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En préparation de la Conférence des Amis des parcs qui approche à grands pas en juin, nous nous sommes entretenus avec le conférencier principal, Dave Meslin. Dave travaille comme organisateur de groupes sociaux et activiste, et a écrit le livre Teardown: Rebuilding Democracy from the Ground Up*. Il est le directeur artistique de l’organisation Unlock Democracy Canada* et à l’origine de nombreuses initiatives à fort impact, dont le Toronto Public Space Committee* et Cycle Toronto*.

Pouvez-nous nous dire quel est le rapport entre les parcs et la démocratie?

Dave Meslin : Pour moi, les parcs et les lieux publics ont un caractère sacré parce que nous y avons toutes et tous accès de façon identique. Ce que j’apprécie le plus c’est que l’accès aux parcs, aux trottoirs et aux ruelles ne dépend pas de la carte de crédit que l’on a dans son portefeuille. Selon moi, ceci a quelque chose de beau et de sacré que nous devons défendre et protéger. 

Deux femmes riant
Le Knowsy Fed à Edmonton célèbre les connaissances de la communauté et invite les habitants à interpréter des histoires. Ces histoires peuvent ensuite être transformées en idées concrètes de changement dans le quartier. Crédit photo : Daniel Chamberlain.

Je suis curieuse de savoir ce que vous entendez par « sacré » quand vous parlez des parcs et les lieux publics. Pouvez-vous expliquer pourquoi vous qualifiez les parcs de sacrés?

DM : Il y a beaucoup d’aspects dans mon travail et mes convictions qui me semblent sacrés parce que cela n’est pas qu’une question de travail, de politique, de votes, de lobbying, ni de législation. C’est dans cela que je trouve un ancrage spirituel.

Nous vivons dans une époque où les gens se détournent de plus en plus des religions établies. Ceci soulève toutefois une question : comment remplace-t-on les rituels de rassemblement dans les synagogues, les églises, les mosquées ou les temples? Lorsque les religions établies sont moins présentes dans nos vies, vers quoi se tourne-t-on pour combler ce besoin de spiritualité et d’ancrage et donner un sens à nos vies?

Pour moi, les lieux publics répondent à ces besoins.

Une chose sacrée est quelque chose que l’on est prêt à défendre, quitte à s’impliquer personnellement. Quitte à faire des sacrifices. C’est ce que je ressens pour nos lieux publics. J’ai le sentiment que, sans ce genre de protection, ils seraient autrement soumis à diverses forces. 

Quels sont ces forces et les risques qui vous préoccupent le plus concernant nos lieux publics?

DM : Je pense que le plus grand risque pour les lieux publics et les parcs est en fait la publicité. La seule raison qui explique l’absence des annonceurs dans ces endroits est liée au fait que nous considérons les parcs comme sacrés. Nous savons bien que les annonceurs sont prêts à apposer leur logo sur n’importe quoi; à moins de déclarer un endroit sacré. Et l’on voit bien que la liste de ce que nous considérons comme sacré s’amenuise rapidement.

Je verrais bien un conseil municipal dire : « Voici une nouvelle source de revenus que nous pourrions mettre à profit. On pourrait installer des panneaux d’affichage numériques dans tous les parcs. Les parcs sont fréquentés par le public, et les annonceurs souhaitent cibler le public. Ils aimeraient certainement cibler les gens qui aiment la nature. On pourrait vendre ces espaces à des annonceurs qui veulent cibler ce genre de public dans nos parcs. » La seule façon de lutter contre cela est de dire : Non, ce sont des endroits sacrés. Cela reviendrait à mettre des panneaux d’affichage dans une église ou une mosquée, ce que personne ne souhaite faire.

Dans votre livre, vous dites que les gens n’ont plus confiance en la démocratie lorsqu’ils participent à une consultation publique et qu’ils trouvent porte close. Selon vous, quels sont les éléments qui font croire aux gens qu’ils ne peuvent avoir aucun impact sur les décisions liées aux lieux publics?

DM : Je pense que le plus grand obstacle auquel se heurtent de nombreuses personnes est qu’elles croient que leurs idées ne comptent pas et ne sont pas suffisamment importantes pour les défendre; que cela ne vaut pas la peine de faire entendre leur opinion. C’est l’idée de la porte close. 

Un autre obstacle de taille est que les gens ne savent tout simplement pas par où commencer. La plupart des gens ne comprennent pas vraiment les compétences des divers gouvernements : au niveau municipal, provincial et fédéral. Et ce n’est pas de leur faute. On l’enseigne mal. Et c’est compliqué. Par exemple, de qui relèvent les services de santé? Il y a un ministère provincial de la Santé. Il y a un ministère fédéral de la Santé. Et puis, il y a les municipalités qui gèrent les soins de longue durée, les garderies d’enfants et le service de prévention sanitaire.

Par ailleurs, la mairie peut être un endroit intimidant. J’en parle dans mon livre : la mairie ne mandate jamais une personne à l’entrée pour vous accueillir en disant : « Bonjour, comment puis-je vous aider? » Il y en a une chez Walmart. Il y en a une dans les magasins d’Apple. 

C’est pourquoi il est essentiel que les gens se réunissent pour former des groupes. Et c’est pourquoi le travail que réalisent les Amis des parcs a toute son importance. Au sein d’un groupe, les gens sont plus enclins à faire bouger les choses, car ils n’ont plus l’impression d’être seuls. Cela leur permet de renforcer leur confiance en eux. L’union fait la force, car nous avons souvent peur d’agir seuls.

Si quelque chose nous intimide dès le départ, il y a peu de chances que nous le fassions par nous-mêmes ensuite. Mais si les membres du groupe disent : « Nous pouvons travailler là-dessus. Nous pouvons organiser cela ensemble », alors cela nous semble beaucoup plus attrayant. En fait, cela est assez révolutionnaire.

Qu’est-ce qui vous rend optimiste quand on parle de budget participatif?

DM : J’aime beaucoup le volet pédagogique de ce programme. La municipalité octroie une petite partie du budget d’immobilisations, et la répartit entre plusieurs quartiers en laissant les résidentes et résidents décider de la manière de l’allouer. 

 C’est un excellent moyen pour eux d’acquérir une expérience démocratique, mais aussi d’en apprendre davantage sur le budget municipal et sur ce que fait réellement la municipalité. 

L’un des principaux rôles du conseil municipal est de décider du montant des revenus et de la manière de les allouer. La meilleure façon d’enseigner cela est d’octroyer une petite somme aux citoyennes et citoyens et de leur demander comment ils souhaitent la répartir? » C’est une incroyable leçon d’éducation civique.

Ce thème de la participation citoyenne me fait penser aux consultations publiques. Selon vous, comment pourrait-on les améliorer?

DM : Je pense à l’échelle d’Arnstein. C’est une façon d’envisager les différents niveaux de participation citoyenne. Pour résumer, l’échelon le plus bas de l’échelle représente la coopération symbolique. Le gouvernement décide de ce qu’il veut faire et utilise un faux sondage ou une fausse réunion publique en guise de consultation. Je ne pense pas qu’il y ait de mauvaises intentions de sa part, mais plutôt une sorte d’arrogance. Le personnel municipal et les politiques pensent avoir raison et considèrent la consultation publique comme un bon geste. Ce n’est toutefois pas la bonne approche. Non seulement ce n’est pas démocratique, mais cela met toujours les gens très en colère.

À l’autre bout de l’échelle, il y a la démocratie directe. Toutes les décisions sont soumises au vote des citoyennes et citoyens. Je n’y suis pas favorable non plus. Selon moi, non seulement personne n’a envie de lire des rapports de 200 pages, mais surtout, avec un système dans lequel tout le monde peut voter, qui aura véritablement le temps de lire tous ces documents? Seules les personnes les plus aisées pourront certainement le faire, car elles ont les moyens de payer quelqu’un pour garder leurs enfants et faire le ménage. Probablement pas celles qui ont trois emplois pour payer leur loyer et nourrir leurs enfants. Ainsi, ce que certains considèrent comme le niveau de participation le plus élevé est en réalité incroyablement inaccessible pour la plupart des gens.

Alors, comment trouver le juste équilibre? 

DM : Je pense que cela dépend du contexte. Imaginons un projet de réaménagement d’un parc dans lequel on demande aux gens ce qu’ils veulent faire de ce parc. La décision devrait appartenir aux personnes qui fréquentent le parc et qui vivent dans le parc et à proximité de celui-ci. Il s’agit d’une occasion idéale pour mettre en œuvre la démocratie directe. Selon moi, il en va de même pour renommer les parcs. Les politiques ne devraient pas avoir la capacité de nommer des parcs selon d’autres personnes politiques. Ce sont les gens qui utilisent le parc qui devraient en décider. 

Des panneaux d'information dans un parc
Affiches présentant la “Movement Strategy” à High Park, Toronto, où l’on a demandé aux utilisateurs du parc quels modes de transport devraient être autorisés dans le parc et à quel endroit.

Les parcs sont un exemple parfait de démocratie directe. Il s’agit d’un microcosme dans lequel les décisions ne sont pas très complexes, comparé à celles qu’une Ville doit prendre pour un budget de fonctionnement de plusieurs milliards de dollars.

Les municipalités ont donc l’obligation morale d’allouer des fonds réels pour promouvoir activement la participation citoyenne, sans s’en tenir au strict minimum. Dans ce cas, pourquoi ne pas dédommager financièrement les gens pour leur participation? Ils apportent une perspective différente en fonction de leur âge, de leur genre, de leur confiance en soi et de la manière dont ils utilisent ces endroits. Pour moi, la municipalité devrait s’efforcer d’investir davantage pour amplifier ces points de vue. 

Je pense à des personnes comme ma mère et ma sœur. Ce sont des personnes qui ont du cœur et sont très intelligentes, mais que l’on ne surprendrait jamais à une « consultation publique ». Elles ne sauraient même pas qu’une consultation est organisée, et prendraient encore moins le temps de s’y rendre. 

Mais elles savent tellement de choses sur leurs parcs. Ma mère a peur d’emprunter le sentier de son parc parce qu’il y a un endroit avec une pente où les gens pourraient se cacher sans qu’on les voie. Je n’y avais jamais pensé. Cela n’a jamais été un sujet de préoccupation pour moi. Elle ne savait pas à qui s’adresser, alors elle m’a demandé ce qu’elle pouvait faire.

Si la municipalité souhaite avoir l’avis des gens au sujet d’un parc, pourquoi ne pas se rendre directement sur place? C’est ce que font les sociétés de cartes de crédit lorsqu’elles prospectent de nouveaux clients. Elles affectent du personnel devant les magasins ou à l’aéroport pour solliciter les gens. Elles ne vous invitent pas à participer à une réunion sur les cartes de crédit dans un centre communautaire. Elles vont là où se trouve leur public cible. Nous devrions faire la même chose pour la consultation publique. Si les décisions concernent un parc, ce n’est pas difficile de trouver le public cible. Celui-ci se trouve dans le parc.

À mon avis, on ne devrait jamais organiser des consultations publiques sur les parcs entre quatre murs. Le meilleur endroit pour parler des parcs est dans les parcs.

Les amis de la montagne, Stanley Park Ecology Society* et High Park Nature Centre*, trois des organisations à but non lucratif œuvrant pour les parcs les plus réputées et les plus anciennes du Canada, faisaient partie des 100 délégués présents lors du lancement du Réseau national des Amis des parcs pendant la conférence « Cœur de la ville » à Calgary en 2017.

Au cours de l’expansion des programmes nationaux des Amis des parcs et du lancement de son premier Rapport sur les parcs urbains du Canada, nous avons constaté les énormes retombées qu’avaient ces groupes. Par exemple, si quatre millions de personnes visitent chaque année le parc national de Banff, plus de huit millions visitent le Mont Royal, soit 30 000 fois plus de visiteurs par acre de parc. Combinés, ces trois grands parcs urbains accueillent plus de 17 millions de visiteurs chaque année.

Pendant la pandémie, Ami·es des parcs a commencé à organiser une série de rencontres virtuelles du type « cinq à sept » avec de grandes organisations de parcs urbains afin de déterminer la meilleure manière de les soutenir. Le but était de les aider à trouver les meilleures solutions pour rendre nos villes plus vertes et plus résilientes face aux changements climatiques. Nous avons ainsi appris que ces grands parcs urbains devaient être reconnus pour leur immense contribution face aux changements climatiques et en termes de résilience communautaire et recevoir les financements adéquats.

Pendant la pandémie, le Mont Royal, Stanley Park et High Park ont vu affluer un nombre de visiteurs sans précédent. L’enquête des Amis des parcs a montré que près des trois quarts (70 %) de la population estimait que leur appréciation des parcs et des espaces verts s’était accrue pendant la pandémie. Même si les vaccins permettent d’envisager la fin de la pandémie, ces parcs avec leurs écosystèmes uniques continueront de subir une pression considérable.

Des enfants qui courent et jouent dans un parc
Les amis de la montagne, Camp de jour, Freddy Arciniegas, 2019

Aujourd’hui, Ami·es des parcs a le plaisir de lancer le programme « Parcs Cœur vital », une collaboration nationale inédite visant à revitaliser l’infrastructure verte des plus grands parcs urbains du pays, tout en démontrant leur valeur incomparable pour le bien-être de la population. Le nom « Parcs Cœur vital » illustre leur importance cruciale dans nos villes. 

Un « Parc Cœur vital » est un large espace vert urbain qui contribue à la biodiversité, aux services écosystémiques et qui permet à la population d’en faire de multiples usages. Dans ces parcs, le personnel municipal, les ONG locales et celles œuvrant dans les parcs, ainsi que les responsables communautaires coordonnent les activités axées sur l’éducation et la gestion environnementales, afin d’inciter des personnes d’origines diverses à établir des liens avec la nature et les autres. Les « Parcs Cœur vital » procurent des avantages environnementaux et sociaux inestimables aux villes en les rendant plus vertes et plus résilientes face aux changements climatiques. 

Durant la première année, Ami·es des parcs collaborera avec ces trois groupes en soutenant leurs activités de revitalisation des écosystèmes. À High Park à Toronto, notre programme de financement permettra d’améliorer l’état des zones humides et de restaurer la savane de chênes noirs, un habitat rare dans le monde, en éliminant les espèces envahissantes. Les activités réalisées au Mont-Royal seront également bénéfiques pour les forêts et les zones humides du parc. Grâce aux travaux de plantation et à la gestion environnementale, le marais restauré sera en mesure de mieux absorber les eaux de pluie, ce qui améliorera la qualité des eaux souterraines et l’habitat des diverses espèces. Cela permettra aussi de réduire l’érosion et le ruissellement des eaux de surface qui dégradent la forêt. À Stanley Park, la plantation de 500 arbres et arbustes indigènes et l’élimination de 10 000 mètres carrés d’espèces envahissantes permettront d’améliorer l’état de cette forêt pluviale tempérée côtière, qui constitue un puits de carbone efficace et un habitat faunique dans le centre-ville de Vancouver. 

« Aujourd’hui, nous comprenons le rôle régénérant que joue la nature dans notre sentiment de bien-être. Nous devons approfondir cette notion et envisager plus largement la manière dont la restauration de la nature contribue à rendre nos villes plus résilientes face aux effets des changements climatiques »

Sara Street, Directrice générale du High Park Nature Centre.

En plus de soutenir les travaux de restauration essentiels, le programme servira de pilier pour ces grandes organisations de parcs urbains qui pourront ainsi échanger leurs connaissances et partager leurs pratiques exemplaires. Le programme « Parcs Cœur vital » s’appuiera sur une évaluation d’impact rigoureuse afin de mesurer et d’amplifier les conclusions liées à l’importance des grands parcs urbains pour le bien-être de la population et celui des écosystèmes.

Deux personnes près d'un lac qui font des activités de conservation de l'environnement
Stanley Park Ecology Society

« En travaillant en groupe, nous pouvons multiplier notre impact, intensifier notre travail et devenir de véritables porte-voix, d’une manière qu’aucun de nous ne peut le faire seul »

Dylan Rawlyk, Directeur général de la Stanley Park Ecology Society.

« Le programme Parcs Cœur vital s’appuie sur le fait que nous avons beaucoup de choses à partager avec les autres ONG œuvrant pour un parc dans le pays, et tant à apprendre d’elles. Ami·es des parcs fait prendre conscience de l’importance de ces espaces verts et nous fournit le cadre nécessaire pour revitaliser les écosystèmes. »

Hélène Panaïoti, Directrice générale des amis de la montagne

L’objectif à long terme du programme est de faire en sorte que chaque citadin au Canada ait facilement accès à un Parc Cœur vital qui présente à la fois des avantages écologiques et sociaux.

“Les grands parcs urbains revêtent une grande importance pour les villes. Ami·es des parcs sert de pilier pour renforcer leur travail et pour obtenir davantage de soutien en leur faveur. Il est clair que nous disposons d’importants milieux naturels à la fois précieux et capables de répondre aux effets des changements climatiques et aux objectifs de nos villes. C’est pourquoi, nous nous réjouissons grandement à l’idée de contribuer à cette réalisation.”

Natalie Brown, Directrice des programmes chez Ami·es des parcs

Grâce à son Réseau national, Ami·es des parcs sélectionnera d’autres grands parcs à travers le Canada afin qu’ils puissent eux aussi bénéficier d’investissements et du réseau de l’organisation pour offrir à leur tour un maximum d’avantages écologiques et sociaux. 

Et si vos citrouilles sculptées trouvaient une seconde vie après Halloween ?

Généralement organisées le lendemain d’Halloween, les parades de citrouilles rassemblent le voisinage pour illuminer les rues et les parcs dans une ambiance festive. Entre tradition canadienne et engagement écologique, ces événements gratuits allient créativité, convivialité et compostage, dans un décor idéal pour de superbes photos.

Saviez-vous que les parades de citrouilles sont une tradition canadienne ? En 2004, Friends of Sorauren park* à Toronto ont lancé la tendance en invitant les résident·es du quartier à exposer leurs créations dans le parc. D’une centaine de citrouilles à plus de 3 000, la parade a pris de l’ampleur et s’est désormais imposées comme une tradition en Amérique du Nord. 

Et pourquoi pas chez vous ? Imaginez votre quartier scintiller sous la lueur des lanternes… Voici un guide pas à pas pour organiser votre propre parade de citrouilles et en faire un événement inoubliable.

Trouvez le parcours parfait

Parcourez votre quartier avec votre groupe communautaire pour repérer l’itinéraire idéal. Prévoyez un trajet modifiable en fonction du nombre de citrouilles et assurez-vous qu’il soit accessible aux poussettes et fauteuils roulants. Explorez des façons d’exposer les citrouilles à différentes hauteurs pour une visibilité optimale.

Réglez les formalités

Un permis est souvent exigé pour ce type de rassemblement, alors mieux vaut vérifier avant d’organiser votre parade. À Toronto, il existe même un permis spécial* pour les parades de citrouilles, qui facilite et rend le compostage abordable. Renseignez-vous auprès de votre municipalité ou de votre service des parcs pour savoir si un permis ou une assurance spéciale est nécessaire. 

Faites passer le mot

Pour une promotion efficace (et gratuite), partagez votre événement sur les réseaux sociaux, contactez les centres communautaires, écoles, commerces du coin ainsi que votre conseiller municipal pour qu’ils diffusent l’info par le biais de leurs infolettres, babillards et plateformes sociales. 

Faites connaître la parade en mettant des affiches dans les endroits clés comme les cafés, bibliothèques et épiceries, et en distribuant des dépliants lors d’événements locaux. Contactez les médias locaux—journaux, stations de radio, blogs—pour qu’ils ajoutent l’événement à leurs calendriers. 

Enfin, encouragez votre communauté à promouvoir votre événement en taguant des ami·es ou en partageant des photos de leurs citrouilles en préparation pour la grande soirée. Plus les résident·es se sentiront impliqué·es, plus l’enthousiasme et la participation seront au rendez-vous!

People watching aligned carved pumpkins and lighten in the dark at night
Parade de citrouilles, parc Sorauren, Toronto. Crédit: Friends of Sorauren Park

Mobilisez des bénévoles

Quelques coups de main seront essentiels pour assurer le bon déroulement du défilé. Demandez à quelques bénévoles d’arriver en avance pour préparer le parcours et aider les gens à installer leurs citrouilles. Ne soyez pas surpris si les premières citrouilles arrivent plus tôt que prévu, la sortie des classes étant souvent privilégiée par certains·es. Les spécialistes des groupes citoyens recommandent d’être sur place dès 15 h 30.

Les bénévoles peuvent aussi distribuer des bougies et allumer (ou rallumer) les citrouilles tout au long de la soirée. Enfin, prévoyez une table où des bénévoles pourront recueillir les inscriptions pour votre infolettre et recruter des volontaires pour la parade de l’année prochaine.

Laissez le parc propre

Que vous prévoyez de nettoyer le parc le soir ou le lendemain matin le ménage, une équipe de bénévoles munie de brouettes et de chariots facilitera le transport des citrouilles vers les sites de compostage. Certaines villes, comme Toronto, fournissent des bacs de compost spéciaux. Vérifiez si votre municipalité offre ce service. Assurez-vous d’informer tout le monde sur quoi apporter et à quelle heure se rassembler. 

Autres Astuces

  • Défi nettoyage : Rendez le nettoyage ludique en formant des équipes et en organisant une compétition de lancer de citrouilles. Attribuez des points pour la présentation, la précision et la rapidité. Le prix ? Le droit de se vanter et des rires garantis !
  • Musique et lumières : La magie des parades de citrouilles réside dans leur simplicité, mais une ambiance musicale et un éclairage bien placé peuvent les rendre encore plus spectaculaires ! 
  • Boissons et collations : Rien de mieux qu’une boisson chaude pour créer une ambiance réconfortante lors d’une soirée fraîche. Pensez à offrir un chocolat chaud, du café ou du cidre à vos bénévoles et au public. Vérifiez les règlements municipaux concernant la consommation de boissons alcoolisées dans les parcs.
  • Impliquez la communauté artistique : Il y a des talents cachés partout! Invitez des artistes à sculpter des citrouilles uniques, qui pourront être exposées dans les commerces du quartier avant l’événement, afin d’en faire la promotion.

Qu’il s’agisse d’un petit pique-nique entre ami·es ou d’un grand rassemblement festif, partager un repas en plein air est une merveilleuse façon de tisser des liens et de profiter de la nature. Les pique-niques s’intègrent tout aussi bien à divers événements, qu’il s’agisse d’une journée de collecte des déchets ou d’une fête des récoltes.

De la planification au nettoyage, suivez ce guide pour faire de votre pique-nique un succès.  

Planification et permis

Lors du choix de votre emplacement, pensez à l’accessibilité,  à l’accès en transports en commun, au stationnement, et aux commodités comme les toilettes, fontaines à eau, mais aussi zones ombragées. Lisez notre ressource pour vous assurez que votre événement soit inclusif et accueillant pour tout le monde.

Une fois l’endroit trouvé, informez-vous sur les règles locales : certains parcs exigent un permis pour réserver des tables, utiliser un barbecue ou organiser des activités. 

Consultez cette section générale, tout en vérifiant les règlements propres à votre ville. Contactez le service des parcs concerné  pour confirmer les exigences et demander des permis à l’avance.

Quand un permis est-il requis?

  • Aucun permis nécessaire
    Si votre pique-nique est privé et réunit un petit groupe (moins de 25 personnes à Toronto, moins de 50 à Montréal), et que vous n’utilisez pas d’infrastructure comme un abri ou un barbecue public, vous n’avez généralement pas besoin de permis.
  • Permis et assurance requis
    Si votre événement est ouvert au public, un permis spécial et une assurance seront requis, même si vous n’utilisez pas d’aire désignée. Dans bien des cas, une inspection sanitaire sera aussi nécessaire afin de garantir le respect des normes de sécurité alimentaire.

En savoir plus sur les permis d’événements dans votre ville :

Planifiez votre menu


Un menu simple et pratique est essentiel pour un pique-nique réussi! Optez pour des mets faciles à transporter et à servir, comme des sandwichs, des wraps ou des brochettes de fruits. Si le barbecue est permis, ajoutez au menu des burgers, des hot-dogs ou des alternatives végétariennes. Pensez aussi aux boissons : de l’eau en abondance et des jus rafraîchissants. Sans oublier les desserts comme des biscuits ou des cupcakes ! Apportez des glacières ou des sacs isothermes pour conserver les aliments au frais et assurer leur sécurité.

Tenez aussi compte des restrictions alimentaires en offrant des options pour répondre aux différents régimes alimentaires : végétarien, végane, sans gluten, sans produits laitiers, sans noix, halal ou kasher. Affichez clairement la liste des ingrédients et des allergènes pour assurer la sécurité de tout le monde.

À savoir : si votre pique-nique est public et que vous servez ou vendez de la nourriture, vous devrez sûrement obtenir un permis de votre arrondissement. Seuls les aliments préparés dans une cuisine inspectée (commerciale ou communautaire) peuvent être servis lors d’un événement public. Si ce n’est pas possible, encouragez les participant·es à apporter leur propre repas fait maison. Plutôt que de partager la nourriture, manger ensemble est une bonne façon d’éviter certaines contraintes liées aux permis.

Petit conseil en plus : Il existe des aliments* classés comme moins risqués. Misez sur ces aliments pour simplifier votre demande de permis et l’inspection sanitaire.

Plaisirs d’après-repas


Un pique-nique ne se limite pas à la nourriture : c’est aussi l’occasion de s’amuser ! Prévoyez des activités inclusives pour rassembler toutes les générations.

  • Activités incontournables dans les parcs : Frisbees, ballons de soccer, jeux de poches — parfaits pour animer la journée!
  • Pour les enfants : Coin bulles, kiosque de maquillage ou chasse au trésor.
  • Espaces interactifs : Tables de bricolage ou kiosques de sensibilisation à l’environnement pour impliquer le public.
  • Jeux en équipe : Courses à relais, tir à la corde ou jeu-questionnaire amusant pour dynamiser l’ambiance.
  • Ambiance détendue : Offrez une touche musicale avec un concert acoustique ou organisez une séance de contes.

Faites passer le mot

Une fois votre programme finalisé et votre permis obtenu, il est temps d’inviter votre communauté !

  • Créez des affiches et distribuez-les dans les commerces, écoles, églises, bibliothèques et centres communautaires.
  • Organisez un événement Facebook et partagez-le dans les groupes de quartier.
  • Contactez les organismes locaux, les écoles, les commerces locaux et votre conseiller municipal pour qu’ils relaient l’information dans leurs infolettres, sur leurs babillards et sur leurs réseaux sociaux.

Réduisez vos déchets


Un pique-nique réussi, c’est aussi un espace propre et respecté. Encouragez les bonnes pratiques avec ces astuces :

  • Mettez à disposition des sacs pour les déchets et le recyclage.
  • Mobilisez des bénévoles pour un nettoyage rapide après l’événement.
  • Si des bacs à compost sont disponibles, assurez-vous de bien trier les restes de nourriture.
  • Encouragez l’utilisation d’assiettes et d’ustensiles réutilisables et affichez un message comme «Ne laissez aucune trace » à votre communication.

Consultez notre ressource sur les événements zéro-déchet dans les parcs.

Poursuivez l’engagement

Un pique-nique communautaire peut être le point de départ de belles initiatives locales ! C’est l’occasion idéale pour :

  • Créer un groupe dédié à la protection et à l’animation du parc.
  • Recruter des bénévoles pour des projets.
  • Discuter avec les personnes participantes des événements qui les intéressent. 

Un film sous les étoiles ? Une balade dans la nature ? Un jardin communautaire ? À vous de choisir !

L’approche de la Ville d’Edmonton pour rendre les toilettes publiques sûres et inclusives

Cette étude de cas fait partie du Rapport 2023 sur les parcs urbains du Canada, mettant en lumière des projets, des personnes et des politiques inspirant·es à travers le Canada, qui offrent des solutions concrètes aux défis les plus urgents auxquels font face les parcs urbains.

Résumé

  • Dans le cadre du programme d’intendance de ses toilettes publiques, la Ville d’Edmonton embauche des personnes ayant des difficultés d’insertion professionnelle au sein d’une entreprise sociale locale qui veille à la propreté et à la maintenance des toilettes publiques.
  • Les bénéfices du programme d’intendance comprennent une amélioration de la sécurité et de la propreté, une baisse des dépenses de réparation des toilettes, une diminution des cas de surdose et la création de nouvelles opportunités d’emploi.
  • En 2023, la ville d’Edmonton a mis en place un nouveau programme de subventions à l’intention des organismes à but non lucratif et des entreprises en vue d’élargir l’accès aux toilettes dans les parcs, en donnant la priorité aux zones où la porgrammation des parcs est importante.

Les toilettes publiques sont une nécessité dans les parcs. Effectivement, selon notre enquête d’opinion, les toilettes publiques accessibles tout au long de l’année ont été identifiées comme le principal équipement que les personnes sondées aimeraient voir davantage dans les parcs. Elles font également partie intégrante d’une conception des parcs urbains basée sur les droits humains*, une perspective de plus en plus importante alors que de nombreuses villes continuent de lutter contre la crise du logement.

Toutefois, s’assurer que les toilettes soient accessibles, sûres et bien entretenues constitue un défi pour de nombreuses villes.

Pancarte « Hors service » sur la porte d'une toilette
Crédit : Rebecca Pinkus.

Toutefois, s’assurer que les toilettes soient accessibles, sûres et bien entretenues constitue un défi pour de nombreuses villes.

La Ville d’Edmonton s’attaque de front à ces défis en expérimentant des approches créatives pour améliorer la mise à disposition, la sécurité et l’entretien des toilettes.

Parmi les initiatives les plus réussies de la Ville, on trouve le programme d’intendance de toilettes publiques, qui emploie du personnel pour surveiller et entretenir les toilettes dans des endroits où la sécurité s’avère une préoccupation majeure. Les personnes sont embauchées en collaboration avec Hiregood*, une entreprise sociale locale qui crée des opportunités d’emploi pour toute personne ayant une expérience vécue d’itinérance et de pauvreté et pouvant rencontrer des difficultés sur le marché de l’emploi.

Mis en place pour la première fois en décembre 2019 sous la forme d’un projet pilote de trois mois, le programme s’est étendu depuis lors, passant de 3 à 12 sites et permet l’emploi d’environ 100 personnes à temps plein et à temps partiel. Alors que les premiers emplacements se trouvaient dans des parcs et des espaces publics, le programme d’intendance s’est maintenant élargi dans certaines bibliothèques et stations de transport en commun d’Edmonton.

« Nous avions des toilettes que vous auriez eu peur d’utiliser. Mais maintenant, parce que vous avez des gens qui surveillent et supervisent les toilettes, il y a une amélioration remarquable en termes de sécurité et de propreté. »

Samson Awopeju, Gestionnaire du programme de la stratégie des toilettes publiques à la Ville d’Edmonton

En plus de l’entretien des toilettes, les préposé·es sont formé·es à la désescalade et disposent de matériel de réduction des risques. Il y a eu moins de surdoses sur les sites avec des préposé·es, note Samson. À certains endroits, l’amélioration globale de la sécurité a été si marquée qu’il y a eu une réduction de la présence policière.

Un autre effet positif inattendu du programme a été qu’Edmonton a réussi à maintenir l’accès à ses toilettes publiques en début de pandémie, alors que de nombreuses villes les ont fermées.

Ces avantages ont motivé la Ville de Calgary à inaugurer sa propre version* du programme en phase pilote, inspirée du modèle d’Edmonton, avec des préposé·es surveillant les toilettes publiques dans deux parcs du centre-ville.

En plus de rendre les toilettes existantes plus accueillantes grâce au programme d’intendance, la Ville teste également des approches créatives pour élargir l’accès aux toilettes dans toute la ville.

Cette année, Edmonton a lancé un nouveau programme de subventions pour les organismes à but non lucratif et les entreprises afin d’élargir l’accès aux toilettes. Les subventions de 5 000 $, dont bon nombre ont été octroyées aux ligues communautaires qui supervisent les activités dans les parcs, peuvent être utilisées pour installer des toilettes mobiles ou compenser les coûts d’entretien supplémentaires pour les entreprises qui, en plus de la clientèle payante, ouvrent leurs toilettes au public en général.

« Sur le plan financier, il n’est tout simplement pas possible d’installer des toilettes partout. Et c’est précisément dans ces lieux que nous souhaitons inciter les entreprises ou les organisations communautaires à contribuer »

Samson Awopeju, Gestionnaire du programme de la stratégie des toilettes publiques à la Ville d’Edmonton

Toutes ces initiatives contribuent à l’élaboration de la future Stratégie des toilettes publics* de la Ville, qui devrait être dévoilée début 2024. La stratégie comprendra une cartographie démographique pour aider à identifier les zones de la ville où investir dans les toilettes publiques devraient être prioritaires.

L’objectif, comme le dit Samson, est de « s’assurer que tout le monde a accès aux toilettes, peu importe de qui il s’agit ».

Recommendations

  • Embaucher des préposé·es aux toilettes publiques, idéalement en partenariat avec une entreprise sociale locale, afin d’améliorer la sécurité et l’entretien des toilettes tout en offrant des possibilités d’emploi à des groupes méritant l’équité.
  • Élaborer une stratégie de toilettes publiques à l’échelle de la ville qui intègre la cartographie démographique pour prendre des décisions éclairées sur l’endroit où investir en priorité dans les installations sanitaires et le personnel.
  • Envisager un programme de subventions pour les organismes communautaires et les entreprises afin de combler les lacunes stratégiques du réseau de toilettes publiques de la Ville, en particulier dans les zones où les activités dans les parcs sont nombreuses.

Chez Ami·es des parcs, nous pensons que les parcs peuvent jouer un rôle essentiel dans la réconciliation et la décolonisation. 

À travers le pays, des projets visant à rétablir la confiance, à partager des connaissances et à développer de véritables partenariats entre les Premières Nations et les colons grâce aux parcs représentent de belles sources d’inspiration. À cet égard, citons la Ville de Quesnel, en Colombie-Britannique, qui a restitué la propriété du parc Tingley à la Première nation Lhtako Dene*, ou bien l’accord entre la Nation Tsleil-Waututh et les parcs régionaux de Metro Vancouver.

En tant qu’organisation nationale défendant les parcs urbains, nous reconnaissons que, lorsque nous parlons des parcs municipaux et des terrains publics, nous occultons le fait que, dans la plupart des cas, il s’agit de territoires autochtones traditionnels. Voilà pourquoi notre reconnaissance du territoire figure sur notre site web ainsi que dans tous nos événements.

Dans le cadre de notre propre cheminement, nous aimerions vous faire part de ce que nous avons appris lors de l’élaboration de notre reconnaissance de territoire.

Faire des recherches

Il est essentiel que votre groupe fasse des recherches approfondies pour se renseigner sur les questions autochtones à l’échelle mondiale, nationale, régionale et municipale.

Cherchez à savoir sur quels territoires se trouve votre parc et quels traités ou pactes étaient censés régir pacifiquement ces terres. Utilisez nativeland.ca comme point de départ.

Vous trouverez peut-être des renseignements contradictoires sur les droits fonciers territoriaux. Adressez-vous au bureau du conseil de bande de votre localité, au Bureau des affaires autochtones municipal, à un Centre d’amitié autochtone*, ou à un groupe universitaire autochtone pour comprendre l’histoire et les droits associés à ce territoire.

Parler de ce que vous avez appris

Organisez une discussion avec votre groupe concernant votre future reconnaissance de territoire et vos objectifs de réconciliation en général.

Incitez vos membres à faire part des reconnaissances de territoire qui les ont marqués pendant d’autres événements, des informations et des nouvelles qu’ils ont lues, ainsi que de leurs idées. Ceci permettra d’amorcer un dialogue en vue de façonner les perspectives de votre groupe et de le mobiliser dans ce sens. Ces conversations vous aideront également à identifier des chefs de file potentiels dans votre groupe pouvant orienter les futures activités en matière de réconciliation.

Rédiger votre reconnaissance de territoire propre

Lire une reconnaissance de territoire générique que vous ne comprenez pas ou avec laquelle vous ne ressentez aucun lien ne contribuera pas à faire avancer les objectifs de vérité et de réconciliation. Avec votre groupe, rédigez une reconnaissance de territoire qui reflète l’histoire unique et le caractère contemporain de votre parc.

Réfléchissez à la manière dont cette reconnaissance de territoire peut informer et faire réfléchir les personnes qui l’écoutent, et ce, bien après la fin de l’événement.

Prendre un engagement clair

Rédiger une reconnaissance de territoire représente une occasion pour votre groupe de déclarer publiquement son engagement à œuvrer en faveur d’une alliance avec les Premières Nations. Elle contribue à défendre le démantèlement des systèmes coloniaux qui continuent d’opprimer les peuples autochtones, en niant leurs droits fonciers et leur mode de vie.

Ajoutez à votre reconnaissance de territoire un engagement concernant la manière dont votre groupe traduira ces paroles en actes. Trouvez des moyens concrets pour permettre à votre groupe d’avoir un impact sur ces activités complexes et en cours.

Demander conseil

Quand vous aurez le sentiment d’avoir fait suffisamment de recherches et d’avoir rédigé une reconnaissance de territoire satisfaisante, songez à la soumettre à une personne respectée au sein d’une communauté autochtone près de chez vous pour obtenir son avis.

Respectez son temps et n’attendez pas d’éloges pour votre geste préliminaire. Profitez de cette occasion pour exprimer votre volonté de collaborer avec cette communauté sur le thème de la décolonisation.

Donner la parole aux peuples autochtones

Envisagez d’inviter des organisations autochtones à assister et à participer aux événements et rassemblements de votre groupe quand la situation le permet. 

Prévoir la manière de rémunérer les personnes qui donnent de leur temps et partagent leur expertise et leurs connaissances.


Utilisez ces excellentes ressources pour réaliser les prochaines étapes de votre travail de décolonisation dans les parcs :

Le fait que des médias couvrent des événements, des programmes ou des activités de plaidoyer organisés par votre groupe peut accroître votre visibilité, attirer davantage de bénévoles et vous permettre d’obtenir de nouveaux soutiens en vue d’améliorer les parcs. 

Les journaux locaux, les stations de radio, les personnes publiant des blogues et des balados sont toujours à l’affût d’informations intéressantes. Avec la bonne accroche et la bonne approche, votre groupe pourrait obtenir une couverture médiatique précieuse ! Voici comment y parvenir.

Suivre les journalistes et les publications pour adapter votre message

Dressez une liste de journalistes et d’organes de presse couvrant les événements de l’actualité locale ou les questions centrales que votre groupe cherche à amplifier. 

Vous pouvez maximiser vos contacts médiatiques en adaptant votre message en fonction des organes de presse auxquels vous vous adressez. Par exemple, imaginons que vous lanciez un nouveau programme pour des jardins collectifs : 

  • Vous pourriez suggérer à votre journal local d’écrire un article sur le fait que votre programme s’inscrit dans une tendance qui voit émerger de nouveaux jardins collectifs à travers la ville grâce à une nouvelle bourse municipale. 
  • Vous pourriez communiquer avec des personnes écrivant un blogue de jardinage sur les fleurs uniques que votre groupe a décidé de cultiver. 
  • Vous pourriez contacter une station de radio et lui proposer d’organiser une entrevue avec un de vos jardiniers bénévoles pour expliquer comment faire pousser des légumes en milieu urbain. 

Choisir le bon moment

Lorsque l’on s’adresse aux médias, choisir le moment propice est essentiel. Chaque organe de presse possède un calendrier de production différent, et il est donc primordial de planifier en conséquence :

  • Publications mensuelles (magazines, p. ex.) : Il faut s’y prendre 3 à 4 mois à l’avance.
  • Publications hebdomadaires : Il faut s’y prendre 4 à 6 semaines à l’avance.
  • Journaux quotidiens et stations de radio : Prenez contact environ une semaine à l’avance.
  • Publications en ligne : Les délais varient, mais plus vous prendrez contact tôt, plus vous augmenterez vos chances.
  • Événements de dernière minute : Pour que votre événement soit couvert malgré un bref préavis, essayez les stations de radio et les bulletins d’information locaux, ou les groupes dans les réseaux sociaux.

Conseils de pro : Pour que votre message soit opportun et pertinent, faites en sorte qu’il soit en lien avec des thèmes saisonniers, comme le nettoyage de printemps, les pique-niques d’été, les festivals d’automne ou les activités hivernales.

Écrire un message engageant

La plupart des journalistes préfèrent les courriers électroniques. C’est pourquoi attachez une importance particulière à l’objet et au paragraphe d’introduction de votre courriel. Faites preuve de concision, de clarté et de conviction. Votre courriel doit répondre à ces questions :

  • Qu’est-ce qu’il va se passer ?
  • Pourquoi est-ce important pour les membres du public ?
  • Quand, où et comment cela se passera-t-il ?

Ajouter une photo ou un lien vers des éléments visuels. Des photos avant-après illustrant les améliorations apportées à un parc ou des images montrant des gens en action sont particulièrement efficaces.

Faciliter la rédaction de leur article

Plus vous facilitez la tâche des journalistes, plus vous augmentez vos chances que votre message figure dans leur média. Pensez à la manière de leur donner accès à :

  • Des occasions de prendre des photos : Créez des moments qui valent la peine d’être immortalisés pendant votre événement. Par exemple, si vous espérez que les médias parlent de l’importance de protéger les écosystèmes locaux, organisez une activité dynamique sur le plan visuel, comme un ramassage des déchets dans un parc. Demandez au préalable aux bénévoles et aux personnes participantes s’il est possible de les photographier pour pouvoir les proposer aux journalistes.
  • Des citations : Dans votre communiqué de presse, intégrez des déclarations des membres de votre groupe ou de vos partenaires expliquant l’importance de votre événement ou de votre cause.
  • Des porte-paroles spécialistes du sujet : Faites en sorte que des personnes connaissant bien le sujet soient disponibles pour des entrevues. Au préalable, abordez ensemble les messages clés à communiquer aux médias.

Faire un suivi stratégique

Si vous ne recevez pas de réponse des journalistes, envoyez-leur poliment un courriel de suivi :

  • Ajoutez tout renseignement nouveau ou complémentaire ne figurant pas dans votre courriel d’origine.
  • Joignez à nouveau votre communiqué de presse à titre de référence.
  • Si nécessaire, adressez-vous à d’autres journalistes au sein de ce même organe de presse.

Ne vous inquiétez pas si vous ne recevez pas de réponse après votre courriel de suivi. Au lieu de leur envoyer un autre courriel, utilisez cette occasion pour revoir votre message. Pourriez-vous le rendre plus engageant ou plus pertinent ? Essayez différents angles d’approche pour affiner votre message à l’avenir.

Penser à long terme

Établir des relations avec les médias prend du temps. Envoyez-leur régulièrement des mises à jour sur les activités de votre groupe. Cela permet à votre groupe de rester dans leur champ de vision pour de futurs articles.

Ces conseils pratiques peuvent aider votre groupe à attirer l’attention des médias, à amplifier vos efforts et à inciter le grand public à participer à l’amélioration des parcs, au profit de toutes et tous !

Comment les villes équilibrent les risques et les avantages de ces espaces grâce à des politiques innovantes.

Cette étude de cas fait partie du Rapport 2023 sur les parcs urbains du Canada, mettant en lumière des projets, des personnes et des politiques inspirant·es à travers le Canada, qui offrent des solutions concrètes aux défis les plus urgents auxquels font face les parcs urbains.

Résumé

  • Avec la densification des villes, les espaces publics privés (POPS en anglais) prolifèrent et offrent des lieux en plein air sans que les municipalités aient à supporter la charge financière de l’acquisition et de l’entretien des terrains.
  • Le personnel chargé de la planification des parcs reste prudent à l’égard de ces espaces, arguant que leur existence, bien qu’utile, ne peut se substituer à celle des parcs publics. Cependant, dans leurs exigences d’affectation de terrains à la création de parcs, certaines municipalités acceptent désormais de prendre en compte partiellement ou totalement les POPS aménagés par les promoteurs.
  • Les municipalités élaborent des politiques et des directives afin d’encadrer notamment la conception, la gestion ainsi que les programmes publics des POPS.

Les municipalités du Canada se trouvent sous pression pour répondre à la demande en parcs. Suite à des années de restrictions dans leurs budgets de fonctionnement, les services des parcs sont aujourd’hui forcés d’étirer leurs fonds déjà maigres tout en faisant face à des pressions croissantes liées à la fréquentation accrue des parcs. D’ailleurs, l’acquisition de terrains est devenue beaucoup plus coûteuse – quand il est encore possible de trouver une parcelle adéquate.

Face à ces défis, les espaces publics privés (ou POPS pour privately-owned public spaces en anglais) constituent une solution tentante pour les Villes. Construits par des promoteurs immobiliers privés, ces espaces restent détenus et gérés par ces entités privées, et semblent représenter une solution gagnante pour les municipalités qui ont bien du mal à fournir des espaces publics à leurs concitoyen·nes et à en financer l’entretien.

Un homme aux cheveux longs et gris étudiant un panneau d'information sur le soin communautaire à Wexford Heights.
Wexford Bloom, 2023. Crédit : Kat Rizza, 2023.

Depuis des années, les promoteurs font pression sur les municipalités pour qu’elles acceptent les POPS dans le cadre de leurs exigences d’affectation de terrains à la création de parcs, une politique à laquelle certaines municipalités ont résisté jusqu’à présent.

Une personne en charge de la planification des parcs a souligné que si les POPS permettent en partie de répondre à la demande d’espaces en plein air, ils ne remplacent pas les parcs publics pour autant. C’est pourquoi les Villes doivent continuer à inciter les promoteurs à céder des terrains afin de créer des parcs publics.

Pour mieux orienter le rôle des POPS, la Ville de Toronto a recensé plus de 170* lieux et créé des directives pour la conception des POPS ainsi qu’une stratégie de signalisation* pour veiller à ce que ces espaces soient accueillants et clairement identifiés comme des lieux publics. Vancouver a également recensé les emplacements des POPS* dans sa liste de places et de parcs publics en centre-ville, dans le cadre de sa stratégie pour l’espace public en centre-ville [Downtown Public Space Strategy*]. Cette stratégie contient des mesures à prendre comme l’élaboration d’un cadre décisionnel pour l’acquisition de nouveaux POPS et l’assurance que « la conception et les programmes de ces espaces soient accessibles au public et ouverts à tou·tes les usager·es. »

Certaines Villes comme Newmarket, Brampton et Vaughan acceptent de prendre en compte les POPS à divers niveaux dans leurs exigences d’affectation de terrains à la création de parcs. La Ville de Vaughan, qui vient de finir une étude sur les politiques d’affectation des parcs, a finalement approuvé la modification d’un règlement* afin de prendre en compte les POPS à 100 % dans ses exigences, sous réserve de l’approbation du conseil municipal.

Les gestionnaires de parcs restent toutefois prudents vis-à-vis des POPS. Comme l’a affirmé un gestionnaire de parc, si l’espace public repose sur la création de lieux accessibles, démocratiques et ouverts, privatiser l’espace semble contradictoire avec cette idée, car ces sites s’accompagnent de « restrictions tangibles ou intangibles », telles que des limitations d’utilisation, une surveillance active et des intentions commerciales probables. Selon lui, ces espaces peuvent être utiles et essentiels pour créer des accès piétonniers à travers des projets de construction privés ou bien en complément – et non en remplacement – du réseau d’espaces publics en plein air.

À Brampton, la Ville accorde aux promoteurs un crédit de 50 % pour les POPS. Jaskiran Kaur Bajwa, superviseur de la planification des parcs à Brampton, a déclaré que

« Dans les zones denses, où il sera difficile de créer un parc public ou de quartier, il faudra adopter une approche plus collaborative avec les propriétaires des terrains et la Ville. »

Jaskiran Kaur Bajwa, Superviseur de la planification des parcs à Brampton

Toutefois, la municipalité reste prudente quant à leur utilisation et élabore à l’heure actuelle des directives sur les POPS. « Les POP doivent répondre aux besoins des collectivités », a déclaré Werner Kuemmling, ancien gestionnaire de la planification et du développement des parcs de Brampton.

« Ils ne peuvent pas être simplement un espace en plein air ou une voie de passage. Ils doivent offrir un usage fonctionnel. » Les POPS que proposent certains promoteurs sont souvent des restes de terrain situés dans leurs projets d’aménagement, « et cela n’est pas acceptable. »

Werner Kuemmling, Ancien gestionnaire de la planification et du développement des parcs de Brampton

Recommendations

  • Dans tous les projets d’aménagement où il existe des possibilités de construire un parc sur place, faire pression sur les promoteurs pour qu’ils cèdent des terrains pour la création d’un parc public.
  • Élaborer des directives stipulant non seulement les exigences et les normes relatives à la conception et à l’entretien des POPS, mais aussi orientant les programmes et la participation du public afin de favoriser une expérience agréable et la pleine utilisation de ces espaces.
  • Publier une carte des POPS pour permettre au public de les connaître et encourager leur utilisation, mais aussi dans un but de planification en les comparant aux places et parcs existants afin de déterminer les endroits où les POPS permettraient de connecter certains espaces entre eux ou de combler un vide dans le réseau des espaces publics.

Le programme des bourses TD Ami·es des parcs est une initiative nationale qui permet de tisser des liens essentiels entre les citadin·es et les parcs. 

Chaque année, nous soutenons plus de 70 groupes citoyens dans 21 zones urbaines à travers le Canada en les aidant à dynamiser leurs parcs locaux grâce à des événements rassembleurs. Des ateliers sur les plantes médicinales autochtones aux randonnées nature, nous aidons les citoyen·nes engagé·es à organiser des événements qui rassemblent autour de thématiques sur la durabilité, l’éducation et l’intendance environnementale.

Besoin d’inspiration pour votre événement dans les parcs ? Découvrez trois initiatives remarquables rendues possibles grâce aux bourses TD Ami·es des parcs en 2024 ! 

Ancrer la communauté francophone de Vancouver dans la nature

Dans le quartier Downtown Eastside de Vancouver, La Boussole est un organisme francophone à but non lucratif qui aide les personnes marginalisées ou en situation de précarité à accéder à des services de santé, au logement et à des emplois en français, tout en sensibilisant le public à ces problématiques.

En 2024, grâce à la bourse TD Ami·es des parcs, La Boussole s’est donné pour mission de lever les obstacles qui privent les résident·es du Downtown Eastside d’un accès à la nature en milieu urbain. Entre coût du transport et stigmatisation des personnes sans-abris dans les espaces verts, les barrières sont nombreuses. L’organisme a ainsi mis en place des expériences immersives et ressourçantes, conçues pour favoriser le bien-être mental et social des participant·es.

L’organisme a organisé deux événements marquants. La première activité, une randonnée guidée sur le sentier Pacific Spirit, a permis aux participant·es d’explorer la forêt tout en approfondissant leurs connaissances sur la préservation de l’environnement, les droits des peuples Autochtones et la justice climatique. Lors de la seconde activité, une séance d’éco-art-thérapie au parc Stanley, les participant·es ont laissé libre cours à leur imagination en concevant des œuvres à partir d’éléments naturels, tout en veillant à préserver l’environnement.

« Ces événements sont essentiels pour notre public, car le Downtown Eastside est un milieu très urbanisé, expliquent les animateur·trices de La Boussole. En été, la chaleur accablante isole encore davantage la population de la nature ».

Leur engagement a permis à 28 participant·es de tisser des liens entre elles/eux et avec leur environnement grâce à des expériences ressourçantes en forêt. 

Des personnes créant un collage de nature avec des arbres tombés et des feuilles.
Événement « Éco art-thérapie » au parc Stanley, Vancouver. Crédit : La Boussole.

J’ai beaucoup apprécié cette sortie en forêt. C’était sympa de retourner dans le Pacific Spirit Parc, ça faisait longtemps que je n’y étais pas allé. J’adore les odeurs de forêt, les odeurs de pin et c’était cool de faire la balade avec Aloïs parce qu’il y a plein de choses qu’on a appris que je ne savais pas. D’être avec tout le groupe, chacun a pu partager un peu ses petites anecdotes, les petites informations qu’il avait de son côté donc c’était une super expérience. »

Participant·e à l’événement

Apprendre ensemble grâce à une « école populaire »

LifeSchoolHouse* est un réseau d’écoles communautaires basées sur le troc qui favorise le partage de compétences en Nouvelle-Écosse. Ces « folkschools », véritables écoles de savoirs partagés, transforment des espaces informels en lieux d’apprentissage où les voisin·es endossent le rôle d’enseignant·es et transmettent leurs connaissances dans une atmosphère conviviale. 

L’objectif ? Briser les barrières financières liées à l’éducation et renforcer les liens de voisinage. En 2024, grâce à la bourse TD Ami·es des parcs, l’équipe de LifeSchoolHouse à Spryfield, en Nouvelle-Écosse, a organisé deux événements extérieurs gratuits axés sur l’éducation environnementale, la durabilité et la gestion des espaces verts.

Ces expériences immersives comprenaient des randonnées guidées, et ont réuni 43 participant·es de tous âges, accompagné·es par 16 enseignant·es bénévoles. Plongé·es en pleine nature, les participant·es ont appris à identifier les espèces locales et adopté des pratiques respectueuses de l’environnement.

Au retour de leur randonnée, les groupes ont savouré un repas préparé avec des produits locaux, avant de conclure la journée par une opération de nettoyage du parc, un geste concret pour préserver leur environnement.

« On passe devant ces parcs sans vraiment les voir, alors qu’ils regorgent de trésors insoupçonnés ! »

Participant·e à l’événement

Des enfants écoutant un guide environnemental près d’un lac.
Spryfield Community Lunch, Learn and Care à Halifax. Crédit : LifeSchoolHouse.

« Merci infiniment pour cet événement ! On savait que ce serait sympa, mais c’était bien au-delà de nos attentes. L’accueil chaleureux de chacun a rendu l’expérience encore plus belle, surtout avec l’énergie débordante des enfants ! » Voir mon enfant accueilli avec tant de bienveillance a été très rassurant et nous avons vraiment eu le sentiment de faire partie d’une communauté. »

Participant·e à l’événement

Renouer avec la terre pour avancer vers la Vérité et la Réconciliation

La Kapabamayak Achaak Healing Forest de Winnipeg* est un mémorial vivant dédié aux enfants Autochtones affecté·es par le système des pensionnats. Deuxième forêt de guérison créée au Canada, elle fait partie d’un réseau grandissant de sites liés à l’Initiative nationale forêts de la guérison*. 

Espace de recueillement et d’enseignement, cette forêt en plein air est un lieu où les Aîné·es transmettent leurs savoirs et animent des cérémonies. Depuis sa création en 2017, ses gardien·nes y ont organisé de nombreuses activités éducatives et spirituelles. 

En 2024, grâce à leur bourse TD Amis des parcs, l’équipe a collaboré avec des écoles locales pour réunir enfants et éducateur·trices afin de réfléchir sur la Vérité et la Réconciliation ainsi qu’à l’importance de la conservation de l’environnement. Cette expérience d’apprentissage en pleine nature intégrait les connaissances autochtones, révélant aux enfants les vertus thérapeutiques du lien avec la terre et les plantes ancestrales comme la sauge qui pousse dans la forêt. 

En 2024, ces deux événements ont rassemblé plus de 300 personnes, incluant des étudiant·es, des enseignant·es et d’autres membres de la communauté, autour d’un repas traditionnel composé de bannock et de confiture. 

Un grand groupe d'enfants rassemblés autour d'un feu sacré, portant un t-shirt orange.
Événement « Land, Learn, Heal : Reflecting on Truth and Reconcilation » au parc St. John, Winnipeg. Crédit : Kapabamayak Achaak Healing Forest Winnipeg

« Les écoles avec lesquelles nous travaillons comptent un grand nombre d’enfants Autochtones », expliquent les organisateur·trices de l’événement. « De nombreux enfants ont des parents qui portent encore les blessures du traumatisme intergénérationnel des pensionnats. Ces événements reconnaissent leurs expériences, tout en offrant un chemin vers la guérison, guidé par les savoirs autochtones. »

Inspiré·e par ces initiatives ? 

Visitez notre page des bourses TD Ami·es des parcs pour en savoir plus sur les critères d’admissibilité et déposer votre candidature. 

À l’occasion de la Journée internationale de la langue maternelle, nous vous invitons à découvrir la publication Le rôle culturel insoupçonné des parcs urbains – 5 manières d’activer les parcs en contexte francophone minoritaire

Dans ce webinaire, nous explorons les principaux enseignements de cette étude, suivis d’une discussion stimulante avec des acteurs et actrices de la francophonie canadienne qui partagent leurs initiatives pour transformer les parcs en véritables espaces culturels.


Ce webinaire se déroule en français.

Panel

Ce webinaire est réalisé dans le cadre du programme Connecter les ami·es francophones des parcs canadiens.