Alors que Dave Harvey prend sa retraite de son poste de co-dirigeant chez Ami·es des parcs, il revient sur le chemin parcouru depuis la fondation de l'organisation en 2011.
Erika Nikolai, directrice générale d’Ami·es des parcs, a reçu le prix de l’Individu d’exception décerné par World Urban Parks — l’une des reconnaissances internationales les plus prestigieuses dans le secteur des parcs et de l’espace public.
Découvrez comment les initiatives d’intendance des grands parcs urbains du Canada contribuent à des écosystèmes plus sains, au bien-être des participant·es et à un soutien essentiel pour les services municipaux.
Dans le quartier Champlain Heights, à l’est de Vancouver, nous avons rencontré deux organisations qui mènent des efforts pour restaurer les forêts indigènes et tisser des liens au sein de leur quartier.
L’hiver peut être éprouvant : il fait sombre, froid, et la neige s'accumule. Explorez des moyens concrets pour redécouvrir la joie de l'hiver.
Découvrez de quelles façons les initiatives menées par les organisations communautaires dans des parcs de Montréal peuvent contribuer à l’inclusion sociale.
Créer des liens, soutenir, s'inspirer, dynamiser les parcs urbains – Abonnez-vous à notre infolettre et restez informé·e !
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Trouver des bénévoles ne doit pas nécessairement être un parcours du combattant. En consacrant quelques efforts et un peu de temps, vous parviendrez à créer une excellente expérience pour vos bénévoles, et les encouragerez à revenir.
Doug Bennet a passé des années à établir et cultiver un réseau de bénévoles actifs pour le groupe citoyen Friends of Sorauren Park*. Voici quelques-uns de ses principaux conseils pour mobiliser et enthousiasmer votre réseau de bénévoles et les aider à consolider leurs liens.
Dès le début de sa collaboration avec Friends of Sorauren Park, Doug a remarqué que les activités de recrutement des bénévoles étaient toujours en bas de la liste des priorités. Pour y remédier, les membres du groupe ont commencé à consacrer des réunions entières à l’établissement de stratégies pour le recrutement et la mobilisation des bénévoles.Prioriser cette activité leur a permis de constituer et de fidéliser une équipe de bénévoles solide et diversifiée. Aujourd’hui, celle-ci est suffisamment importante pour soutenir des événements d’ampleur dans les parcs sans épuiser les membres du groupe.Voici quelques questions à vous poser pour organiser une réunion visant à établir une stratégie de recrutement des bénévoles :
Quelles personnes souhaitons-nous attirer?
Quel profil idéal recherchons-nous chez les bénévoles? Quels compétences, intérêts ou vécus personnels constitueraient des atouts? Y a-t-il des personnes dans notre quartier ou notre réseau qui aimeraient beaucoup nous aider, mais n’ont pas été sollicitées? Existe-t-il des obstacles pouvant empêcher les gens de s’investir (garde d’enfants, accessibilité, style de communication)? Si oui, comment pourrions-nous réduire ces obstacles? Quel engagement de temps demandons-nous, et comment pouvons-nous inclure des gens ayant moins de temps?
Comment les trouver?
Où les potentielles nouvelles recrues passent-elles leur temps (que ce soit en ligne ou en personne)? Comment pouvons-nous y assurer notre visibilité? Quels articles, images ou messages pourraient attirer leur attention et les inciter à s’investir?
Comment créer un environnement où les bénévoles se sentent bien accueilli·es et trouvent leur engagement enrichissant?
Comment communiquer de façon claire aux bénévoles ce qui les attend et comment s’investir? Comment instaurer un climat de confiance et un sentiment de cohésion dès le départ? Comment demander aux bénévoles de nous faire part de leur avis et de leurs idées pour améliorer leur expérience de bénévolat?
Maintenant que vous avez déterminé le genre de personnes que vous recherchez et le travail qu’elles réaliseront, commencez à planifier les différentes étapes du recrutement.
Songez aux endroits déjà fréquentés par les résidentes et résidents (panneaux d’affichage de quartier, groupes locaux dans les réseaux sociaux, marchés fermiers, bibliothèques ou événements dans un parc). Diffusez-y une annonce spécifique et amicale invitant les gens à rejoindre votre groupe. Utilisez des photos et témoignages pour montrer à quoi ressemble une expérience de bénévolat de manière à ce que les personnes intéressées puissent se l’imaginer. Indiquez la marche à suivre, comme de s’inscrire à votre bulletin d’information ou de participer à votre prochaine réunion. Efforcez-vous de permettre aux personnes intéressées de prendre contact avec votre groupe facilement et de plusieurs manières.
N’hésitez pas à essayer diverses approches en fonction de votre quartier, de vos capacités et des outils technologiques dont vous disposez. Par exemple, le groupe Friends of Sorauren Park a commencé par créer un tableau d’affichage pour les bénévoles, mais s’est rendu compte par la suite que celui-ci attirait peu l’attention. À la place, les membres du groupe ont donc opté pour un bref formulaire d’inscription et ont ensuite remarqué un intérêt accru.
La première impression est toujours la plus marquante. Des présentations chaleureuses en personne, un simple courriel d’orientation ou une invitation à une réunion de planification informelle peuvent s’avérer déterminants pour une personne songeant à offrir de son temps à votre groupe. Montrer ce à quoi elle peut s’attendre peut aussi l’aider à s’investir et à avoir le sentiment de faire partie de l’équipe.Pour favoriser leur accueil dans les meilleures conditions, songez à créer un Programme de soutien pour les bénévoles. À cet égard, Doug et son groupe ont constaté à quel point l’accueil et l’encadrement des nouvelles recrues par les bénévoles plus chevronnés avaient été eu un impact positif. En effet, ces « ambassadeurs et ambassadrices » peuvent répondre aux questions, partager leurs connaissances et favoriser une bonne première expérience pour celles-ci.
Au fil du temps, Doug a remarqué que les bénévoles ayant un meilleur sentiment d’intégration sociale dans le groupe étaient les personnes les plus susceptibles de continuer à s’investir. Permettre aux bénévoles de socialiser peut donner une dimension plus significative à leur travail de bénévolat. Pour ce faire, les membres du groupe pourraient organiser un repas partagé, prendre une photo de groupe pendant un événement ou créer un fil de discussion en ligne pour permettre aux bénévoles de partager leurs idées et rester en contact.
À mesure que votre groupe se développe, il se peut que des bénévoles souhaitent assumer plus de responsabilités. Il est utile d’anticiper les choses et d’encourager leur évolution en leur permettant d’acquérir de nouvelles compétences ainsi qu’une plus grande confiance au fil du temps. Organiser des ateliers, des formations ou des séances d’encadrement informelles pourrait accroître le sentiment d’appréciation et de soutien des bénévoles.
Doug a d’ailleurs vu ces initiatives à l’œuvre dans son propre groupe. Lorsqu’il s’est retiré de son poste de président, Joël Campbell, un bénévole de longue date, était prêt à reprendre les rênes. Pendant plusieurs années, Joël avait dirigé le programme « Adopt-A-Park-Tree », ce qui lui avait permis d’acquérir de l’expérience et d’établir des liens de confiance avec le groupe. Grâce à cela, la transition s’est déroulée en douceur et naturellement pour Joël et toute l’équipe.
Gardez en ligne de mire les personnes qui pourraient reprendre le flambeau au moment où les responsables actuellement en poste quitteront leur fonction est une bonne pratique. Veiller à ce qu’elles soient outillées pour le faire en toute confiance en est une autre.
On ne remercie jamais assez les bénévoles. Doug et son groupe se font un point d’honneur de témoigner leur reconnaissance aux bénévoles dans leurs communications. Ils ont également fait équipe avec un commanditaire local pour organiser des événements d’appréciation.Les marques de reconnaissance peuvent varier en fonction de la taille de votre groupe. Si vous n’êtes pas en mesure d’organiser un événement à cette fin, envisagez de publier des photos de vos bénévoles sur les réseaux sociaux, d’ajouter certaines de leurs citations dans votre bulletin d’information ou de créer une petite illustration montrant les retombées de leur travail.Les marques de reconnaissance permettent de valoriser les bénévoles et rappellent à tout le monde que leur temps et leurs efforts comptent.
Merci à Doug du groupe Friends of Sorauren Park de nous avoir fait part de son expérience issue de nombreuses années de travail fructueux aux côtés des bénévoles!
Et si vos citrouilles sculptées trouvaient une seconde vie après Halloween ?
Généralement organisées le lendemain d’Halloween, les parades de citrouilles rassemblent le voisinage pour illuminer les rues et les parcs dans une ambiance festive. Entre tradition canadienne et engagement écologique, ces événements gratuits allient créativité, convivialité et compostage, dans un décor idéal pour de superbes photos.
Saviez-vous que les parades de citrouilles sont une tradition canadienne ? En 2004, Friends of Sorauren park* à Toronto ont lancé la tendance en invitant les résident·es du quartier à exposer leurs créations dans le parc. D’une centaine de citrouilles à plus de 3 000, la parade a pris de l’ampleur et s’est désormais imposées comme une tradition en Amérique du Nord.
Et pourquoi pas chez vous ? Imaginez votre quartier scintiller sous la lueur des lanternes… Voici un guide pas à pas pour organiser votre propre parade de citrouilles et en faire un événement inoubliable.
Parcourez votre quartier avec votre groupe communautaire pour repérer l’itinéraire idéal. Prévoyez un trajet modifiable en fonction du nombre de citrouilles et assurez-vous qu’il soit accessible aux poussettes et fauteuils roulants. Explorez des façons d’exposer les citrouilles à différentes hauteurs pour une visibilité optimale.
Un permis est souvent exigé pour ce type de rassemblement, alors mieux vaut vérifier avant d’organiser votre parade. À Toronto, il existe même un permis spécial* pour les parades de citrouilles, qui facilite et rend le compostage abordable. Renseignez-vous auprès de votre municipalité ou de votre service des parcs pour savoir si un permis ou une assurance spéciale est nécessaire.
Pour une promotion efficace (et gratuite), partagez votre événement sur les réseaux sociaux, contactez les centres communautaires, écoles, commerces du coin ainsi que votre conseiller municipal pour qu’ils diffusent l’info par le biais de leurs infolettres, babillards et plateformes sociales.
Faites connaître la parade en mettant des affiches dans les endroits clés comme les cafés, bibliothèques et épiceries, et en distribuant des dépliants lors d’événements locaux. Contactez les médias locaux—journaux, stations de radio, blogs—pour qu’ils ajoutent l’événement à leurs calendriers.
Enfin, encouragez votre communauté à promouvoir votre événement en taguant des ami·es ou en partageant des photos de leurs citrouilles en préparation pour la grande soirée. Plus les résident·es se sentiront impliqué·es, plus l’enthousiasme et la participation seront au rendez-vous!
Quelques coups de main seront essentiels pour assurer le bon déroulement du défilé. Demandez à quelques bénévoles d’arriver en avance pour préparer le parcours et aider les gens à installer leurs citrouilles. Ne soyez pas surpris si les premières citrouilles arrivent plus tôt que prévu, la sortie des classes étant souvent privilégiée par certains·es. Les spécialistes des groupes citoyens recommandent d’être sur place dès 15 h 30.
Les bénévoles peuvent aussi distribuer des bougies et allumer (ou rallumer) les citrouilles tout au long de la soirée. Enfin, prévoyez une table où des bénévoles pourront recueillir les inscriptions pour votre infolettre et recruter des volontaires pour la parade de l’année prochaine.
Que vous prévoyez de nettoyer le parc le soir ou le lendemain matin le ménage, une équipe de bénévoles munie de brouettes et de chariots facilitera le transport des citrouilles vers les sites de compostage. Certaines villes, comme Toronto, fournissent des bacs de compost spéciaux. Vérifiez si votre municipalité offre ce service. Assurez-vous d’informer tout le monde sur quoi apporter et à quelle heure se rassembler.
Qu’il s’agisse d’un petit pique-nique entre ami·es ou d’un grand rassemblement festif, partager un repas en plein air est une merveilleuse façon de tisser des liens et de profiter de la nature. Les pique-niques s’intègrent tout aussi bien à divers événements, qu’il s’agisse d’une journée de collecte des déchets ou d’une fête des récoltes.
De la planification au nettoyage, suivez ce guide pour faire de votre pique-nique un succès.
Lors du choix de votre emplacement, pensez à l’accessibilité, à l’accès en transports en commun, au stationnement, et aux commodités comme les toilettes, fontaines à eau, mais aussi zones ombragées. Lisez notre ressource pour vous assurez que votre événement soit inclusif et accueillant pour tout le monde.
Une fois l’endroit trouvé, informez-vous sur les règles locales : certains parcs exigent un permis pour réserver des tables, utiliser un barbecue ou organiser des activités.
Consultez cette section générale, tout en vérifiant les règlements propres à votre ville. Contactez le service des parcs concerné pour confirmer les exigences et demander des permis à l’avance.
En savoir plus sur les permis d’événements dans votre ville :
Un menu simple et pratique est essentiel pour un pique-nique réussi! Optez pour des mets faciles à transporter et à servir, comme des sandwichs, des wraps ou des brochettes de fruits. Si le barbecue est permis, ajoutez au menu des burgers, des hot-dogs ou des alternatives végétariennes. Pensez aussi aux boissons : de l’eau en abondance et des jus rafraîchissants. Sans oublier les desserts comme des biscuits ou des cupcakes ! Apportez des glacières ou des sacs isothermes pour conserver les aliments au frais et assurer leur sécurité.
Tenez aussi compte des restrictions alimentaires en offrant des options pour répondre aux différents régimes alimentaires : végétarien, végane, sans gluten, sans produits laitiers, sans noix, halal ou kasher. Affichez clairement la liste des ingrédients et des allergènes pour assurer la sécurité de tout le monde.
À savoir : si votre pique-nique est public et que vous servez ou vendez de la nourriture, vous devrez sûrement obtenir un permis de votre arrondissement. Seuls les aliments préparés dans une cuisine inspectée (commerciale ou communautaire) peuvent être servis lors d’un événement public. Si ce n’est pas possible, encouragez les participant·es à apporter leur propre repas fait maison. Plutôt que de partager la nourriture, manger ensemble est une bonne façon d’éviter certaines contraintes liées aux permis.
Petit conseil en plus : Il existe des aliments* classés comme moins risqués. Misez sur ces aliments pour simplifier votre demande de permis et l’inspection sanitaire.
Un pique-nique ne se limite pas à la nourriture : c’est aussi l’occasion de s’amuser ! Prévoyez des activités inclusives pour rassembler toutes les générations.
Une fois votre programme finalisé et votre permis obtenu, il est temps d’inviter votre communauté !
Un pique-nique réussi, c’est aussi un espace propre et respecté. Encouragez les bonnes pratiques avec ces astuces :
Consultez notre ressource sur les événements zéro-déchet dans les parcs.
Un pique-nique communautaire peut être le point de départ de belles initiatives locales ! C’est l’occasion idéale pour :
Un film sous les étoiles ? Une balade dans la nature ? Un jardin communautaire ? À vous de choisir !
Le fait que des médias couvrent des événements, des programmes ou des activités de plaidoyer organisés par votre groupe peut accroître votre visibilité, attirer davantage de bénévoles et vous permettre d’obtenir de nouveaux soutiens en vue d’améliorer les parcs.
Les journaux locaux, les stations de radio, les personnes publiant des blogues et des balados sont toujours à l’affût d’informations intéressantes. Avec la bonne accroche et la bonne approche, votre groupe pourrait obtenir une couverture médiatique précieuse ! Voici comment y parvenir.
Dressez une liste de journalistes et d’organes de presse couvrant les événements de l’actualité locale ou les questions centrales que votre groupe cherche à amplifier.
Vous pouvez maximiser vos contacts médiatiques en adaptant votre message en fonction des organes de presse auxquels vous vous adressez. Par exemple, imaginons que vous lanciez un nouveau programme pour des jardins collectifs :
Lorsque l’on s’adresse aux médias, choisir le moment propice est essentiel. Chaque organe de presse possède un calendrier de production différent, et il est donc primordial de planifier en conséquence :
Conseils de pro : Pour que votre message soit opportun et pertinent, faites en sorte qu’il soit en lien avec des thèmes saisonniers, comme le nettoyage de printemps, les pique-niques d’été, les festivals d’automne ou les activités hivernales.
La plupart des journalistes préfèrent les courriers électroniques. C’est pourquoi attachez une importance particulière à l’objet et au paragraphe d’introduction de votre courriel. Faites preuve de concision, de clarté et de conviction. Votre courriel doit répondre à ces questions :
Ajouter une photo ou un lien vers des éléments visuels. Des photos avant-après illustrant les améliorations apportées à un parc ou des images montrant des gens en action sont particulièrement efficaces.
Plus vous facilitez la tâche des journalistes, plus vous augmentez vos chances que votre message figure dans leur média. Pensez à la manière de leur donner accès à :
Si vous ne recevez pas de réponse des journalistes, envoyez-leur poliment un courriel de suivi :
Ne vous inquiétez pas si vous ne recevez pas de réponse après votre courriel de suivi. Au lieu de leur envoyer un autre courriel, utilisez cette occasion pour revoir votre message. Pourriez-vous le rendre plus engageant ou plus pertinent ? Essayez différents angles d’approche pour affiner votre message à l’avenir.
Établir des relations avec les médias prend du temps. Envoyez-leur régulièrement des mises à jour sur les activités de votre groupe. Cela permet à votre groupe de rester dans leur champ de vision pour de futurs articles.
Ces conseils pratiques peuvent aider votre groupe à attirer l’attention des médias, à amplifier vos efforts et à inciter le grand public à participer à l’amélioration des parcs, au profit de toutes et tous !
Cette étude de cas fait partie du Rapport 2023 sur les parcs urbains du Canada, mettant en lumière des projets, des personnes et des politiques inspirant·es à travers le Canada, qui offrent des solutions concrètes aux défis les plus urgents auxquels font face les parcs urbains.
Les municipalités du Canada se trouvent sous pression pour répondre à la demande en parcs. Suite à des années de restrictions dans leurs budgets de fonctionnement, les services des parcs sont aujourd’hui forcés d’étirer leurs fonds déjà maigres tout en faisant face à des pressions croissantes liées à la fréquentation accrue des parcs. D’ailleurs, l’acquisition de terrains est devenue beaucoup plus coûteuse – quand il est encore possible de trouver une parcelle adéquate.
Face à ces défis, les espaces publics privés (ou POPS pour privately-owned public spaces en anglais) constituent une solution tentante pour les Villes. Construits par des promoteurs immobiliers privés, ces espaces restent détenus et gérés par ces entités privées, et semblent représenter une solution gagnante pour les municipalités qui ont bien du mal à fournir des espaces publics à leurs concitoyen·nes et à en financer l’entretien.
Depuis des années, les promoteurs font pression sur les municipalités pour qu’elles acceptent les POPS dans le cadre de leurs exigences d’affectation de terrains à la création de parcs, une politique à laquelle certaines municipalités ont résisté jusqu’à présent.
Une personne en charge de la planification des parcs a souligné que si les POPS permettent en partie de répondre à la demande d’espaces en plein air, ils ne remplacent pas les parcs publics pour autant. C’est pourquoi les Villes doivent continuer à inciter les promoteurs à céder des terrains afin de créer des parcs publics.
Pour mieux orienter le rôle des POPS, la Ville de Toronto a recensé plus de 170* lieux et créé des directives pour la conception des POPS ainsi qu’une stratégie de signalisation* pour veiller à ce que ces espaces soient accueillants et clairement identifiés comme des lieux publics. Vancouver a également recensé les emplacements des POPS* dans sa liste de places et de parcs publics en centre-ville, dans le cadre de sa stratégie pour l’espace public en centre-ville [Downtown Public Space Strategy*]. Cette stratégie contient des mesures à prendre comme l’élaboration d’un cadre décisionnel pour l’acquisition de nouveaux POPS et l’assurance que « la conception et les programmes de ces espaces soient accessibles au public et ouverts à tou·tes les usager·es. »
Certaines Villes comme Newmarket, Brampton et Vaughan acceptent de prendre en compte les POPS à divers niveaux dans leurs exigences d’affectation de terrains à la création de parcs. La Ville de Vaughan, qui vient de finir une étude sur les politiques d’affectation des parcs, a finalement approuvé la modification d’un règlement* afin de prendre en compte les POPS à 100 % dans ses exigences, sous réserve de l’approbation du conseil municipal.
Les gestionnaires de parcs restent toutefois prudents vis-à-vis des POPS. Comme l’a affirmé un gestionnaire de parc, si l’espace public repose sur la création de lieux accessibles, démocratiques et ouverts, privatiser l’espace semble contradictoire avec cette idée, car ces sites s’accompagnent de « restrictions tangibles ou intangibles », telles que des limitations d’utilisation, une surveillance active et des intentions commerciales probables. Selon lui, ces espaces peuvent être utiles et essentiels pour créer des accès piétonniers à travers des projets de construction privés ou bien en complément – et non en remplacement – du réseau d’espaces publics en plein air.
À Brampton, la Ville accorde aux promoteurs un crédit de 50 % pour les POPS. Jaskiran Kaur Bajwa, superviseur de la planification des parcs à Brampton, a déclaré que
« Dans les zones denses, où il sera difficile de créer un parc public ou de quartier, il faudra adopter une approche plus collaborative avec les propriétaires des terrains et la Ville. »
Jaskiran Kaur Bajwa, Superviseur de la planification des parcs à Brampton
Toutefois, la municipalité reste prudente quant à leur utilisation et élabore à l’heure actuelle des directives sur les POPS. « Les POP doivent répondre aux besoins des collectivités », a déclaré Werner Kuemmling, ancien gestionnaire de la planification et du développement des parcs de Brampton.
« Ils ne peuvent pas être simplement un espace en plein air ou une voie de passage. Ils doivent offrir un usage fonctionnel. » Les POPS que proposent certains promoteurs sont souvent des restes de terrain situés dans leurs projets d’aménagement, « et cela n’est pas acceptable. »
Werner Kuemmling, Ancien gestionnaire de la planification et du développement des parcs de Brampton
Le programme des bourses TD Ami·es des parcs est une initiative nationale qui permet de tisser des liens essentiels entre les citadin·es et les parcs.
Chaque année, nous soutenons plus de 70 groupes citoyens dans 21 zones urbaines à travers le Canada en les aidant à dynamiser leurs parcs locaux grâce à des événements rassembleurs. Des ateliers sur les plantes médicinales autochtones aux randonnées nature, nous aidons les citoyen·nes engagé·es à organiser des événements qui rassemblent autour de thématiques sur la durabilité, l’éducation et l’intendance environnementale.
Besoin d’inspiration pour votre événement dans les parcs ? Découvrez trois initiatives remarquables rendues possibles grâce aux bourses TD Ami·es des parcs en 2024 !
Dans le quartier Downtown Eastside de Vancouver, La Boussole est un organisme francophone à but non lucratif qui aide les personnes marginalisées ou en situation de précarité à accéder à des services de santé, au logement et à des emplois en français, tout en sensibilisant le public à ces problématiques.
En 2024, grâce à la bourse TD Ami·es des parcs, La Boussole s’est donné pour mission de lever les obstacles qui privent les résident·es du Downtown Eastside d’un accès à la nature en milieu urbain. Entre coût du transport et stigmatisation des personnes sans-abris dans les espaces verts, les barrières sont nombreuses. L’organisme a ainsi mis en place des expériences immersives et ressourçantes, conçues pour favoriser le bien-être mental et social des participant·es.
L’organisme a organisé deux événements marquants. La première activité, une randonnée guidée sur le sentier Pacific Spirit, a permis aux participant·es d’explorer la forêt tout en approfondissant leurs connaissances sur la préservation de l’environnement, les droits des peuples Autochtones et la justice climatique. Lors de la seconde activité, une séance d’éco-art-thérapie au parc Stanley, les participant·es ont laissé libre cours à leur imagination en concevant des œuvres à partir d’éléments naturels, tout en veillant à préserver l’environnement.
« Ces événements sont essentiels pour notre public, car le Downtown Eastside est un milieu très urbanisé, expliquent les animateur·trices de La Boussole. En été, la chaleur accablante isole encore davantage la population de la nature ».
Leur engagement a permis à 28 participant·es de tisser des liens entre elles/eux et avec leur environnement grâce à des expériences ressourçantes en forêt.
J’ai beaucoup apprécié cette sortie en forêt. C’était sympa de retourner dans le Pacific Spirit Parc, ça faisait longtemps que je n’y étais pas allé. J’adore les odeurs de forêt, les odeurs de pin et c’était cool de faire la balade avec Aloïs parce qu’il y a plein de choses qu’on a appris que je ne savais pas. D’être avec tout le groupe, chacun a pu partager un peu ses petites anecdotes, les petites informations qu’il avait de son côté donc c’était une super expérience. »
Participant·e à l’événement
LifeSchoolHouse* est un réseau d’écoles communautaires basées sur le troc qui favorise le partage de compétences en Nouvelle-Écosse. Ces « folkschools », véritables écoles de savoirs partagés, transforment des espaces informels en lieux d’apprentissage où les voisin·es endossent le rôle d’enseignant·es et transmettent leurs connaissances dans une atmosphère conviviale.
L’objectif ? Briser les barrières financières liées à l’éducation et renforcer les liens de voisinage. En 2024, grâce à la bourse TD Ami·es des parcs, l’équipe de LifeSchoolHouse à Spryfield, en Nouvelle-Écosse, a organisé deux événements extérieurs gratuits axés sur l’éducation environnementale, la durabilité et la gestion des espaces verts.
Ces expériences immersives comprenaient des randonnées guidées, et ont réuni 43 participant·es de tous âges, accompagné·es par 16 enseignant·es bénévoles. Plongé·es en pleine nature, les participant·es ont appris à identifier les espèces locales et adopté des pratiques respectueuses de l’environnement.
Au retour de leur randonnée, les groupes ont savouré un repas préparé avec des produits locaux, avant de conclure la journée par une opération de nettoyage du parc, un geste concret pour préserver leur environnement.
« On passe devant ces parcs sans vraiment les voir, alors qu’ils regorgent de trésors insoupçonnés ! »
« Merci infiniment pour cet événement ! On savait que ce serait sympa, mais c’était bien au-delà de nos attentes. L’accueil chaleureux de chacun a rendu l’expérience encore plus belle, surtout avec l’énergie débordante des enfants ! » Voir mon enfant accueilli avec tant de bienveillance a été très rassurant et nous avons vraiment eu le sentiment de faire partie d’une communauté. »
La Kapabamayak Achaak Healing Forest de Winnipeg* est un mémorial vivant dédié aux enfants Autochtones affecté·es par le système des pensionnats. Deuxième forêt de guérison créée au Canada, elle fait partie d’un réseau grandissant de sites liés à l’Initiative nationale forêts de la guérison*.
Espace de recueillement et d’enseignement, cette forêt en plein air est un lieu où les Aîné·es transmettent leurs savoirs et animent des cérémonies. Depuis sa création en 2017, ses gardien·nes y ont organisé de nombreuses activités éducatives et spirituelles.
En 2024, grâce à leur bourse TD Amis des parcs, l’équipe a collaboré avec des écoles locales pour réunir enfants et éducateur·trices afin de réfléchir sur la Vérité et la Réconciliation ainsi qu’à l’importance de la conservation de l’environnement. Cette expérience d’apprentissage en pleine nature intégrait les connaissances autochtones, révélant aux enfants les vertus thérapeutiques du lien avec la terre et les plantes ancestrales comme la sauge qui pousse dans la forêt.
En 2024, ces deux événements ont rassemblé plus de 300 personnes, incluant des étudiant·es, des enseignant·es et d’autres membres de la communauté, autour d’un repas traditionnel composé de bannock et de confiture.
« Les écoles avec lesquelles nous travaillons comptent un grand nombre d’enfants Autochtones », expliquent les organisateur·trices de l’événement. « De nombreux enfants ont des parents qui portent encore les blessures du traumatisme intergénérationnel des pensionnats. Ces événements reconnaissent leurs expériences, tout en offrant un chemin vers la guérison, guidé par les savoirs autochtones. »
Inspiré·e par ces initiatives ?
Visitez notre page des bourses TD Ami·es des parcs pour en savoir plus sur les critères d’admissibilité et déposer votre candidature.
À l’occasion de la Journée internationale de la langue maternelle, nous vous invitons à découvrir la publication Le rôle culturel insoupçonné des parcs urbains – 5 manières d’activer les parcs en contexte francophone minoritaire.
Dans ce webinaire, nous explorons les principaux enseignements de cette étude, suivis d’une discussion stimulante avec des acteurs et actrices de la francophonie canadienne qui partagent leurs initiatives pour transformer les parcs en véritables espaces culturels.
Ce webinaire se déroule en français.
Chloé est titulaire d’un baccalauréat en urbanisme de l’Université du Québec à Montréal et d’une maîtrise en gestion de l’environnement…
Arrivée à Vancouver en Mars 2022 après une saison en tant que guide de chiens de traineaux proche de Victoriaville…
Ce webinaire est réalisé dans le cadre du programme Connecter les ami·es francophones des parcs canadiens.
Souvent aménagés et animés seulement comme des lieux de détente, de sport et de loisir, les parcs sont aussi d’importants lieux de vie culturelle et collective.
Comment activer les parcs à leur plein potentiel culturel ? Quels leviers sont à la disposition des groupes pour en faire des lieux de rencontres et de rayonnement des communautés francophones en contexte minoritaire ?
Cette publication propose 5 manières d’activer les parcs pour révéler leur rôle culturel insoupçonné, plus particulièrement pour les groupes et organisations ami·es des parcs francophones au Canada.
Lors d’un récent sondage menée par les Ami·es des parcs auprès de participant·es à des programmes d’intendance dans de grands parcs urbains, 97 % des personnes interrogées ont déclaré que l’intendance contribuait à leur bien-être mental et 90 % à leur santé physique. Cependant, notre sondage a également laissé entrevoir d’importantes lacunes dans l’accès à ces avantages, les participant·es s’identifiant de manière disproportionnée comme des femmes cisgenres, des personnes valides et des personnes de race blanche.
À North Vancouver, la ville a constaté des lacunes similaires dans son programme City Park Stewards*, une initiative municipale mise en place en 2001 qui propose des activités mensuelles de bénévolat, au cours desquels les habitant•es peuvent participer, telles que l’arrachage de plantes envahissantes, la plantation d’espèces indigènes et des ateliers éducatifs. Pour aider à attirerles groupes sous-représentés, la municipalité a sollicité une subvention de 5 000 $ à BC Healthy Communities, destinée à à soutenir les avantages préventifs pour la santé de ces communautés.
« Nous avons fait une demande en partant de l’idée que nous pourrions renforcer la cohésion communautaire et le sentiment d’appartenance grâce au programme de gestion des parcs en favorisant l’inclusivité et la diversité. »
Anu Garcha, Assistante de planification à la Ville de North Vancouver.
Lorsque la subvention a été accordée, la municipalité a lancé des initiatives de sensibilisation auprès d’organisations desservant des populations diversifiées, notamment des citoyen·es mal logées, des nouvelles arrivantes et nouveaux arrivants ainsi que des jeunes à risque, et au travers d’autres programmes municipaux, tels que les cours d’anglais à la bibliothèque publique.
« Établir ces relations est nécessaire, car cela nous permet de tisser des liens avec différentes personnes au sein de ces communautés. »
Anu Garcha
Afin de surmonter ces obstacles, la Ville privilégie une approche mettant l’accent sur une facilité de participation et la collecte continue de commentaires pour favoriser les améliorations constantes.
Le processus implique que le personnel municipal se rende dans chaque organisation pour présenter le programme à leurs membres et les avantages d’y participer. La Ville met ensuite en place un événement de gestion sur mesure, conçu spécifiquement pour les membres de cette organisation. Cette première immersion dans le programme sert de brise-glace, encourageant les participant·es à se sentir à l’aise pour s’inscrire à des événements futurs ouverts au grand public.
À la fin des événements, le personnel de la municipalité invite les participant·es à partager leurs impressions lors d’un entretien de départ volontaire.L’entretien aborde des questions sur le ressenti des participant·es en matière d’accueil et d’inclusion, l’effet des événements sur leur sentiment de connexion avec autrui et avec l’environnement ainsi que leurs suggestions pour améliorer la situation. Il convient de souligner que les personnes qui participent à ces entretiens reçoivent des honoraires en guise de reconnaissance pour leur temps et leurs idées.
Les participant·es ont fait part de multiples bénéfices découlant du programme, comme la découverte de nouveaux espaces verts, l’approfondissement de leur compréhension de l’écologie locale et la création de nouvelles amitiés.
Le personnel municipal s’inspire de ces entretiens pour continuer à maximiser ces avantages, a déclaré Angela Negenman, coordonnatrice environnementale à la Ville de North Vancouver.
« Pour les personnes itinérantes, peut-être que cela pourrait leur permettre de décrocher un emploi dans le domaine de l’aménagement paysager? En découvrant ces informations grâce à cette méthode, nous pourrions perfectionner le programme. »
Angela Negenman, Coordonnatrice environnementale à la Ville de North Vancouver
Les discussions ont également mis en lumière des obstacles significatifs. Par exemple, le personnel municipal a découvert que se rendre aux événements peut être un défi, non seulement en termes d’accès aux transports, mais aussi à l’idée de s’aventurer dans de nouvelles zones de la ville. En réponse, la municipalité a mis à la disposition des participant·es des billets de bus gratuits. Dans la mesure du possible, un membre de l’équipe de l’organisation partenaire les accompagne jusqu’au parc.
« Je n’aurais jamais songé [à ces obstacles] s’ils ne nous avaient pas été signalés. C’est vraiment révélateur. »
Angela Negenman
Une autre leçon que nous avons tirée est que la sensibilisation est plus efficace « dans le monde réel », c’est-à-dire grâce à des affiches et des visites en personne et cela doit être fait de manière constante, étant donné que de nombreuses organisations connaissent des changements constants. À titre d’exemple, les personnes venant d’un refuge local ne restent souvent que pour de courtes durées. Les avantages du programme d’intendance ne sont pas réservés qu’aux participant·es. Pour la Ville, le programme revêt une importance cruciale en matière d’éducation du public, de développement de pratiques de préservation durables et de restauration des zones naturelles dégradées. Un autre avantage inattendu est l’amélioration du moral au sein du personnel des parcs. Angela a noté que pour le personnel des opérations impliqué dans le programme, s’engager directement avec la communauté et assister à l’éducation publique en pleine action « leur donne une perspective différente sur le travail ».
Une autre leçon que nous avons tirée est que la sensibilisation est plus efficace « dans le monde réel », c’est-à-dire grâce à des affiches et des visites en personne et cela doit être fait de manière constante, étant donné que de nombreuses organisations connaissent des changements constants. À titre d’exemple, les personnes venant d’un refuge local ne restent souvent que pour de courtes durées.
Les avantages du programme d’intendance ne sont pas réservés qu’aux participant·es. Pour la Ville, le programme revêt une importance cruciale en matière d’éducation du public, de développement de pratiques de préservation durables et de restauration des zones naturelles dégradées.
Un autre avantage inattendu est l’amélioration du moral au sein du personnel des parcs. Angela a noté que pour le personnel des opérations impliqué dans le programme, s’engager directement avec la communauté et assister à l’éducation publique en pleine action « leur donne une perspective différente sur le travail ».
Ce sont des bénéfices qu’Angela comprend de manière intime : « c’est vraiment inspirant et cela m’épanouit. »
Les parcs sont des lieux pleins de vie qui nous relient à la nature, à l’écologie et au développement durable, et ce, au cœur même des centres urbains du Canada.
Les parcs représentent aussi des écosystèmes délicats. Quand nous les visitons, il nous appartient de protéger les plantes et les animaux sauvages qu’ils abritent, mais aussi de n’y laisser aucune trace, notamment des déchets.
Ce guide a pour objectif de vous aider à organiser un événement zéro déchet pour laisser votre parc dans le même état que vous l’avez trouvé.
La capacité à réduire les déchets générés pendant un événement dans un parc dépend grandement des possibilités et des défis existants dans chaque endroit. Par exemple, certains parcs ne disposent que de peu de poubelles et de mesures pour favoriser le recyclage. Dans certains quartiers, les gens peuvent être plus à l’aise d’utiliser des produits avec des emballages à usage unique lorsqu’ils participent à des événements publics.
Avant de commencer à planifier votre événement, posez-vous ces questions :
Après avoir déterminé les renseignements ou ressources dont votre public pourrait avoir besoin pour contribuer à votre événement zéro déchet, vous pouvez passer à la phase de planification !
La planification de votre événement zéro déchet dépendra des besoins de votre public. Toutefois, les points suivants vous donneront une bonne base pour commencer.
Pour aller un peu plus loin, ajoutez à votre événement zéro déchet une activité de sensibilisation engageante sur les déchets.
Par exemple, pendant son repas partagé de fin d’année, notre organisation a invité son personnel à déterminer dans quels bacs de tri les articles ménagers du quotidien devaient être mis : poubelle, recyclage ou compost.
Envisagez d’organiser des ateliers sur des gestes écoresponsables, comme la valorisation des déchets, le jardinage ou le compost. Vous pouvez aussi proposer des activités dans la nature, comme des promenades guidées ou le ramassage des déchets.
Montrez à quel point ces activités peuvent être divertissantes, faciles et accessibles !