élevé. Les participant·es sont encouragé·es à lancer des discussions et à participer aux échanges, mais cela reste facultatif.

Oui, lors de la période de réseautage après les présentations, nous offrirons une sélection de boissons alcoolisées et non alcoolisées, ainsi que des bouchées, incluant des options végétariennes et véganes.

Des stations et carafes d’eau seront disponibles sur place. Pensez à apporter votre bouteille réutilisable pour réduire les déchets.

Le Forum aura lieu même en cas de pluie, car la majorité de l’événement se déroule en intérieur.

À l’occasion de la Journée internationale de la langue maternelle, nous vous invitons à découvrir la publication Le rôle culturel insoupçonné des parcs urbains – 5 manières d’activer les parcs en contexte francophone minoritaire

Dans ce webinaire, nous explorons les principaux enseignements de cette étude, suivis d’une discussion stimulante avec des acteurs et actrices de la francophonie canadienne qui partagent leurs initiatives pour transformer les parcs en véritables espaces culturels.


Ce webinaire se déroule en français.

Panel

Ce webinaire est réalisé dans le cadre du programme Connecter les ami·es francophones des parcs canadiens.

La cogestion du Corridor écologique Darlington à Montréal

Cette étude de cas fait partie du Rapport 2023 sur les parcs urbains du Canada, mettant en lumière des projets, des personnes et des politiques inspirant·es à travers le Canada, qui offrent des solutions concrètes aux défis les plus urgents auxquels font face les parcs urbains.

Résumé

  • Le Corridor écologique Darlington a été créé sur une ancienne voie ferrée afin d’établir un lien vital entre espaces urbains et espaces naturels, en donnant la priorité à la restauration écologique et au bien-être des habitant·es.
  • Cette initiative repose sur une structure de cogestion innovante, répartissant les responsabilités entre divers partenaires via des accords de gestion.
  • Initialement destiné à offrir des solutions écologiques, ce projet a vu son champ d’action s’élargir afin de répondre à des problématiques sociales pressantes en établissant des partenariats fructueux fondés sur un modèle de gouvernance partagée efficace.

Alors que de nombreuses Villes s’efforcent d’implanter de « nouveaux » parcs dans des zones urbaines denses, une initiative montréalaise met en évidence le potentiel du partenariat pour tirer parti de ce qui existe déjà.

Situé dans l’arrondissement Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce à Montréal, le Corridor écologique Darlington a vu le jour grâce à Alexandre Beaudoin, conseiller en biodiversité à l’Université de Montréal. L’objectif du projet était de créer un bras de verdure entre le Mont-Royal et l’environnement urbain, en fournissant de nouvelles voies de passage pour la faune et les habitant·es de la ville.

En reliant ensemble une mosaïque d’espaces situés le long d’une ancienne voie ferrée, le projet permet de créer un couloir vert cohérent à partir de terrains fragmentés par des propriétés privées, tout en se basant sur la collaboration.

Carte du Corridor écologique Darlington
Carte du corridor, Corridor écologique de Darlington

Le Corridor écologique Darlington utilise un modèle de cogestion innovant impliquant diverses parties prenantes. En réunissant des établissements universitaires, des organisations de la société civile, des organismes sans but lucratif, des expert·es et des habitant·es du quartier, le projet répond à plusieurs priorités au sein d’un même projet qui profitera à la population et à la nature.

Le concept de cogestion repose sur la collaboration avec un réseau de partenaires dont les rôles et les responsabilités ont été définis dans le cadre d’accords de gestion. Selon ce modèle, Éco-pivot joue le rôle de fiduciaire et fournit un soutien administratif et une supervision. L’Université de Montréal apporte son savoir académique, avec actuellement 19 étudiant·es de maîtrise se consacrant au projet et façonnant son évolution. L’arrondissement joue un rôle central en mettant à disposition une personne dédiée pour que le projet s’inscrive dans le cadre institutionnel de l’arrondissement. Cet engagement tangible de la municipalité légitime l’importance du projet auprès des habitant·es et veille à ce qu’il réponde à des objectifs plus larges.

Plusieurs personnes assises et discutant avec une carte du Corridor écologique Darlington sur la table
Atelier de co-gestion, Corridor écologique de Darlington, Ami·es des parcs, Vincent Fréchette, Montréal, 2022

Le modèle de gouvernance du Corridor écologique Darlington se distingue par sa capacité d’adaptation. Au fil du temps, grâce à la participation de la population et des partenaires, le projet a élargi sa mission et assumé un rôle plus important pour répondre aux défis sociaux du quartier. Le partenariat avec Multi-Caf, une organisation locale axée sur la lutte contre l’insécurité alimentaire dans le quartier, illustre cette évolution. L’organisation a créé un potager aménagé en partenariat avec le YMCA afin d’initier les jeunes à l’agriculture urbaine et au jardinage. Cette collaboration met en évidence la manière dont le corridor est passé d’une initiative axée sur des enjeux écologiques à un projet polyvalent répondant aux problématiques sociales urgentes des habitant·es.

Le Corridor écologique de Darlington a inspiré la création d’autres corridors écologiques dans d’autres quartiers de la ville, conduisant à une initiative similaire dans l’arrondissement du Sud-Ouest. À la suite du tout premier budget participatif de l’arrondissement, l’un des projets retenus a été un corridor écologique reliant l’arrondissement du Sud-Ouest à celui de Lasalle.

Le succès du modèle de Darlington montre la corrélation qui existe entre la mise en relation de divers partenaires et la connexion des espaces verts, offrant ainsi aux Villes une nouvelle voie pour créer des parcs sans dépendre uniquement d’une stratégie d’acquisition de terrains.

Recommendations

  • Explorer des structures de cogestion à titre de nouvelle stratégie pour créer des réseaux d’espaces publics cohérents dans les zones où des espaces en plein air adjacents sont détenus/gérés par divers propriétaires fonciers.
  • Inviter les organisations locales à participer à la prise de décision en tant que partenaires clés afin que le projet soit bien accepté au niveau local et réponde aux besoins des habitant·es, même si cela requiert de changer la portée du projet.
  • Maximiser l’effet environnemental et social des corridors écologiques, non seulement en concevant des projets favorisant la biodiversité, mais aussi en créant des possibilités pour la population d’y participer tout en répondant aux besoins sociaux des habitant·es.

Pour en savoir plus sur ce sujet :