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Ami•es des parcs publie le deuxième rapport annuel sur les parcs urbains du Canada, mettant en avant les tendances, les défis et les pratiques dominantes du secteur des parcs.

Alors que nous ébauchions les histoires que nous voulions partager sur la biodiversité, l’aménagement créatif de parcs, l’engagement communautaire et l’itinérance, notre monde changeait. Mais nous nous sommes rapidement rendu compte que loin d’avoir perdu leur pertinence, les sujets traités avaient gagné en urgence.

Dans ce rapport, nous regroupons les thèmes abordés lors de nos conversations avec le personnel municipal, et les données recueillies grâce à nos sondages menés auprès de 27 municipalités et de plus de 3 500 résident·es de villes canadiennes.

Etudes de cas

Comment la biodiversité urbaine soutient notre bien‑être, avec une importance accrue pendant la crise de la COVID‑19.

Comment approfondir la conversation sur la biodiversité tout en l’élargissant pour y faire participer plus de gens.

Pourquoi les corridors d’habitats sont importants pour la biodiversité urbaine et ce que font les villes pour s’assurer que les parcs, petits et grands, soient connectés

Comment les villes font face à la forte demande de parcs à chiens et à la grande controverse qui les entoure.

Comment les groupes communautaires créatifs et le soutien des villes permettent de créer des liens grâce à la nourriture dans les parcs.

Alors que les populations et le développement explosent dans de nombreuses villes, trouver de l’espace pour de nouveaux parcs pose des défis et stimule l’innovation.

Webinaire de lancement : Visionnez l’enregistrement

Ce webinaire se déroule en anglais mais les sous-titres français sont disponibles.

Ami•es des parcs publie le troisième rapport annuel sur les parcs urbains du Canada, intitulé Favoriser l’équité et la résilience : Comment les parcs urbains peuvent-ils créer des villes plus résilientes et équitables, non seulement dans les efforts de relance suite à la pandémie, mais aussi à l’approche d’une autre crise imminente : celle des changements climatiques.

Partout au Canada, la fréquentation des parcs a fortement augmenté pendant la pandémie, alors que la population se tournait massivement vers les espaces extérieurs pour pouvoir se rassembler en toute sécurité, se connecter à la nature et rester active. Les parcs ont ainsi pris une place encore plus importante dans le quotidien des Canadien·nes, mais les Villes ont dû composer avec de nouvelles pressions liées à la hausse de la fréquentation et aux exigences de santé publique.

Dans ce rapport, nous regroupons les thèmes abordés lors de nos conversations avec le personnel municipal, et les données recueillies grâce à nos sondages menés auprès de 32 municipalités et de plus de 3 500 résident·es de villes canadiennes.

Indicateurs clés

Explorez dans le document PDF nos indicateurs clés sur les tendances et les défis des parcs urbains cette année :

  1. Les parcs ont vu bondir leur fréquentation et ont démontré leur forte valeur ajoutée
  2. Les nouveaux défis ont engendré des façons originales d’utiliser les parcs
  3. Les parcs ont été reconnus comme des infrastructures de santé publique essentielles
  4. La pandémie a souligné les inégalités existantes.
  5. Lutter contre les changements climatiques via les parcs est une priorité grandissante
  6. Un rapport de cette ampleur repose sur un travail d’équipe

Etudes de cas

Comment les changements climatiques affectent la planification, la conception et l’entretien des parcs.

Comment les villes cherchent à s’adapter aux changements climatiques et à en atténuer les effets grâce à leurs parcs

Comment les considérations liées à la justice environnementale peuvent contribuer à favoriser la résilience aux changements climatiques et résoudre les inégalités dans les parcs.

Pourquoi les Villes choisissent de plus en plus d’attribuer une valeur monétaire aux services fournis par les parcs.

Comment la solidarité peut contribuer à créer des modèles plus équitables pour rendre les parcs plus accueillants et plus sûrs.

Comment les municipalités canadiennes peuvent-elles miser sur le soutien philanthropique pour leurs parcs et résoudre certaines des difficultés qui y sont liées?

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Ce webinaire se déroule en anglais mais les sous-titres français sont disponibles.

Ami•es des parcs publie le quatrième rapport annuel sur les parcs urbains du Canada, intitulé Entretenir les relations et la réciprocité : Comment la collaboration, la pleine conscience et la répartition du pouvoir dans les parcs peuvent contribuer à cultiver et rétablir un lien entre nous, la société et le monde naturel dans son ensemble.

Le rapport de cette année s’éloigne peu à peu des répercussions de la pandémie pour explorer comment les apprentissages des deux dernières années peuvent ouvrir la voie à des approches plus équitables et plus créatives en matière de planification, d’aménagement et d’animation des parcs.

Dans ce rapport, nous regroupons les thèmes abordés lors de nos conversations avec le personnel municipal, et les données recueillies grâce à nos sondages menés auprès de 30 municipalités et de plus de 3 000 résident·es de villes canadiennes.

Indicateurs clés

Explorez dans le document PDF nos indicateurs clés sur les tendances et les défis des parcs urbains cette année :

  1. La popularité des parcs – Les Villes canadiennes ont encore vu augmenter le temps passé par leurs populations dans les parcs
  2. Redonner à la nature – Il n’est pas surprenant que les gens aient continué à être attirés par la nature en ville afin de se détendre pendant la pandémie
  3. Souligner le leadership Autochtone – La décolonisation, la représentation Autochtone et le leadership des peuples Autochtones dans les parcs urbains est une priorité de plus en plus importante pour les Villes du Canada, qui mènent certaines initiatives dans ce sens
  4. Rémunérer la participation – Même avant la pandémie, les budgets dédiés aux parcs étaient continuellement mis à rude épreuve. En effet, si vous avez lu les trois derniers Rapports sur les parcs urbains du Canada, vous aurez peut-être l’impression que nous commençons à nous répéter.
  5. Maximiser la mobilisation – La pandémie a transformé la manière de mobiliser le public à propos des parcs, bouleversant les traditionnelles méthodes de réunion en personne, comme les assemblées publiques, et mettant les Villes au défi de réimaginer la mobilisation publique
  6. Repenser les approches liées à l’itinérance – La question de l’itinérance, de plus en plus complexe et visible dans les parcs, se trouve au premier plan des préoccupations tant des municipalités que des citadines et citadins

Etudes de cas

Comment des chef·fes de file à travers le pays utilisent diverses méthodes pour encourager les gens à se rapprocher de la nature en allant à leur rencontre.

Comment dépasser les simples consultations ponctuelles en investissant dans l’établissement de relations de confiance à long terme peut permettre de renouer le dialogue, de redistribuer le pouvoir et de réimaginer les parcs

Comment renforcer notre sentiment de connexion avec la nature grâce à la prise de conscience, la réciprocité et la gratitude – et pourquoi est-ce important.

À la découverte des efforts menés par des Villes des Prairies pour décoloniser les parcs et honorer les histoires des peuples Autochtones des terres sur lesquelles ces villes sont construites.

Comment la concertation publique sur les parcs peut favoriser l’établissement de relations durables une fois le processus de consultation terminé.

Comment les approches de financement collaboratif et les investissements des différents niveaux de gouvernement permettent d’envisager de nouvelles façons de subventionner les parcs.

Les répercussions de la pandémie sur les budgets des parcs et l’importance des investissements fondés sur l’équité.

Une occasion unique pour les services des parcs de jouer un rôle positif dans la question de l’itinérance

Comment la solidarité peut contribuer à créer des modèles plus équitables pour rendre les parcs plus accueillants et plus sûrs.

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Ce webinaire se déroule en anglais mais les sous-titres français sont disponibles.

Le personnel des parcs municipaux gère des actifs publics parmi les plus essentiels et
pourtant sous-estimés : les parcs urbains et espaces verts. Bien plus que de simples terrains gazonnés, ces lieux sont de véritables lieux de sociabilisation pour les citadin·es, qui offrent une infrastructure environnementale cruciale et des ressources essentielles en matière de santé publique.

Le Rapport sur les parcs urbains du Canada (RPUC) fournit des données et des témoignages démontrant l’importance des parcs au personnel des parcs municipaux, aux groupes citoyens, aux associations à but non lucratif et au grand public. Publié annuellement entre 2019 et 2024, le rapport a mis en lumière les tendances, les défis et les occasions qui façonnent la planification, la gestion et l’expérience des espaces verts publics. Au cours de cette période, 46 municipalités y ont participé, représentant collectivement 48 % de la population canadienne.

Ce rapport synthèse rassemble les principaux constats des RPUC au cours de ces années charnières. Il propose un index thématique et soigneusement structuré des données et des récits recueillis au fil des années, accompagné d’analyses sur les tendances observées.

Indicateurs clés

1 – Enjeu de santé : Les parcs sont un investissement dans la santé publique

L’une des tendances les plus fréquentes issues des données de nos rapports concerne la fréquentation grandissante des parcs urbains et leur reconnaissance en tant que lieux publics essentiels. Cette évolution a été largement accélérée par la pandémie de COVID-19. Ce que l’on considérait précédemment comme de simples aménagements publics sont désormais perçus comme des lieux indispensables à la santé mentale et physique ainsi qu’au bien-être des citadin·es.

2 – Manque de financement : Ressources et capacités limitées

Malgré les données indiquant une fréquentation et une appréciation accrues du public pour les parcs, les municipalités déclarent faire face à des contraintes en termes de budget et de personnel. Ceci limite leur capacité à entretenir et à améliorer leur réseau de parcs.

3 – Fonction écologique : Adaptation climatique et biodiversité

Les parcs urbains assument des fonctions écologiques, notamment en matière d’adaptation climatique et de soutien à la biodiversité en milieu urbain. En raison de l’intensification des effets des changements climatiques, ces fonctions font l’objet d’une attention grandissante.

4 – Équité et accès : S’attaquer aux obstacles systémiques

À partir de 2021, les municipalités participantes ont fait état d’initiatives visant à promouvoir l’équité, l’inclusion et la réconciliation dans leurs activités de planification et de gestion des parcs. Ceci reflète une prise de conscience sociétale plus large des obstacles systémiques à l’accès aux parcs et à leurs bienfaits.

5 – Évolution des pratiques : Mobilisation du public et opérations plus complexes

La gestion des parcs comprend désormais des dimensions sociales complexes qui dépassent leur simple entretien traditionnel. Ceci implique de mettre en place des stratégies de mobilisation du public et de prendre en charge des problématiques urbaines liées à l’espace public.

Tous les rapports

Comment le secteur des parcs peut relever les défis complexes actuels grâce à la collaboration et aux partenariats.

Comment la résolution de conflits et la transformation de défis en possibilités peut rendre les parcs plus équitables et plus durables. 

Comment la collaboration, la pleine conscience et la répartition du pouvoir dans les parcs peuvent contribuer à cultiver et rétablir un lien entre nous, la société et le monde naturel dans son ensemble.

Comment les parcs urbains peuvent-ils créer des villes plus résilientes et équitables, non seulement dans les efforts de relance suite à la pandémie, mais aussi à l’approche d’une autre crise imminente : celle des changements climatiques.

Explorez les tendances, les défis et les pratiques dominantes du secteur des parcs urbains.

Comment les villes cherchent à s’adapter aux changements climatiques et à en atténuer les effets grâce à leurs parcs

Cette étude de cas fait partie du Rapport 2021 sur les parcs urbains du Canada, mettant en lumière des projets, des personnes et des politiques inspirant·es à travers le Canada, qui offrent des solutions concrètes aux défis les plus urgents auxquels font face les parcs urbains.

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Alors que les changements climatiques engendrent davantage de sécheresses, d’inondations et d’autres phénomènes météorologiques extrêmes, les Villes canadiennes se lancent dans une nouvelle phase de planification pour leurs parcs en les considérant comme des infrastructures écologiques. Pour ce faire, les espaces verts doivent être pensés de manière à améliorer les processus naturels, notamment en les transformant en véritables éponges pour absorber l’excès d’eau de pluie et réduire les risques d’inondation. 

Ces parcs remplissent une triple fonction : atténuer les effets des phénomènes météorologiques extrêmes, renforcer la biodiversité en augmentant la surface d’habitat naturel et offrir des lieux de rencontre et de loisirs. Toutes ces initiatives bénéficient d’ailleurs de l’appui de la population. En effet, 92 % des quelque 3500 personnes interrogées en avril 2021 dans le cadre de notre sondage pancanadien ont dit vouloir que les parcs intègrent des infrastructures résilientes aux changements climatiques.

Qu’il s’agisse de transformer des rues en oasis de verdure, de concevoir des parcs autour du thème de l’eau ou de ramener à leur état naturel l’embouchure de certaines rivières, les huit projets suivants nous permettent d’imaginer des villes plus résilientes face aux changements climatiques.

Processus de planification

Plan directeur pour l’aménagement des terrains vacants dans les districts de Pointe-Gatineau et du lac Beauchamp, Gatineau

À la suite des importantes inondations survenues en 2017 et 2019 dans les districts de Pointe-Gatineau et du lac Beauchamp, les propriétés lourdement touchées ont été cédées à la Ville et les résidents relogés. Un processus de plan directeur pour aménager ces lots vacants a été lancé en 2020, sous la direction du Conseil régional de l’environnement et du développement de l’Outaouais, avec un comité de travail auquel Ami·es des parcs a également participé.

Par ce plan directeur, la Ville souhaitait, avec l’apport de la communauté, repenser les secteurs longeant la rivière Gatineau afin d’améliorer la protection contre les inondations. Plutôt que de proposer des transformations d’envergure, le plan met de l’avant une approche sous forme de boîte à outils à l’échelle du lot, avec un ensemble d’actions pouvant être mises en place selon le contexte local, soit par la Ville, soit par des groupes communautaires. Cette boîte à outils comprend 25 typologies réparties en cinq catégories :

  • Terrains nature : Terrains aménagés pour laisser la nature s’épanouir. Options : lots pollinisateurs, prairies, zones boisées.
  • Terrains nourriciers : Terrains qui bénéficient à la fois aux résident·e·s et à la nature. Options : arbres fruitiers, agriculture urbaine, serres.
  • Terrains rassembleurs : Terrains offrant des lieux de rencontre sociale. Options : tables communautaires, espaces de jeu (terrains de basketball), amphithéâtre, art communautaire, parcs canins.
  • Terrains riverains : Terrains intégrant l’eau et la terre. Options : terrasses riveraines, bassins de drainage, passerelles.
  • Lots éponges : Terrains offrant des fonctions écologiques. Options : plantations d’hydrophytes.

« L’un des objectifs principaux du projet était de susciter un élan et d’inspirer les gens à passer à l’action, » souligne Manon Otto, du studio Mandaworks*, urbaniste du projet. « Nous devions canaliser leur énergie et leur intérêt en proposant une boîte à outils entièrement démocratique. »

Pour une analyse plus approfondie de ce projet, consultez l’étude de cas d’Ami·es des parcs réalisée grâce au soutien du Centre Intact d’adaptation au climat.


Typologies de lots dans le plan directeur de Gatineau. Credit: CREDDO

Retour à l’état naturel de l’embouchure de la rivière Don et protection de la zone portuaire contre les inondations, à Toronto

Sur les rives du lac Ontario à Toronto, un immense parc et un nouveau quartier sont en train de voir le jour. 

Mené par l’organisation Waterfront Toronto en collaboration avec la municipalité, le projet visant à rétablir l’état naturel de l’embouchure de la rivière Don et à protéger la zone portuaire des inondations permettra de créer de nouveaux parcs et habitats naturels. En redonnant à l’embouchure de la Don son caractère naturel et en créant un nouveau quartier insulaire, il garantira également une protection contre les inondations.

Selon Shannon Baker, directrice du projet « Parks and Public Realm » de Waterfront Toronto, le projet vise à créer un rempart contre une éventuelle inondation à l’échelle régionale, mais aussi contre toute fluctuation du niveau du lac. Michael van Valkenburgh Associates, une société d’architectes paysagistes, a étudié l’embouchure des rivières, ainsi que les zones humides au bord du lac Ontario, afin de définir l’approche conceptuelle de ce projet. 

L’objectif n’est pas de retenir l’eau ou de l’empêcher de monter et de descendre, mais « de l’accepter et de renforcer notre résilience, comme le ferait un système naturel », dit Shannon Baker. Pour ce faire, les experts ont soigneusement choisi des espèces végétales « capables de se plier et de fléchir en permettant à l’eau de passer. »

Le réaménagement de l’embouchure de la rivière demande de tenir compte de l’interdépendance des différents écosystèmes. D’après Pina Mallozzi, directrice du projet de Waterfront Toronto, il est important d’accorder une attention particulière aux espèces de plantes utilisées dans les zones humides. En raison des sédiments et d’autres détritus amenés par la rivière dans les zones humides adjacentes, il a fallu choisir les plantes avec soin pour s’assurer qu’elles puissent résister à ces conditions. 

« Il s’agit d’un projet très complexe, mais lorsqu’il sera terminé, on aura l’impression d’être dans un grand parc naturel et vert, et c’est ce qui en fera toute la réussite », dit Pina Mallozzi.

Carte d'un parc
Renaturalisation de l’embouchure de la rivière Don à Toronto. Crédit : Waterfront Toronto

Sustainable Neighbourhood Action Program, à Brampton

Selon le personnel de la Ville de Brampton, le Sustainable Neighbourhood Action Program* (SNAP) repose sur un « modèle de collaboration avec les quartiers en faveur de la rénovation urbaine durable et de la lutte contre les changements climatiques ». SNAP « vise à responsabiliser les résidents en les incitant à trouver des solutions adaptées à leur quartier et à créer des lieux de convivialité ».

Le programme s’appuie sur divers partenariats, notamment avec la Ville de Brampton, l’Office de protection de la nature de la région de Toronto, la Credit Valley Conservation Authority, la région de Peel, ainsi que des organisations citoyennes et des entreprises. Grâce à ces partenariats, SNAP tient compte à la fois des besoins de la population et des priorités de la Ville en matière de résilience pour créer un plan d’action personnalisé à travers différents projets, tels que la modernisation des espaces existants. 

En 2020, le projet SNAP County Court* a lancé l’initiative « Upper Nine Pond » dans le quartier County Court de Brampton. L’objectif était de répondre aux besoins en matière de résilience et d’espace public de la population en réaménageant le bassin de traitement des eaux pluviales afin d’améliorer la qualité de l’eau et créer « un espace public attrayant comprenant un sentier, des bancs et des éléments naturels », explique le personnel. 

People sitting around a table over a map
Atelier Climate Ready County Court. Crédit : Office de protection de la nature de la région de Toronto

Développement du parc

RBJ Schlegel Park, à Kitchener

Achevé en 2020, ce parc de 17 hectares permet de gérer sur place la totalité des eaux pluviales. Il a également la capacité de retenir davantage d’eau que celle produite par une crue à récurrence de 200 ans. Les éléments d’infrastructures écologiques du parc, comprenant 9000 mètres carrés de jardins pluviaux, ont bénéficié d’une subvention de 750 000 $ du programme « Municipalités pour l’innovation climatique » de la Fédération canadienne des municipalités, financée par le Gouvernement fédéral.

D’après le personnel de la Ville, l’aire de jeux d’eau dans le parc dispose aussi du premier système d’eau à double usage de l’Ontario. Ce système recueille et traite l’eau sur place et la réutilise pour l’irrigation, réduisant ainsi la quantité d’eau utilisée dans le parc.

Parc RBJ Schlegel à Kitchener. Crédit : Ville de Kitchener

Saigon Park, à Mississauga

Ouvert en 2019, Saigon Park*, d’une superficie de 3,5 hectares, est doté d’un important centre de traitement des eaux pluviales créé à partir d’un bassin central conçu pour protéger les quartiers voisins d’une crue à récurrence de 100 ans. Le bassin ainsi que les espèces végétales qui y ont été plantées améliorent l’habitat aquatique et la qualité de l’eau. 

En outre, le parc comprend un circuit pédestre d’un kilomètre doté d’équipements de conditionnement physique. Des installations artistiques publiques viennent aussi valoriser l’environnement, comme l’œuvre intitulée « A Year in Weather » de l’artiste Ferruccio Sardella. 

Sur le site dédié à sa collection d’art public*, la Ville indique que « cette œuvre vise à honorer le projet de traitement des eaux pluviales de Saigon Park. Elle symbolise l’équilibre entre les phénomènes météorologiques, les systèmes naturels et l’environnement bâti. »

Sculpture du parc Saigon à Mississauga. Crédit : Ce Lavie

Dale Hodges Park, à Calgary

Lauréat en 2021 du Prix d’excellence du jury de l’Association des architectes paysagistes du Canada (AAPC) pour ses paysages publics à grande échelle, Dale Hodges Park à Calgary a transformé une ancienne carrière de gravier au bord de la rivière Bow en un parc de 40 hectares. Il dispose aussi d’un centre de traitement des eaux pluviales capable de résorber les eaux de ruissellement de plus de 1700 hectares alentour. 

Qualifié de « nouveau type d’espace public à haute performance » sur le site de l’AAPC, Dale Hodges Park représente « le parcours des eaux pluviales à travers une série d’expériences conçues en collaboration avec les services des parcs, des ressources en eau et de l’art public de la Ville, en mettant l’accent sur la manière dont circule l’eau dans le paysage ».

People walking in a park
Parc Dale Hodges à Calgary. Crédit : 02 Planning + Design

Transformation en allée verte


Avenue McGill, Montréal

Grâce à un projet de conception sélectionné suite à un concours ouvert, Montréal veut faire passer l’avenue McGill en plein cœur du centre-ville d’une rue bitumée à un paysage naturalisé. Le lauréat du concours de design est celui qui a le mieux répondu aux objectifs de la Ville : élargir les espaces verts, réduire l’effet des îlots de chaleur urbains dû aux surfaces bitumées et augmenter la résilience et la biodiversité grâce à un choix de plantes riche et diversifié.

L’équipe qui a remporté le concours entend réinventer l’Avenue, en la transformant en une série de petits « salons naturels » et conviviaux, reliés par un long banc-bordure et une rigole de drainage. Ce nouvel espace offrira aux usagers du centre-ville une immersion quotidienne dans la nature, qui contraste avec la densité et le niveau de développement du quartier environnant.

Augmenter les espaces verts et la couverture forestière dans un environnement urbain dense en réaménageant une rue afin qu’elle ressemble davantage à un parc permettra à la ville de s’adapter aux effets des changements climatiques, explique Noémie Bélanger, conseillère en aménagement pour le Projet Sainte-Catherine Ouest et McGill College. Cependant, transformer une rue en un environnement plus naturel peut s’avérer difficile en raison des installations de services publics souterrains pouvant entraver les projets horticoles en surface.

Implanter une jeune forêt en plein milieu d’un centre-ville de manière à ce qu’elle favorise la biodiversité au niveau fonctionnel requiert la participation d’experts capables d’anticiper la croissance des strates végétales et leur entretien. La Ville a d’ailleurs vu ce projet comme une possibilité de faire participer la population, ainsi que des chercheurs universitaires. Selon Noémie Bélanger, bien que les pratiques de planification aient tendance à adopter des approches plus écologiques et que les Villes intègrent davantage ces critères dans leurs exigences de conception, elles doivent en faire plus pour élaborer des instruments en mesure de surveiller l’évolution des changements climatique dans les parcs urbains et d’évaluer les risques.

Réaménagement de l’avenue McGill. Crédit : SNC-Lavalin, civiliti, Mandaworks

St George Rainway, à Vancouver

Le projet St George Rainway montre le potentiel de faire renaître d’anciens cours d’eau, en les faisant ressortir de terre et illustre toute l’importance des revendications citoyennes pour faire émerger de nouvelles idées. Né il y a plus de 10 ans à partir de l’idée ambitieuse des résidents de restaurer un cours d’eau disparu dans le quartier de Mt Pleasant à Vancouver, ce projet s’apprête à passer au stade de la consultation publique organisée par la Ville. 

« La rue St George était autrefois traversée par le ruisseau te Statlew, aussi connu sous le nom de St George Creek », indique le site de la Ville dédié au projet. « Au début du 20e siècle, ce ruisseau historique a été enseveli pour y construire à la place des rues et des habitations. Le projet St George Rainway entend réimaginer cette voie d’eau historique en créant des infrastructures écologiques pour capter et filtrer les eaux de pluie venant des rues et des trottoirs adjacents ».

« Ce projet fournira non seulement des services essentiels, comme la gestion des eaux de pluie, mais il constituera aussi une trame bleue et verte unique qui améliorera l’espace public et les rues, et apportera plus de verdure et de biodiversité dans le quartier », indique la Ville.
Ce projet fait suite à d’autres initiatives visant à faire renaître les cours d’eau de Vancouver, notamment à Tatlow Park et Volunteer Park, que nous avions mentionnés dans le Rapport sur les parcs urbains du Canada de 2020.

Idées de l’atelier St George Rainway. Crédit : Ville de Vancouver et Erica Bota

Analyse d’initiatives et de leur impact sur la communauté

De quelles façons les initiatives menées par les organisations communautaires dans des parcs de Montréal peuvent-elles contribuer à l’inclusion sociale des communautés ? 

Dans un contexte de multicrises, ce rapport de recherche explore le rôle des espaces publics, des parcs et des initiatives communautaires dans la construction d’un meilleur vivre-ensemble dans nos villes. 

L’étude porte sur des initiatives menées dans trois parcs : Jarry, Frédéric-Back et le secteur entourant la place Émilie-Gamelin. Elle vise à identifier les pratiques existantes d’inclusion sociale, à comprendre les leviers et les freins rencontrés, et à analyser l’incidence de ces initiatives sur la fréquentation et l’appropriation des parcs par les usager·ères.

Une excellente nouvelle nous parvient de la scène internationale ! Le 10 octobre 2025, lors du World Urban Parks Symposium* à Istanbul, en Turquie, Erika Nikolai, directrice générale d’Ami·es des parcs, a reçu le prix de l’Individu d’exception [Distinguished Individual Award] décerné par World Urban Parks*.

Il s’agit-là de l’une des reconnaissances internationales les plus prestigieuses dans le secteur des parcs et de l’espace public. Ce prix met en lumière non seulement le leadership d’Erika, mais aussi l’impact du mouvement national que notre organisation a contribué à établir au Canada.

Un mouvement national pour les parcs urbains

Fondée à Toronto en 2011, l’organisation s’est développée jusqu’à devenir une organisation nationale bilingue. Elle soutient aujourd’hui des milliers de leaders œuvrant pour les parcs : organisations sans but lucratif, personnel municipal et groupes citoyens. Notre vision est simple, mais ambitieuse : nous imaginons un avenir où chaque personne au Canada a accès à des parcs de qualité, et où les citadin·es et la nature s’épanouissent pleinement.

Pour y parvenir, nous offrons renforcement des capacités, financement, recherche et formations.Guidée par les principes de réciprocité, d’équité sociale et d’intégrité écologique, notre organisation participe à la création de parcs urbains vivants, inclusifs et résilients partout au Canada.

Comme l’a dit Erika lors de la remise de son prix :

« C’est un grand honneur de recevoir le prix de l’individu d’exception. Cette reconnaissance reflète non seulement mon travail, mais aussi l’engagement de notre équipe, la passion des leaders des parcs que nous soutenons, ainsi que l’implication de nos partenaires et bailleurs de fonds. Je suis fière d’accepter ce prix au nom de tous les membres d’Ami·es des parcs et de notre réseau, qui contribuent à rendre nos villes plus fortes, plus connectées et inclusives. »

Erika Nikolai, directrice générale, Ami·es des parcs

Célébrer les parcs de notre réseau

C’est également une immense fierté que deux parcs canadiens de notre réseau reçoivent la reconnaissance internationale de WUP@10.

  • Le parc régional de Meewasin Valley* (Saskatoon), lauréat du prix Grand parc urbain [Large Urban Park Award], est salué pour son leadership en matière de conservation et d’intendance environnementale, et pour ses initiatives favorisant le lien entre les personnes et la nature.
  • Le parc R.V. Burgess* (Toronto), lauréat du prix Parc de quartier [Neighborhood Park Award], est reconnu pour ses programmes communautaires et son approche accueillante et inclusive des espaces verts urbains.

Trois personnes marchant dans une plaine à l'arrière-plan, avec un panneau d'accueil de parc au premier plan
Parc régional de Meewasin Valley. Crédit : Meewasin Valley Authority

Ces distinctions illustrent la force et la diversité du réseau d’Ami·es des parcs. Des grands espaces régionaux aux petits parcs de quartier pleins de vie, tous jouent un rôle essentiel pour renforcer la cohésion sociale, la qualité de vie et la résilience de nos villes.

Nous aimerions aussi féliciter chaleureusement la Ville de Toronto qui a reçu le prix du nouveau projet de parc d’exception [Award of Outstanding New Park Project] pour le parc Biidaasige*. 

Plusieurs photos d'un parc avec une rivières et la skyline de Toronto en arrière plan
Événement d’inauguration du parc Biidaasige, Toronto.

Pourquoi est-ce important ?

Des prix comme ceux-ci nous montrent que le travail accompli dans les parcs – qu’il se fasse dans les quartiers ou à l’échelle des villes – est reconnu à travers le monde. Ils soulignent également l’importance de la collaboration : nous accomplissons davantage lorsque nous unissons nos forces.

Cette reconnaissance internationale nous remplit de fierté et nous encourage à poursuivre sur notre lancée. C’est pourquoi nous continuerons de soutenir les remarquables leaders et groupes citoyens à travers le Canada et transforment chaque jour nos parcs urbains.

Il a été prouvé que les grands parcs urbains du Canada jouent un rôle dans la santé des écosystèmes et dans la cohésion sociale, des facteurs déterminants pour la prospérité des villes. 

Entre 2021 et 2025, le réseau grandissant de Parcs Cœur vital, présent d’un océan à l’autre, a évalué son impact sur les individu·es et sur l’environnement. Il a démontré que le fait de prendre soin de la terre — en éliminant les espèces envahissantes, en plantant des espèces indigènes, entre autres – avait des effets positifs sur la santé mentale et physique des bénévoles participant à ces activités. 

Les Parcs Cœur vital ont également montré l’importance capitale de leur travail pour les villes qui les abritent. La grande majorité des services des parcs des municipalités canadiennes font face à un manque de ressources financières et humaines et sont sollicités pour traiter des enjeux sociaux plus larges, pour lesquels ils se sentent mal équipés (RPUC de 2024). Parallèlement, les Parcs Cœur vital et leurs bénévoles génèrent une valeur économique significative pour les grandes municipalités canadiennes, soutiennent le personnel municipal et allègent la charge des services sociaux et de santé traditionnels en offrant des espaces favorisant le bien-être et la cohésion sociale des résident·es.

Grâce au travail infatigable de nos partenaires des Parcs Cœur vital, il est évident que ces espaces sont essentiels pour les personnes vivant en ville : ils rapprochent les voisin·es entre elleux et à la nature, et offrent des solutions pour rendre nos villes plus agréables à vivre.

Infographie

Découvrez comment les initiatives d’intendance impactent les écosystèmes, les participant·es et les services municipaux.

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Tout grand projet de parc public commence par une grande idée, et souvent un petit coup de pouce financier pour la concrétiser. 

Si votre groupe œuvrant pour un parc rêve de créer un nouveau jardin pour pollinisateurs, d’organiser un festival artistique ou même d’embaucher une nouvelle personne pour gérer l’organisation, obtenir une bourse peut être d’un grand soutien pour réaliser et soutenir vos ambitions.

Toutefois, remplir une demande de bourse peut sembler un peu intimidant. Voilà pourquoi nous avons élaboré ce guide afin de vous accompagner à travers les différentes étapes, et de vous fournir des conseils utiles et des ressources qui vous faciliteront la tâche. 

Faisons en sorte que votre projet reçoive le soutien qu’il mérite !

Qui octroie des bourses ?

Plusieurs types d’organismes offrent un soutien financier aux groupes citoyens œuvrant pour un parc :

  • Fondations privées : elles disposent d’une réserve d’argent dédiée aux projets caritatifs (souvent spécifiques).
  • Organismes gouvernementaux aux niveaux municipal, provincial et fédéral : ils disposent de services ou de ministères spécifiques (immigration, culture ou environnement) offrant des programmes de bourses.
  • Grandes entreprises : elles possèdent souvent des programmes de bourses liés à leurs objectifs en matière de relations avec le public ou de marketing. 

Voici comment identifier les offres les plus pertinentes pour votre groupe : 

  • Commencez par lire notre ressource sur les programmes de bourses disponibles dans différentes villes*.
  • Renseignez-vous sur les groupes œuvrant dans votre secteur d’activité et situés dans la même région que vous pour savoir qui finance leurs activités. Consultez leur site web, lisez leurs rapports annuels ou appelez-les tout simplement !
  • Demandez à votre entourage si une personne a de l’expérience dans la collecte de fonds et est prête à rechercher des bourses pertinentes pour vous. Beaucoup de spécialistes de la collecte de fonds ont accès à des bases de données recensant des programmes de bourses qu’il n’est pas toujours possible de trouver en faisant une simple recherche sur Internet.

Choisir une bourse

Rédiger une demande de bourse prend du temps et de l’énergie, alors soyez stratégique sur celles auxquelles vous voulez postuler. Examinez attentivement les critères de chaque bourse pour veiller à ce que votre groupe ait une chance d’être sélectionné (ou même de voir si vous avez le droit de poser votre candidature). Vérifiez les informations suivantes :

  • Montant de la bourse : En règle générale, plus la bourse est élevée, plus la procédure de demande est complexe et plus la concurrence est forte. Votre groupe pourrait commencer par une bourse d’un montant plus faible pour se familiariser avec la rédaction d’une demande de subvention avant de chercher à obtenir un financement plus important.
  • Calendrier de la bourse : Regardez les dates indiquées. Aurez-vous le temps de constituer un dossier de candidature complet avant la date de clôture ? Si votre demande est acceptée, les fonds seront-ils disponibles à temps pour réaliser votre projet ?
  • Exigences organisationnelles : De nombreuses subventions exigent que vous disposiez de certains systèmes ou statuts préalablement établis. Par exemple, on pourrait exiger que votre groupe soit une organisation caritative enregistrée, avec un conseil d’administration, pour être éligible. 
  • Cible géographique : Est-ce que vous œuvrez dans la zone couverte par le bailleur de fonds ?
  • Caractère unique de votre projet : Bien que les bailleurs de fonds soutiennent souvent de nombreux groupes travaillant sur une problématique similaire, si votre demande est trop semblable à une initiative financée récemment, ils pourraient la considérer comme redondante. Consultez leur site web pour trouver la liste des projets qu’ils ont financés. Mieux encore, contactez un membre de leur équipe pour demander si votre projet pourrait les intéresser.

Établir votre budget

Tout organisme subventionnaire souhaite savoir si vous disposez d’un budget réaliste et détaillé pour votre projet. Votre budget doit :

  • Dressez la liste de toutes vos dépenses potentielles, en les classant par catégorie. Faites preuve d’exactitude et de réalisme autant que possible 
  • Indiquez la valeur monétaire de ce dont vous disposez déjà, comme les dons, le temps des bénévoles, l’espace nécessaire à l’organisation de l’événement, les services ou les biens.
  • Additionnez ensuite toutes les catégories pour obtenir le montant total nécessaire et la valeur de ce que vous possédez déjà. Si la bourse que vous visez ne suffit pas à couvrir toutes vos dépenses, rédigez un résumé expliquant comment vous comblerez la différence.

Rédaction percutante


De nombreuses organisations méritantes se disputent les bourses proposées. Pour sortir du lot, racontez l’histoire de votre groupe d’une manière convaincante afin de capter l’attention des bailleurs de fonds. Voici nos principaux conseils pour rédiger des textes persuasifs :

  • Adopter le même ton. Commencez par lire attentivement le site web du bailleur de fonds en question pour voir comment celui-ci décrit son travail et son impact. Par exemple, s’il adopte un ton formel et axé sur les données, évitez un langage trop fleuri ou vague dans votre candidature. Ou bien, s’il publie souvent des récits personnels de ses bénéficiaires, envisagez d’adopter une approche plus narrative dans votre demande.
  • Contribuer à ses objectifs. Quel est l’objectif du bailleur de fonds ? Imaginons que vous souhaitez organiser un atelier dirigé par des personnes autochtones visant à identifier les plantes sauvages. Si l’objectif du bailleur de fonds est la durabilité écologique, vous pouvez souligner comment cet atelier permettra aux personnes participantes d’apprécier et de respecter leur environnement. Si son objectif est de renforcer la cohésion sociale et l’engagement civique, expliquez comment l’atelier contribuera à rassembler les gens et à améliorer leur sensibilité culturelle. 
  • Commencer à partir du début. Partez du principe que la personne qui lira votre demande de bourse ne connaît ni votre organisation ni votre projet. Décrivez brièvement l’histoire de votre groupe, son fonctionnement, l’impact qu’il a eu, le contexte social dans lequel vous opérez et l’importance de votre travail.
  • Faire preuve de clarté, de simplicité et de concision. Cherchez à faire passer votre message en utilisant le minimum de mots – et des mots simples. Faites des phrases courtes et pensez à utiliser un vérificateur de lisibilité pour garantir que votre texte soit compréhensible pour tous les niveaux de lecture.
  • Se baser sur des données probantes. Dans la mesure du possible, citez des exemples concrets de ce que votre groupe a déjà réalisé afin de renforcer la confiance dans votre projet. Évitez de parler de ce que vous souhaiteriez voir se produire ou de ce que vous pourriez faire à l’avenir.
  • Démontrer votre engagement en faveur de l’inclusion. Les bailleurs de fonds souhaitent soutenir des projets qui s’adressent à leur public de manière significative. Démontrez comment le travail de votre groupe favorise l’équité, notamment en proposant des programmes qui reflètent la diversité de votre quartier (âge, ethnicité, capacité physique, langue, etc.).
  • Montrer les effets durables. De nombreux bailleurs de fonds voient leurs dons comme des investissements. Ils espèrent que les projets qu’ils financent auront un impact durable après l’octroi des fonds initiaux. Expliquez comment leurs fonds seront utilisés pour renforcer les capacités de votre groupe, par exemple en engageant de nouveaux bénévoles pour soutenir votre travail.
  • Relire, et relire encore. Quel que soit le nombre de fois où vous relisez votre demande de bourse, il est fort probable que des petites erreurs vous échapperont. Avant de transmettre votre demande, demandez à une autre personne de relire ou de corriger votre travail. Demandez-lui de vérifier que la terminologie utilisée est cohérente, et que vous suivez bien les instructions requises par le bailleur de fonds et répondez directement aux questions. Il faut aussi veiller à ce que toutes les pièces jointes et tous les documents requis soient fournis exactement comme demandé.

Bien gérer le refus

Vous avez envoyé votre demande et avez reçu la mauvaise nouvelle : votre projet n’a pas été retenu pour la bourse. C’est décevant, certes, mais n’oubliez pas qu’un « non » peut souvent dire « pas encore ». Si votre demande a été rejetée, contactez le bailleur de fonds pour lui demander de vous faire part de ses commentaires sur sa décision. Il se peut que votre projet réponde mieux aux critères d’une autre bourse, ou bien qu’il manquait un élément que vous pourrez ajouter lors du prochain cycle d’octroi de bourses. 

Célébrer le succès


Hourra, votre candidature a été retenue ! Est-ce qu’on peut sortir le champagne ? Pas tout à fait. Tout d’abord, commencez par :

  • Envoyer un message de remerciement au bailleur de fonds
  • Confirmer comment et quand vous recevrez les fonds
  • Demander si le bailleur de fonds requiert des documents supplémentaires
  • Préciser comment il souhaite être reconnu par votre groupe (en affichant leur logo, etc.)
  • Vérifier les exigences en matière d’établissement de rapports et instaurer un système pour le suivi financier et pour les autres résultats.
  • Sauvegarder tous les documents liés à votre demande de bourse. Cela vous servira de modèle de ce qui a fonctionné et pour votre prochaine demande de subvention.

Maintenant vous pouvez aller fêter ça !

Les événements organisés dans les parcs apportent de la vie dans leur quartier respectif. Ils permettent non seulement de créer une atmosphère plaisante et de rassembler les gens en plein air, mais aussi d’inciter l’engagement civique et la mobilisation des résident·es envers leurs parcs urbains.

Grâce à ce guide, vous pourrez prévoir les démarches nécessaires pour organiser un fabuleux événement dans votre parc.

Choisir les objectifs, le thème et le format de votre événement

Avant d’organiser un événement, il est préférable de commencer par la fin : demandez-vous quelles répercussions cet événement aurait sur votre groupe ? Est-ce qu’il vous permettrait d’attirer de nouveaux bénévoles ? D’obtenir de nouveaux dons pour soutenir votre travail ? De faire venir et de rassembler des résident·es qui n’ont jamais fréquenté votre parc auparavant ?

En clarifiant vos objectifs, vous serez en mesure de choisir le format adéquat de votre événement pour atteindre votre but.

Par exemple, si vous souhaitez attirer de nouveaux résident·es, vous pourriez opter pour un événement familial gratuit en plein air. Si vous souhaitez attirer de nouveaux bénévoles, un ramassage des déchets dans le parc pourrait intéresser de potentielles nouvelles recrues.

Quels que soient le thème et le format que vous choisissez, veillez à ce que votre événement soit accessible et écoresponsable. Avant d’aller plus loin, lisez nos guides sur la manière d’améliorer l’accessibilité et l’inclusivité des événements et de planifier un événement zéro déchet dans votre parc.

Planifier et diviser les responsabilités

En fonction de la taille de votre événement, il pourrait vous être utile de constituer une petite équipe de travail. Ensemble, vous pourriez établir votre plan de travail et diviser les responsabilités.

Réfléchissez à la manière dont votre équipe pourrait représenter les intérêts multiples de votre public. Pour les événements plus importants, songez à inviter des artistes, le personnel d’organisations caritatives ou des responsables de petites entreprises. Ces personnes pourraient apporter leurs perspectives ainsi que des idées d’activités. Pour les événements à plus petite échelle, songez à inviter les résident·es du quartier, les promeneuses et promeneurs de chiens, les parents, les jeunes, les personnes âgées ainsi que celles et ceux qui possèdent les compétences recherchées pour contribuer au succès de votre événement.

Vous pouvez encourager d’autres personnes à se joindre à votre groupe :

  • en promouvant vos réunions dans les centres communautaires et sur les réseaux sociaux;
  • en organisant des réunions à une heure et à un emplacement qui conviennent à tout le monde; en envoyant un sondage pour clarifier les besoins;
  • en établissant une liste de responsabilités à assigner aux résident·es qui ne sont pas en mesure d’assister aux réunions d’équipe.

Après chaque réunion, envoyez aux membres les notes ainsi que les tâches à réaliser. N’oubliez pas non plus de remercier les bénévoles qui donnent de leur temps pour contribuer au succès de cet événement !

Vous souhaitez obtenir davantage de conseils pour attirer et conserver les bénévoles ? Lisez notre guide pratique.

Permis et assurance


Les règles sur l’obtention des permis varient d’une municipalité à l’autre. Dans certaines, si votre événement réunit plus de 25 personnes, vous devrez obtenir un permis ainsi qu’une assurance. Pour servir de la nourriture et diffuser de la musique amplifiée en direct, l’obtention de permis est généralement plus complexe.

Consultez votre municipalité pour déterminer les permis et assurances dont vous aurez besoin ainsi que ce qui est permis ou pas dans votre parc. L’obtention de permis peut prendre entre six semaines et quatre mois, alors veillez à vous y prendre à l’avance.

Établir votre budget

Organiser un événement implique de multiples frais potentiels :

  • Permis et assurances
  • Impression du matériel promotionnel
  • Équipement pour la journée (matériel audiovisuel, tente, table et chaises, etc.)
  • Photographie
  • Décorations
  • Équipement audio
  • Repas pour les bénévoles
  • Lors de l’établissement de votre budget, soyez réalistes et veillez à ne pas sous-estimer vos frais, car vous pourriez avoir des dépenses inattendues. Si vous anticipez des dépenses élevées, demandez à votre entourage de vous prêter du matériel ou de vous offrir leurs services. Vous pouvez aussi solliciter les entreprises locales pour obtenir des dons.

Planifier votre campagne publicitaire

Lors de la création de votre campagne de promotion, pensez à ces questions :

  • Qui voulez-vous atteindre ? Qui sont ces personnes et où sont-elles susceptibles de voir vos publicités ?
  • Votre événement pourrait-il être mentionné dans les médias, par exemple dans un journal ou une station de radio de votre localité ? Lisez notre guide sur la manière d’attirer l’attention des médias.
  • Comment tirer parti des médias numériques (sites web et réseaux sociaux) ? Beaucoup de groupes citoyens œuvrant pour un parc choisissent d’utiliser Facebook pour publier une annonce, de la diffuser dans des groupes locaux et d’identifier des partenaires de leur localité dans leurs publications. Pour plus de conseils sur la création de contenu captivant pour les réseaux sociaux, lisez nos guides sur Comment prendre d’excellentes photos dans votre parc et Créer du contenu intéressant pour Instagram et TikTok. Et n’oubliez pas d’identifier Ami·es des parcs dans vos publications !
  • Pourriez-vous mettre une annonce gratuite dans votre journal ou sur des plateformes en ligne pour promouvoir votre événement le plus largement possible ?


N’oubliez pas les tableaux d’affichage dans votre quartier et le bouche-à-oreille qu’ils suscitent. Songez aussi à recenser les endroits à forte fréquentation pour y accrocher vos affiches, comme :

  • les établissements scolaires
  • les résidences locatives ou condominiums
  • les cafés ou entreprises du quartier
  • les centres communautaires
  • les bibliothèques

Établir le programme de votre événement

La réussite d’un événement dépend souvent de l’établissement de son déroulement détaillé. Ceci comprend toutes les activités qui se passeront avant, pendant et après l’événement. Pensez aux détails suivants :

  • La manière de transporter les bénévoles et le matériel jusqu’au parc et la nécessité d’avoir un véhicule ou pas.
  • Le temps nécessaire pour tout installer.
  • Les places de stationnement disponibles. L’accès en transports en commun. Visez un emplacement accessible avec toutes sortes de modes de transport, et indiquez ces renseignements dans vos supports promotionnels. 
  • La nécessité d’installer de nouveaux panneaux d’orientation pour diriger les gens vers votre événement à leur arrivée au parc.
  • Quelle décision prendre en cas d’intempéries : allez-vous reprogrammer votre événement ? Si oui, quand prendrez-vous cette décision et comment la communiquerez-vous à votre public ?
  • Les dispositions à prendre pour le nettoyage après l’événement (référez-vous à notre guide pour planifier un événement zéro déchet).
  • La présence d’un service de premiers secours sur place. Les dispositions à prendre en cas d’accident ou de blessure.
  • Si le but de votre événement est d’accroître le nombre de vos membres, comment resterez-vous en contact avec les participant·es? Par exemple, aurez-vous une table d’information pour permettre aux gens de s’inscrire à votre bulletin d’information ?

Remercier vos bénévoles

Organiser un événement dans un parc représente beaucoup de travail. Mais l’aide de plusieurs personnes peut faire toute la différence. Pour mobiliser et motiver votre équipe, faites que la préparation de votre événement soit centrée sur l’appréciation de vos membres. Songez à planifier une rencontre dans un restaurant, dans un centre communautaire ou chez une personne de votre groupe après l’événement pour remercier les bénévoles et les membres du comité organisateur.

Reconnaître et célébrer la participation des bénévoles contribuera à les inciter à offrir à nouveau leur aide les années suivantes. Qui plus est, tout le monde aura besoin de décompresser. Cela sera aussi une bonne occasion d’échanger ses impressions sur l’événement !